dimanche 14 juin 2015

Mémoire en cage, Thierry Jonquet

Une jeune fille, victime d'un lourd handicap physique, qui répond au nom de Cynthia, fomente un coup d'état dans la structure d'accueil qui l'héberge. 
La gamine a ses raisons... Et l'arraisonner n'y fera rien. Le sabordage a beaucoup plus de sens dans le cas présent.

Un point de vue qui mérite une attention toute particulière. 
Une théorie du chaos commenté. Un "from scratch" illustré. Une ...  

Le couturier maison fait dans la dentelle. 
Une enquête inédite. Le commissaire Gabelou aux manettes. Les costards sont cousus mains. Made in Picardie. Les petits plats aussi. 
Une plongée dans le grand bain. Les ficelles, du métier, sont tirées, ingérées, digérées, expulsées. 
Les inadapté(e)s de la vie sociale (ou les adapté(e)s) sont en situation de conflit.. 

La liste des inadapté(e)s... ou desadapté(e)s (c'est selon)
Au menu du jour :

Une picarde qui cultive sa posture. 
Une conne et un salaud, main dans la main et les mains dans la m....
Un médecin non représentatif (?)
Une médecine, non représentative (?) également.
Un D... qui se prend pour un médecin (?)
Un être hautement testostéroné  
Des chefs d'entreprises,
Des pères absents,
Des hommes effrayés par les femmes 
Des poches effrayés par l'héritage des anciens
Des hommes de pouvoir,.
Et pour couronner le tout,

Des D. qui s'absentent momentanément.........................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................
Dans ces conditions...

Les thèmes (entre autres) : l'acharnement thérapeutique, l'éducation avec un grand E, l'abus de faiblesse, les relations mère/fils/fille.

Les milieux en cause
Le milieu médical
Le milieu des entrepreneurs
Le milieu des gens modestes
Le milieu des gens molestés
Le milieu des extrêmes

Fait remarquable : une superbe leçon d'entrepreneur (p. 43), digne de l'enseignement dispensé par nos plus Grandes Ecoles (avec un grand GE) qui traitent de ce sujet. Une fierté toujours d'actualité. Engagez-vous qu'ils disaient... 

Même Rimbaud, appelé à la rescousse, a été contraint de se rendre à l'évidence. Ecrire ou ne pas écrire...
On mise sur les écoutes,
On déplore et dénonce des viols sur mineurs...
On pleure tout simplement. En silence.

Le traitement de cette affaire est apprécié par le comité de Direction. Une approche intéressante. Un canon à voix multiples. Le poids ne fait pas la force, et inversement. Du compact. 158 pages maîtrisées.   

Le secrétaire de séance propose une lecture complémentaire. Attention, comme de coutume, pas d'obligation. Tout autre ouvrage sur l'éducation peut faire l'affaire. Ceux de post-guerre 68 sont pas inintéressants... Dans leur genre.  

La lecture associée : Emile ou de l'Education.

Une remarque : certains prénoms restent encore difficiles à porter. 

Bye
Blvd

samedi 6 juin 2015

Tirez sur le pianiste, David Goodis, Down There

- C'est donc qu'il n'y a plus aucun espoir alors blvd ?
- ???


Et une défenestration, une !

Sur le thème : on choisit ses amis mais rarement sa famille... Beaucoup de bave à laver et de valve à régler. 

De la culpabilité en grande quantité. 

Philadelphie 1956. Tout se joue au Harriet's Club. Une sorte de QG pour paumé(e)s. Ou quelque chose, comme qui dirait, d'approchant... 

Une ambiance de fête. 

Le musico de garde y fait d'ailleurs de belles rencontres... Et de moins belles aussi. Tout ne peut pas être tout rose aussi. Ca s'saurait. L'Artiste souffre aussi. C'est dans les gènes et les manuels de vendeurs de rêves. 

En bulk : 

Harriet, Clarisse, Lena, pour les copines.Morris, Heather, Eddie, Turley, un catcheur, l'aîné des Lynn, pour les messieurs. Pas tous des potes. 
On rencontre aussi des géniteurs dépassés. Comme toujours (?).

Les rendez-vous galants se négocient à coup de centimes. Les errances se font de nuit... de préférence, et habituellement par des températures avoisinant les - 20° C. Bataille rangée de boules de neige. Courses de voitures sur verglas. Ball-trap dans les bois.

Pas de fioritures. Pas de gémissements. Une histoire d'enfermement. Une filiation assumée. Une conscription de m.... Un combat d'anthologie entre un pianiste et un catcheur. Les phalanges sont mises à rude épreuve.   Les souris apparaissent et disparaissent. 

Franchement, le moral n'y est pas. C'est d'un triste. 

Eddie, le responsable de tout ce bordel, tente pourtant de garder le contact. Ca turbine sévère dans sa petite têt' de géniedéchu. Une ronde infernale. Les longueurs d'ondes sont dérangées. Comment veux-tu, comment veux-tu ... Une chose qu'on peut pas lui reprocher, c'est son esprit de famille. Ce qu'on ne sait pas, c'est si l'homme est mort... techniquement parlant. En tout cas on peut dire qu'il broye en simultané du sombre, du gris et du noir.

Pour décompresser et permettre de relâcher conséquemment tout se qui peut se relâcher :

Les repas sont préparés dans la cuisine du diable.
Les autorités soupçonnent un trafic de lait de panthère;
Pour l'écoute, on a à dispo Bud Powell et Bill Halley;

Je compléterai avec :
Et puis tiens un deuxième pour la route là aussi

Un dossier solide. Pas facile à aborder du point de vue d'aujourd'hui (imho). Nécessité de régler la radio sur l'onde idoine. Attention quand même aux interférences. Pour amateur avisé. 

Bye 

vendredi 29 mai 2015

Les orpailleurs, Thierry Jonquet

- Salut blʌd, alors tu vas à la rencontre de tes voisins ce soir ?
- Tu te fous de ma eule ? Et pis quoi encore ! Vu les derniers scores affichés sur la porte de ma mairie dernièrement, plutôt crever  me couper une main, oui. Et comme disait mon grand-oncle, maintenant au cimetière, deuxième rangée à droite, si tu veux pas d'emmerdes mon garçon, c'est chacun chez soi et tout se passera bien crois-moi !
- Penses-tu, c'est juste un peu de fièvre ! Une p'tite saignée et il n'y paraîtra plus.
- J'ten foutrai moi de la fièvre...
- Allez te biles pas... Viens chez moi on va faire un hôstopoly en attendant que la fièvre tombe.



- Trousseau !
- J'achète !
- Pitié !
- J'achète...

Au finish :

Pas lu dans jus. Mais le résultat est le même.
Un reportage tout en finesse qui nous rappelle nos droits et nos devoirs. 
Plongée dans l'univers de la CSP+. Une petite bourgeoisie parisienne bien ancrée.
Des mains qui disparaissent. De la viande avariée. Un voyage organisé en Pologne. Des juges et des flics embourbés dans leurs vies. Collaboration européenne. Trafic d'Argès, braquages, tueur en série, vol à la p'tit semaine.
Des enquêtes à choix multiples pour une brigade qui fait le pari de la solidarité. Les nouveaux sont accueillis avec bienveillance. Les anciens font bloc. Les patrons restent patrons.
On parle de transferts. Le tristement célèbre mercato des salauds.Une visite dans les règles de l'Arte.
Une enquête menée de main de maître. Un binôme d'attaquants (Nadia/Rovère) qui fait des étincelles. Des relations pèremère/fillefils. Chacun son bordel. 
Comme si on n'avait pas assez d'emmerdements...

Des références à Coltrane et autres jazzeux, et à Sarah Vaughan. 

Une piqûre de rappel n'a jamais fait de mal à personne... 
A méditer

Bye

P.S. Pour les chercheurs d'or, faudra attendre le dénouement. Patience, ça vaut le coup...



jeudi 21 mai 2015

Dossier clos : l'affaire Philip Marlowe

Nom : Marlowe 
Prénom : Philip
Année naissance : 1939 
Décès : 1959
Lieu de naissance : Santa Rose, Californie 
Sexe : masculin                        
Géniteur : Raymond Chandler (1888 - 1959)
Nationalité : Américain (US)
Taille : 1,80 m
Poids : 75 kgs (±)
Profession : Détective privé
Siège social : 615 cahuenga building
Situation familiale : nd

Signes particuliers : Philip Marlowe a 33 ans dans « The big sleep » il en aura 42 dans « The long goodbye ». C'est un détective privé incorruptible. Ses tarifs sont modestes, et il lui arrive de travailler gratuitement. 
Il habite toujours dans des appartements également modestes. 
Son bureau « minable » est situé au 615 cahuenga Building sur Hollywood Boulevard. Jamais de secrétaire. Toujours une bouteille de whisky dans son tiroir. Il boit modérément et apprécie particulièrement son célèbre Gimlet (moitié gin, moitié citron). 
Ses armes : matière grise et poings, et humour caustique. Utilise rarement les armes à feux. 
Il fait un peu plus d'un mètre quatre-vingts et pèse dans les soixante-quinze kilos. Brun aux yeux marron. 
Il fume pipe et cigarettes. Il est attiré par les femmes de caractère.
Désintéressé et courageux c'est un homme d'honneur qui a le dégoût de l'hypocrisie et le mépris de la bassesse.

Les dossiers en question :
(Première publication pour tous les livres)

1 – Le grand sommeil, 1948                  The big sleep, 1939
     Trad. Boris Vian                              Alfred A. Knopf (New York)
     Gallimard (Série noire n°13)


2 – Adieu ma jolie, 1948                     Farewell, my lovely, 1940
     Trad. Geneviève de Genevraye      Alfred A. Knopf (New York)
     revu par Marcel Duhamel 
     & RenéeVavasseur   
     Gallimard (Série noire n°12)
    
      Trad. revue et complétée par
      Cyril Laumonier dans
      Les enquêtes de Philip Marlowe, 2013
      Gallimard (Quarto)



3 – La grande fenêtre, 1949                            The high window, 1942
     Trad. Renée Vavasseur &                          Alfred A. Knopf (New York)
     Marcel Duhamel
     Gallimard (Série noire n°45)
     
     Trad. revue et complétée par
     Cyril Laumonier dans 
     Les enquêtes de Philip Marlowe, 2013                                                                           
     Gallimard (Quarto)

4 – La dame du lac, 1948                   The lady in the lake, 1943
     Trad. Michèle & Boris Vian           Alfred A. Knopf (New York)
     Gallimard (Série noire n°8)

5 – Fais pas ta rosière, 1950               The little sister, 1949
     Trad. Simone Jacquemont &          Houghton Mifflin (Boston)  &
     Jeanne G. Marquet                        Hamish Hamilton (Londres) 
     Gallimard (Série noire n°64)         
     


     Réed. Sous le titre :
     La petite sœur, 2013
     Trad. revue et complétée par
     Cyril Laumonier dans :
     Les enquêtes de Philip Marlowe,2013
     Gallimard (Quarto)


6 – Sur un air de Navaja, 1954               The Long Goodbye, 1953
Trad. Janine Hérisson & Henri Robillot   Hamish Hamilton (Londres)  1953 &
Gallimard (Série noire n°221)                 Houghton Mifflin (Boston) 1954
     
Réed. Sous le titre :
  The long goodbye, 2013
  Trad. revue et complétée par
  Cyril Laumonier dans :
  Les enquêtes de Philip Marlowe, 2013
  Gallimard (Quarto)

7 – Charade pour écroulés, 1959           Playback, 1958
     Trad. Chantal Wourgaft                    Hamish Hamilton (Londres) &
     Gallimard (Série noire n°515)           Houghton Mifflin (Boston)
     
     Réed. Sous le titre :
     Playback, 2013
     Trad. revue et complétée par
     Cyril Laumonier dans :
     Les enquêtes de Philip Marlowe, 2013
     Gallimard (Quarto)
  
8 – La dernière affaire de Philip          Marlowe Takes On The Syndicate  ou
     Marlowe ou Le crayon                  The Pencil, 1958
     (Nouvelle), 1962                        
     Mystère Magazine (Revue n°172)       London Daily Mail 6-10 avril 1959 &
     Puis dans le recueil de nouvelles :        Manhunt en 1960
     Un été anglais, 1980
     Trad. Jacques Martinache
     Presses-Pocket (n°1909)

9 – La Source aux caniches, 1970                   The poodle springs story
     Inachevé                                                     Inachevé à sa mort le 26 mars 1959
     Trad. Michel Doury                                     publié dans le recueil posthume :
     Christian Bourgois (Lettres I de Raymond    Raymond Chandler speaking
     Chandler)                                                    Hamish Hamilton (Londres) 1959 &
                                                                        Houghton Mifflin (Boston) 1962
                                                                    
     Achevé par Robert B. Parker                      Poodle springs, 1989
     sous le titre Marlowe emménage, 1990        Putnan Berkley group
     Trad. Janine Hérisson     
     Gallimard


                                                                                               
Une contrib' de Dan
Mai 2015 

vendredi 15 mai 2015

Les femmes ne sont pas des anges, Peter Cheney, Can Ladies Kill



Encore une histoire de c.. ? Pas sûr... Une relation épistolaire compliquée. Très Certainement.

C'est Marella, la bourgeoise, qui fait chavirer le navire et entraîne tout le monde à la baille. Par chance, les naufragés ont réussi à remonter sur le pont sains et saufs, mais on déplore malheureusement la fin tragique de la dame. La brigade fluviale a repêché hier soir son corps inerte dans le canal port. Une bien triste nouvelle. C'est la tête docteur qui a le plus souffert. Une infiltration par les narines est la cause la plus probable.
On assiste dès lors à un chassé croisé de première. Des engueulades savoureuses. Des accusations abusives. On sort les flingues. On manipule... Les femmes sont en première ligne. Les hommes juste derrière... Au cas où...

L'intervention des forces spéciales des Etats-Unis d'Amérique s'impose. consécutif à une menace enregistrée préalablement à tout ce bordel. On  dépêche de toute urgence à Burlingame l'agent très spécial Lemmy Caution. Habitué aux gros temps, Lemmy Caution prend le gouvernail. Une progression tout en douceur.

Juste pour recadrer, Lemmy, c'est un sportif, habile, fin, un esprit agile, romantique, dragueur, un peu dragon bleu sur les bords, buveur de bourbon, beau parleur, il fait tourner sa langue, son cerveau et son Lüger autant de fois que nécessaire. C'est à dire souvent pour ne pas dire tout le temps. Il ne rechigne pas à la tâche. C'est le genre de type qui est capable de prendre un avion pour Los Angeles uniquement pour aller tailler une bavette de cinq minutes avec un des protagonistes de l'histoire. Un être évolué. Equilibré. Entier.  Bien dans ses trousers. Limite envahissant.

Au-delà du naufrage, c'est plutôt la tournée du postier qui a tout foutu en l'air. Des lettres qui apparaissent, disparaissent, s'égarent. Réapparaissent. Les manuscrits sont pourtant calligraphiés à l'encre bleu turquoise. Ca excite les neurones de l'enquêteur. 

En vrac : disparition. Mort avant noyade. Extraction de balle. Pain de glace. Avocat véreux. Chinatown illuminée. Les quais des docks de San Francisco sont glissants. Des histoires à dormir debout. Caution avance bélier aux bras. A l'ancienne. On écoute tout le monde. Sans exception. On se formalise pas. On fait des recoupements. Pas de place aux épanchements. Une histoire vaseuse d'adultère. Suspicion de trafic de soie et de substances illicites. On référence Diogène (le Sinope assurément). Pour la forme.    

Qui a dit que les textes anciens ne valaient pas plus qu'un aller-retour de banlieusard ?
Les niveaux sont multiples. Chacun peut adapter son rythme. Pas de méthode globale. Personnalisation de l'approche. Ca peut en rebuter plus d'un. C'est fait pour... Tant que la règle des 80/20 est respectée ça va bien.

et pour la mise en perspective (?)  


bye

jeudi 14 mai 2015

10 - Le sept de coeur, Maurice Leblanc



Un Lupin toujours aussi taquin.

C'est l'ami qui parle.

Sur fond d'espionnage industriel, de négoce de sous-marin en sous-main, de problèmes de sécurité intérieure, d'innovation, de compétitivité, d'infiltration douloureuse, d'exfiltration salvatrice, et de bien d'autres choses encore, notre envoyé spécial sur place nous confirme : 

La banlieue s'enflamme...

On navigue en haute-mer (ceux qui n'ont pas le hauturier vont devoir ramer. C'est ainsi !). On apprend que des immigrants de nationalité suisse de passage à Paris sont venus titiller un célèbre banquier très en affaire et affairé. On apprend simultanément (quasi) que la femme du même banquier est en posture d'échec. Comme toujours dans ces moments de libertés extrêmes, les disparitions sont légions et souvent... inquiétantes. Pour couronner le tout, le service postal de l'époque, très bien organisé sur le papier, fait apparaître ici et là des dysfonctionnements regrettables. Nos sources nous informent que des lettres compromettantes passent de mains en mains et ce, sans paiement de taxes qui vont bien. Le service des impôts est sur le coup.

On assiste par ailleurs à une valse endiablée de représentants de l'ordre et l'on confirme le côté sérieux du sujet en désignant un historiographe de renommée (?). 

Pour apprécier : versez le tout à Neuilly (sur Seine probablement), secouez pendant 30 secondes (pas plus), laissez reposer trois heures max. Et buvez d'une traite, deux heures avant de pisser.

Simple, naïf (?), efficace. Encore un bel exemple de manipulation. 

Blvd

samedi 9 mai 2015

La septième nuit de Venise, Thierry Maugenest

Une décadence annoncée. 
Le raffinement est de rigueur.
La menace est réelle.
Le premier lot gagne un séjour dans une galère de la République
Tout le monde a sa chance
Des places spéciales sont réservées aux moins fortunés
Réfléchissez bien quand même !
Formez-vous z'aux métiers impossibles
Engagez-vous qu'ils disaient...
Les vendeurs de rêves
Ne sont que des vendeurs de rêves...


Les mathématiques à l'honneur
Des équations à plusieurs inconnues
La constante de la laïcité tolérante (?)
On parle d'ingénierie mécanique (triple ?)
et d'espionnage industriel
On rencontre
Des épicuriens
Des soutiens
Des indics
Des diplomates
Un gardien du temps très affairé
Des amateurs de parties fines
Les parties communes sont optimisées
On considère savamment sur le port du masque
Ca cliche pas mal
Les Turcs et les Croates vont devoir encore se justifier
Niveau business
Compétitivité en plein.
Innovation en plus.
La force de l'Histoire
La puissance de l'Expérience
Eternel recommencement
S'il y a quelqu'un sur le pont
Il est prié de souffler un coup de corne de brume,
Si non
Deux coups.
Usant...


- Et concernant l'enquête amico? 
- RAS Dottore Blvd. Una pétite histoire dé montre déréglée. Una courrrse contrrré la montrrre. Il tempo c'est de l'arrrrgent. Quando non hai du pognon signorrre tou ferrrmes ta g..... Lés bandits sont sous lés vérrrous. Tutto a posto grazie. (traduzione en audio-descrizione : tout va bien, merci). La direction ne féra plou de déclaration jusqu'à nouvélle ordre.

Le rapporteur déploie de prodigieux efforts pour transmettre sa passion pour la Sérénissime... Intarissable... Missive bien reçue.. 

Comment est-ce D... possible que nous zot' poches de sang puissions-nous être si différents d'une poche à l'autre bon sang !

S'il en reste un peu, je prendrai bien un petit fond d'âme vénitienne quand même...Celle qu'est derrière la tête de gondole... La celle qu'est pour les vénitiens exclusivement. Merci ! 
Bye Arrivederla

dimanche 26 avril 2015

Exécutions à Victory, S. Craig Zahler, Mean Business On North Ganson Street

Une mutation non désirée dans le Missouri, lorsque l'on est natif de l'Arizona, c'est un peu comme si un(e) Lillois(e) était expulsé(e) vers Marseille ou un(e) Dunkerquois(e) expulsé(e) vers Saint Trop' (ou quelque chose d'approchant) et inversement. Les brusques changements climatiques ne sont pas vraiment favorables pour l'organisme. 
La punition Ultime. 



Bettinger, inspecteur arizonien, doué, laborieux, sans histoires, proche de la retraite (cinq ans quand même !), est dans le collimateur. Une boulette... seulement du point de vue des politiques gradés... Une triste histoire ... On brandit le chiffon crasseux des liens de parentés...Touche pas à la Famille "petit"...

- C't'à moi qu'tu parles ?

Direction Victory. Pas le "Victory City" - la Direction insiste -, la Victory du Missouri (?). Ca touche "les Montagnes". Une sorte de site historique, qui a hébergé en son temps des montagnards et un musée de la guerre. Une ville exemplaire, une ville du futur. Le futur à portée de flingues. La neige et le givre en sus... Les citoyens ont chaussé les moufles, les masques anti-chars et les pass'montagnes...
Une série d'opérations médicales fait jaser dans le comté. Ces opérations sont réalisées à ciel ouvert sans précautions sanitaires. Seule la chaîne du froid est respectée. Pour le reste, "bonjour les nosocomiales !".
Les soldats tombent comme des mouches pigeons. On enchaîne les obsèques. La vie du commissariat de quartier n'est pas de tout repos depuis quelques temps. On s'énerve. On transpire. Un froid s'installe. On s'agite dans tous les sens. On craint pour les siens... et pour les autres aussi. On peut juste dire :

C'est la guerre, mec ! Rien de moins. 

On référence très largement les principes du Ying et du Yang. Les comptes se règlent en général sur le ring... et, quand le temps s'y prête, on sort dans la rue pour lancer des boules de neige et des sarcasmes. On conduit également sur neige et verglas, on se retrouve régulièrement au restaurant chinois, on cachote, on se cache derrière son petit doigt, on regrette pas, ou si peu. On  invoque Jules en permanence (le commissaire ?). La cellule familiale est très soudée. Les enfants se sacrifient (comme d'hab') sans pleurnicher (c'est rare !).

Une expulsion de testo moyen/moyen vers la fin.  C'est qu'on a souffert nous zot'. Ca se termine pas trop mal. L'ammoral(e) est sauvé(e). On survivra c'est sûr et on regardera fièrement devant nous. La famille exaltée. Les artistes sublimé(e)s.

Le Futur est impatient de voir la suite...

Un dossier solide et prometteur.

On couple la lecture avec une étude de Georges Cabanis.

Débat en interne pour l'attribution de la mention "approved by".
Le préposé aux manigances de séance a tranché.
Le vote est reporté au prochain dossier du contributeur.
Séance levée à 11 h 21
Expulsion à 11 h 22
Bye


samedi 25 avril 2015

Dossier clos : l'affaire Didier Valois

Nom : Valois 
Prénom : Didier
Année naissance : 1989 
Décès : 2012
Lieu de naissance : Gramat (Lot) 
Sexe : masculin                        
Géniteur : Joseph Bialot
Nationalité : Français
Formation : Techniques comptables et financières
Profession : comédien, détective amateur
Devise : l'extrême-droite c'est comme l'extrême-onction, la dernière étape avant le cimetière."
Situation familiale : en mains

Signes particuliers : comédien plein de talent mais trop souvent au chômage. Avant de devenir acteur, il était conseiller financier. 
Face à une série de meurtres autour de lui, il devient détective amateur avec l'aide de son ami Philippe Barret dît Neurone, ancien professeur de lettres, puis P.D.G. D'une agence de publicité. Ainsi que D'Ophélie compagne de ce dernier, psychologue. Grande beauté d'un mètre soixante dix huit, ses seins la précèdent toujours de trois secondes avant qu'elle n'entre dans une pièce. Didier a 38 ans au moment de ses enquêtes où se mêlent meurtres, trafic de drogue, mafia, homosexualité, adultère, chantage, vol, commerce de fausses œuvres d'art, etc.

(Première édition)


1 – Un violon pour Mozart, 1989
Gallimard (Série noire n°2184)


2 – Le Royal-Bougnat, 1990
Gallimard (Série noire n°2239)


3 – Les bagages d'Icare, 1991
Gallimard (Série noire n°2259)





Une contrib’ de Dan

Avril 2015

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...