dimanche 17 janvier 2016

Trait bleu, Jacques Bablon

- Je peux donner mon avis ?
- Non Blvd !
La Direction reprend la main :

Trait bleu, Jacques BablonDans ce court roman, le narrateur nous explique qu'il est en prison pour meurtre. Il s'ensuit alors une succession de péripéties, tels que des amours déçus, des altercations vives et douces, des rencontres humaines, des baignades joyeuses dans les eaux vives d'un lac accueillant, des alternances d'états de pauvreté et de richesse, des pique-niques aux allures pastorales, des soirées nocturnes, chaudes et enfiévrées, des cueillettes de fleurs et des bouquets champêtres... L'Amour à chaque pas.

En cent cinquante pages, l'auteur évoque,

le milieu carcéral,
les orientations et les vies contrariées,
les âmes enfoncées dans un fauteuil qui s'épandent parcimonieusement,
les possibles amitiés chaleureuses et sans conditions,
les invitations au travail,
les amours sans retenues de la liberté...

Le narrateur rencontre, au détour d'un chemin boueux, une Rose, une Beth, des gus, un Bob, un Jim, un Pete, des cochons, des poules, des frangins, des orphelins, des morts, des chanteuses et des chanteurs, des voitures, et même un réparateur de voitures.

L'auteur aborde le thème de l'abandon familial. De la démission du père.

Une tentative d'expliquer le chaos.
Pause Citation (Confucius ou Lao Tseu ? La Direction opte pour Confucius) 
Trente rayons convergent au moyeux,
Mais c'est le vide qui fait tourner la roue.   
Les fondamentaux du polar sont respectés : Glock 17 à portée de main, une tentative d'évasion, enfouissement des corps, sorties nocturnes. La bière est prévue, ainsi que le jus de tomate, la soupe le Montrachet, dédié aux grandes occasions.

La Direction

"Un roman noir intense..." qu'ils disent !  
- Le fil rouge sur le bouton ..... Le fil bleu ? sur le bouton ..
- Et le trait bleu alors ?
- Sur le mur ! Passe-moi le biberon de poudre, magne-toi ! Des délais à respecter...

samedi 9 janvier 2016

Une plaie ouverte, Patrick Pécherot


- Ben t'en a mis du temps Blvd pour recoudre cette plaie ?
- C'est que j'ai été obligé de ralentir, figures-toi ! Un texte comme ça... Avec tout plein de mots... tout plein de phrases... tout plein de poésie... tout plein de gens... connus et pas... tout plein d'histoires... tout plein de brouillard... Si on fait pas gaffe, on peut se retrouver rapido dans le décor. Et là crois-moi, ce n'est pas du cinéma.
- M'ouais... En tout cas n'oublie pas d'enlever le clou rouillé qu'est fiché dans le fond, et de nettoyer tout ça avant que les touristes se rendent compte de quelque chose. On a une réputation à préserver. Faut le rentabiliser le tunnel bas de plafond. ka.ˈpis.ʃi ?  


Direct, le reporter nous trace un profilage de Dame Calamity Jane et de Sieur Buffalo Bill (ça fait naturellement grimper l'audience) - un bien triste sort, d'ailleurs, que celui de Big Jane. Il est question également du www wws. La boite à musique joue tranquillement le temps des cerises. 
Un coup de poing d'emblée, évocation de l'activité migratoire, mi-désespoir des poches de sang en exil. Une idée d'Europe émigrée. Une idée de Paris libéré. Des bouts de terres pillées, dévastées, saccagées, enragées, dégagées. Des expulsé(e)s qui reviennent en vainqueur(e)s (?). Sur la frise, on serait dans les environs de la Commune et post, mais sur le terrain on est de l'autre côté de l'atlantique. Un certain Valmont est lancé sur une piste. Un renifleur de première. Incertain Dana dans le viseur. Voyage initiatique à la recherche d'une ombre. On assiste en direct à la création de la Pennsylvanie. 


Et vlan, retour en arrière. Il y a comme qui dirait de la rébellion dans l'air. Un burnout post démocratie républicaine est annoncé. On référence chaudement la Canaille. On poétise, en général les soirs bleus d'été. On côtoie (en toute amitié) la clique de Montmartre et d'autres lieux parisiens chébran de l'époque. On parle de manipulation de l'Histoire (?). On parle de Féminisme même. Madame Michel aux avant-postes. On évoque François Coppée (?). On se bat. On fait des doigts "prussiques". Pas mal de copinage. Destruction d'oeuvres d'art et de l'ortografe (?). La mémoire est en berne. C'est la guerre 'Môssieur". Une guerre moche (?). Les uns contre les autres. Non pas la chanson, Môssieur ! La guerre humaine du peuple des poches de sang.   

On suit Marceau dans son délire. On suit, par la force des choses, ses fantômes.

Niveau business, on assiste aux débuts de l'industrie cinématographique. On visionne Cripple Creek Bar Room. On regarde en loucedé After the Ball de Mélies (interdit au moins de ?).

La fabrique des mythes est en marche. Toute l'histoire des start-up françaises d'hier et d'aujourd'hui est résumée dans ce texte.

Oui, d'autres totems sont brandis, tels que la culture pour tous (?), la musique pour tous (?), l'enseignement supérieur pour tous (tripple?)..., la poussée de la psychanalyse, une technique comme une autre pour contrer les spiritueux. "Paris était une boite à souvenir". De ce côté là, rien ne change. Un vrai parc d'attraction géant. Avec des vrais gens figurants qui ont la particularité de payer leur prestations, et des vrais clients. 

Un mal fou à rentrer dans le texte. Mais alors... Comme au 14, de la rue A. P. : quand la tête est passée... Une énorme émotion. Un relâchement en toute simplicité. Une prise de conscience. L'écriture est sèche et ronde. On se met à lire à haute voix. Une bobine emmêlée démêlée patiemment. 
Un beau texte (imho). 
Il y aura des pertes annonce-t-on. 
Fautrelirealorsencoreetencore.

Si ça peut aider, la direction en doute, les dirigementeurs ont tout prévu. Il y aura comme Un petit air de fête communale à la Gaité et aux Folies. On regrette tant le temps des chinoiseries des bouffes parisiens. 

Une seule certitude dans ce brouillard : c'est l'Hôtel de Police qui remet les choses en ordre. 

L'honneur est sauf !

Ma prescription : on cautérise, quelques jours de repos ferons le plus grand bien, avec de longues marches dans les rues de Paris, si possible aller se recueillir au Père Lachaise deux fois par semaine, et en montant la Roquette, faire une halte en pensant à toutes ces Folies brisées. Le soir on tranquillise stabilise le tout avec du Laud.... une tisane de sauge officinale. Une goutte de Jack est autorisé.
  
Bye

Lecture simultanée
 







mardi 22 décembre 2015

Dossier clos : l'affaire Tom Ripley


Nom : Ripley
Prénom : Tom 
Dit : Mr Ripley
Vrai blaze : Thomas Phelps Ripley
Année naissance : 1955
Décès : 1995
Lieu de naissance : Boston ?  
Sexe : masculin                       
Géniteur : Patricia Highsmith 
Nationalité : Américain (US)
Age : 25 (en 1955 ??? Eh oui ! 7 1 6)
Taille : nd
Poids : nd
Situation familiale : orphelin
Orientation : nd
Profession : aventurier, escroc et tueur
Résidence : nd

Signes particuliers : Tom Ripley est un aventurier, escroc et tueur en série.
Orphelin à cinq ans, ses parents se sont noyés dans la baie de Boston. Il a été élevé dans le Maine par sa tante 
qu'il déteste. 
Son but, vivre comme les riches dans le luxe et la facilité. 
Il a vingt-cinq ans en 1955 et vieillit au cours de la progression des romans. C'est un jeune homme
cultivé mais désargenté, totalement amoral, insouciant, intelligent. Il aime le jardinage, la peinture et l'étude 
des langues, très doué en maths. Il étudie le clavecin. 
Escroc et assassin, il se soustrait toujours à la justice. 
Charmant et agréable c'est un tueur séduisant, un faussaire mais véritable amateur d'art. 
Il est drôle et ironique. 
Sexuellement, c'est l'ambiguïté : « je n'arrive pas à décider si je préfère les hommes ou les femmes, alors je
songe à renoncer aux deux ».
Sa seule philosophie : Tout finit pas s'arranger.

Les dossiers en question : 

(Première publication pour tous les livres)

1 – Monsieur Ripley, 1956                      The Talented Mr Ripley, 1955
Trad. Jean Rosenthal                               Coward McCann, New York
Calmann-Lévy (Traduit de)

2 – Ripley et les ombres, 1970                Ripley Under Ground, 1970
Trad. Élisabeth Gille                                Garden City, The Crime Club,
Calmann-Lévy                                        double day,
(Chefs d'œuvre de psychologie                distribué par Random House, 
criminelle)                                                New York


3 – Ripley s'amuse, 1974                      Ripley's Game, 1974
Trad. Jeanine Hérisson                          Alfred A. Knopf, Garden City, 
Calmann-Lévy                                      The crime club, double day, 
(Chefs d'œuvre de psychologie             distribué par Random House,
criminelle)                                             New York


4 – Sur les pas de Ripley, 1980             The Boy Who Followed Ripley, 
Trad. Alain Delahaye                             1980
Calmann-Lévy                                       Lippincott & Crowell, Garden City,
                                                             The crime club, double day, 
                                                             New York

                                       5 – Ripley entre deux eaux, 1992          Ripley Under Water, 1991
  Trad. Pierre Ménard                       Bloomsbury Publishing, Londres
                                             Calmann-Lévy

   



Une contrib' de Dan
Décembre 1015

dimanche 20 décembre 2015

Puzzle, Franck Thilliez

- Combien tu pètes blvd ?
- 9 !
-   quoi ?

Ilan et Chloé, deux jeunes gens issus de la génération Zalpha très versés dans le jeu - avec un grand JEU-, patientent à l'entrée du célèbre jeu "Paranoïa". Célèbre ? Oui, enfin, principalement parmi les inscrits à la section Loisirs. L'entrée est imminente. Et ça tombe bien. Une bonne nouvelle en apportant une autre, pour resserrer les liens du groupe, le guide organise une sortie en montagne. Départ demain matin à la fraîche. Les retardataires auront un gage...

Le petit groupe s'est formé rapidement. Les places sont limitées. Une petite halte-soirée est planifiée le soir même dans un refuge super-sympa. En toute simplicité et convivialité. On vient les mains vides. Les organisateurs ont tout prévu : draps frais, brosses à dents, linge de toilette, gel douche, crimes crèmes et pâtes en tout genre, changes, outils de visserie, camisoles, chaufferettes sièges branchés sur le 110, caves à température, tempête de neige, hôpital et soins à proximité, etc.

Annonce :

"Mesdames et Messieurs les joueu(r)(se)s, nous vous souhaitons la bienvenue à bord du radeau "Swanessong". Nous espérons que vous êtes bien installé(e)s, car des perturbations sont à prévoir. Vous pouvez rester confiants. Ca peut vous aider. Mais vous pouvez également, si le coeur vouzen dit, croiser les doigts et prier. A ce propos, la Direction informe cependant que les travaux actuellement menés par la communauté des vrais savants sur le sujet ne permettent pas de dégager une théorie solide pouvant être validée par cette même communauté. 

Dommage...  

L'accompagnateur n'est autre que M'sieur Hadès. Virgile Hadès. Qu'est-ce qu'on va se marrer ! Les cygnes ne trompent jamais. On conseille de régler ses dettes petites affaires avant de partir. Le 22 à Asnières ne sera pas joignable. Les lignes sont hors-service.

Comme prévu, très rapidement, on déplore des disparitions dans l'équipe. On fait travailler activement le service des recherches généalogiques. On alluse sur des programmes de santé mentale. Le refroidissement de la planète est en marche. T'es sûr de ce que tu avances ? Certain ! On a même cru à un moment que les pandores allaient mener l'enquête raquettes à la aux pieds.

Le rapporteur du dossier a ouvert le Livre visiblement. Quelques thèmes abordés : addiction au jeu, perturbations cérébrales, enthousiasme sur les symboles... Peurs, doutes... Transvasement. Appâts du gain. Chemins et cheminements. Décalage cérébral. Superposition des cercles. Tests de recrutement 9.0 2.0 ou pas...

Off : la Direction confirme avoir vécu, à ce sujet, dans les années post-guerre pétrolifère des tests d'embauche identiques à ceux proposés par les organisateurs de ce jeu. Des promesses d'emplois dans la vraie vie (?). Sans détailler plus, elle affirme avoir dû faire face à des batteries d'exercices inintelligibles (par elle-même) mais présentés avec un sérieux sans égal, avec tout plein de gens autour à épier les moindres battement de cil des candidats. La Direction avoue penaudeusement qu'elle a échoué. Elle avait déclamé un texte de Boris Vian en guise de leste tête de liste des priorités. 

- Hey blvd, j'ai trouvé une pièce du puzzle.
- Ben garde-la !
- Mauvais joueur...



Et pour compléter, la Direction propose une lecture parallèle... Pas de service après-vente prévu...


Bye

dimanche 13 décembre 2015

Les gravats de la rade, Marek Corbel


- Tu viens Blvd, on va aux Blancs Sablons, la météo prévoit pas mal de vagues. Une aubaine !
- Non, j'ai pas la tête à ça, je préfère aller faire un tour à St-Anne pendant que la mer est basse. Le temps est encore calme (?). C'est sûr, va pas falloir traîner quand même, ça gronde... et c'est tout proche. 
P..... de fièvre !   

Respect de la procédure. Texte lu avant,  rapport rédigé après.

Un dossier complexe. Plusieurs spots sont identifiés au bout du monde. Incendie d'agrément éteint laborieusement à Plougonvelin. Utilisation de la technique dite de "l'enfumage". Une morte, une. A quelques encablures, pêche miraculeuse dans les eaux du port de Brest. Et un noyé, un ! Parité respectée. Tout le monde se frotte les mains. Deux équipes de la maréchaussée sont sur le coup... Une enquête en vrai. Pointilleuse. Boulot boulot. On oublie J.B. le 7ème. Au coeur de l'organisation. Classement, recoupement, vérification... Apéro et plus si affinité avec les collègues de bureau. 
Une enquête² avec immersion dans les couloirs du temps. Une pensée 

interplanétiplanétomarétimarétofaistav
alocherapidoettiretoidlavitesituveuxpas
teretrouverpiedszepoingsliéslafacedansl
caniveausidérosanssavoirpourquoiteslà.

Un remontement dans l'histoire. Plongée dans les geôles de Brest en période de guerre. On confirme qu'à l'époque le chauffage était en option. Enquêtes parallèles. Seul(e) le(a) lecteur(e) est informé(e). Ca serait trop simple sinon. Faut bosser.    

Les âmes complexent, l'écrit les cris compliquent, et les morts expliquent.

On fait une petite visite de courtoisie à Brest downtown "même". On apprend que la rue Guyot était joyeuse, que la classe des travailleurs gronde toujours en silence, mais qu'on sait la mettre en avant autant que de besoin. On écooonomise sur le secteur de la charcuterie. Un éclairage sur la tourmente du pâté  (?). On descend à l'hôpital. Vue sur rien. Calme et sérénité. Besoin de se ressourcer. Retrouver du sens. 
On fait un pont avec Saint-Denis.   

Profilages. Fiches de personnel bien développées. Gros boulot pour le RH.

A la criée : relations père/filles, soeur/soeur, hommes/femmes, collègues/collègues, burnout, chant du barde, dysfonctionnement des Zorganisations présentées. Souffrances, luttes, interrogations, révoltes, les grands faits font les méfaits. On tisse laborieusement les liens humains. Reprise d'études. Les Zêtres chers. La non-permanence des zétats. La famille magnifiée. Apprendre pour savoir. Savoir pour comprendre. Comprendre pour oublier*. Oublier pour apprendre... 
Un poisson, deux secondes (d'après nos Zérodits). Nous zôts, soixante-dix ans (d'après les études et observations de la Direction). 
Sauvons les bannettes, qu'ils disaient, sauvons ce qu'on peut sauver avant la redistribution des cartes ! 
Un dossier pour confirmé(e)s (imho/amha). Qu'on m'initie... ou pas...
kɛ.na.vo


Pourvu que ce ne soit pas trop douloureux !
* la Direction  met à la disposition de ses aimables lecteurs toutes les archives dont elle dispose sur ce sujet.

samedi 5 décembre 2015

Les portes de l'enfer, Harry Crews, This Thing Don't Lead To Heaven


- Une personne à la fois, je vous prie...

- Tu dis ?
- Non.... Rien... Je pense à  tous ces emballages recyclables, à toutes ces chairs malaxées, broyées, épuisées, exsangues... A toutes ces âmes torturées, seules, tristes, errantes... Soutenues par des piquets en bois, acérés, vermoulus... A toutes ces queues interminables qui se forment ici et là... Des fois que ça serait là que ça se passe... Je panse...

Le fil :  ça commence par un tout petit rien, comme toujours. Une femme qui parle couramment l'espagnol courant, chassée de quelque part, qui débarque dans un autre quelque part en Géorgie. A Cumseh précisément. Un village non touché par les emprunts toxiques (?). Ses compétences en magie appliquée lui valent les faveurs du masseur de la région, et ses prétentions de cuisinière lui valent d'être intégrée dans l'équipe du haut.

Entre le haut et le bas. Des femmes et des hommes sont en transit. L'Olympe n'est pas sur la carte. Des morts en pagaille. On cherche un responsable à cette hécatombe. La Direction a une liste de noms mais elle ne préfère pas la diffuser.

(profilage) Le masseur, est un fieffé gaillard. Formé à l'école du circuit et des poings, sa taille est adéquate pour les coups-bas, sa force, sa rudesse, son agilité, sa disponibilité, ses petites attentions, font de lui le champion de la patronne. Elle apprécie.  


Pas de vue sur mer. Un rabais est pratiqué sur les chambres avec vue sur le pavillon. 

Des entremêlements de vies, d'espoir, de pouvoir. La vie, la mort, les rêves, éclosent à l'infini. Difficile de démêler les cheveux chevaux. 

La violence est physique... et morale... et totale. La mort affronte l'éternité (ici). 

Le bureau ferme dans cinq minutes. Pour les miracles revenez demain. Tout le monde baisse les bras, les jambes, les genouS, et la tête, al.. Le D. Commerce n'est pas bien loin. Junior, l'expert immobilier vise le monopole. 

Le rapporteur aime les âmes dépareillées. Simples. Naturelles. Y en aura pour tout le monde. Pas tous à la fois. Mais lui oui. Franchement. Ca ne peut pas être autrement. Son chant sublime l'indifférence la différence. Il épie les vies lasses et pas lasses. Il y a toujours (imho) dans ses textes des hauts et des bas, des collines et des vallées qui s'affrontent et s'allient... Doutes, espoirs, mensonges (il faut bien). Le pouvoir de la chair, des mains. On fabrique des poupées en série. On prie...

Ce passeur a La foi. Avec un grand L.

Problème de communication. Problème d'interprétation. Mondes parallèles. Décalages horaires (?). On n'est pas tous nourris du même grain (pas encore ?). Des millions, des milliards de vies en duplex simultané, parquées sur des planches instables, superposées les unes sur les autres. On sauve nos nantis la planète et on pollue (), encore et encore, l'espace, l'imaginaire, le rêve. Comment feront nos enfants pour s'élever... quand les passeurs de vies auront totalement disparus.

"Ce n'était pas qu'ils refusaient de partir, c'était surtout qu'ils n'avaient nulle part où aller" (p.210)

Du fil à retordre pour les Puristes de l'Enquête.  

Il faudra bien qu'un jour la Direction parle de ça (c'est énervant non ?)
et de ça également
et de ça aussi

P.S. Toute choses égales par ailleurs, je décline la proposition... 


dimanche 29 novembre 2015

Ils savent tout de vous, Iain Levison, Mindreader


A suivre
- Mmmmhhhmmmuuhhjmmm...
- Qu'est-ce tu dis ?
- Je disais juste que...

... la vie de Fared Snowed va est en train de changer. Pour sûr. Mais pas un mot ! Seuls ceux qui savent, le slave se lavent savent ...

Un vrai .ordel en vérité.

Un type en fin de vie est libéré momentanément du joug de la justice pour accomplir son Devoir. Un flic lambda est pressenti pour accomplir identiquement son Devoir. Une chasse à l'homme est organisée dans les rues de New York et de Boston. La rue des petits revendeurs de bricoles est passée au peigne fin. Une enquête de voisinage qui avance tranquille-pépère. Trafic de substances illicites. Born Global. Créez votre petite entreprise qu'ils disaient... Duels au sommet. Les neurones s'emmêlent. Abondance de dits non-dits et de non-dits dits. Une histoire de pictaves tatoués. Des serpents qui se peignent la queue en rouge...

- Parle moins fort Blvd !
-Mais j'ai rien dit encore !

... on est d'accord. Le fil du texte tire un peu sur le bulbe, mais à bien y regarder, si on prend bien la peine de faire une belle raie sur le côté, le sujet est on ne peut plus d'actualité. Juste quelques décalages techniques pour le moment. Les zérudits parlent aujourd'hui de réalité augmentée, mais on est bien parti pour se faire peser le cerveau dès l'expulsion...

- Moins fort, m..... !
- Mais j'ai encore rien dit !

... pas de morale. Pas de culpabilisation. La Une Vérité révélée. Tiré d'un fait réel peut-être (?). Les pointures - les vraies de vraies - sont à bac moins. Peu fiables mais très performantes. Qui en doutait ? Retour à l'essentiel.
Pour les zins, il suffit de savoir parler, lire, écrire, compter, etc.
Pour les zôts, il suffit de savoir marcher, chasser, cueillir, mâcher, fuir, transmigrer, s'exoder, etc.

Au final, un seul objectif : sauver le récipient et son liquide.

- Tu vas la fermer oui !
- Mais j'ai encore rien dit ! Je juste panse.

Un dossier pratique sur la pensée, la /surveillance, l'esprit, la machine...

... le texte est sur  les étals du rayon Littérature. Un signe quand même. C'est du sérieux mon bonhomme. Là, on est rassemblé dans la grande cour - non pas celle où les portes des pissotières ferment jamais - non, celle où pendouille une bannière en haut d'un mât.
.
Pas de remerciements. Pas d'explications post-dossier. Pas de making-off. De bêtisier...

Simple. Efficace.
Imho !

Complément :

A l'usage des intéressé(e)s, il est rappelé tout de même que le Savoir n'est pas synonyme :

de l'avoir
de bavoir
de crachoir
de devoir,
d'espoir
de foir(e)
de germoir
de hachoir
d'illusoire
de jaculatoire
de k (à compléter un jour ou l'autre)
de laminoir
de miroir
de nageoire
d'or noir(?)
de pouvoir
de q (à compléter un jour ou l'autre)
de rasoir
de sautoir
de tiroir
d'urinoir
de versoir
de w (à compléter un jour ou l'autre)
de x (à compléter un jour ou l'autre)
de y (à compléter un jour ou l'autre)
de z (à compléter un jour ou l'autre)


Bye

dimanche 25 octobre 2015

8 - La perle noire, Maurice Leblanc

Tout fout le camp !


Une Comtesse est occise.
Une perle noire est dérobée dans la foulée.
Le personnel de maison est suspecté. 
Ben voyons
!L'aristocratie transpire. On n'est plus en sécurité nulle part.

Je répète :  
tout fout le camp... 
De mon temps... 

Arsène est contraint de faire le boulot de la police... 
C'est-y pas malheureux ! ... Victor en fait les frais.
Mais de quoi se mêleton ? Et de qui se moqueton ?
Dans cette enquête on développe de nouvelles techniques. L'anthropométrie est évoquée.
Pour les inquiets (s'il en est) : 
Ca se termine bien. pour Lupin. Pas peu fier le bougre.
Auto-congratulations
Limite champagne au frais...

Tant qu'il y aura ... :

... des amateurs, il y aura des subtilisateurs voleurs pilleurs
... du pain, il y aura des boulangers
... des poches de sang, il y aura des migrations transfusions
 ... des frontières, il y aura des guerres
... des guerres il y aura des billets
... des billets, il y aura de la monnaie

Tant qu'il y aura de la monnaie il y aura des p...... braves gens
... des vivants, il y aura des mânes,
... des mânes, il y aura l'espoir...

On touche plus à rien.
A suivre : 

Bye  

p.s. et tant qu'il y aura de la mousse il y aura de la bière !




samedi 17 octobre 2015

Cassandra, Todd Robinson, The Hard Bounce

Un compte à régler Boo ?

Boo Malone, de son petit nom William, et son "ami" d'enfance Junior, font les - et donnent et reçoivent - 400 coups nécessaires pour une bonne hygiène de vie. Inside Boston (downtown (?)). Le monde de la nuit. La réglementation est appliquée. On reste à la limite, à bien, voyons voir..., une bonne cinquantaine de pieds du gouffre. Risques mesurés. Pas étonnant quand on connait la triste enfance passée de ces Vrais Messieurs... Toute la difficulté étant de ne pas se faire remarquer.
La Direction ne va quand même pas vous lâcher le morceau comme ça. Tout ce qu'elle peut dire, c'est la crainte qu'elle a pour celles (enfances) à venir quand même.
Je disais donc, ah oui... le monde la nuit.

Les deux amis se mobilisent pour retrouver Cassandra, une fille bien née agée de quatorze ans (détail très important). On enfile le masque et le tuba. Plongée dans les bas-fonds de Boston. Séjour forcé dans l'univers glauque des mondes citadins parallèles. Tout plein de suggestions. De non-dits, dits. Un brossage de poils dans le sens qui convient. Seuls les liquides ingérables sont autorisés (jusqu'à la prochaine interdiction ?). Un texte très présentable au final... Cela dit, ça dénonce sévère. 

On joute : tnemailrap vs oroblram *, 
On boit bière et whishy, parfois whiskey et cherry coke (la célèbre boisson de la planque). 
On joue dans la cour des grands
On tatoue
On kidnappe
On s'appelle par son petit nom (une sale manie (imho))
On rencontre un serpent membré (?) ou inversement...
On rencontre également des femmes bien en chair, des dealers, des cinéastes, des hommes politiques, des hommes qui ne sont ni à droite ni à gauche, ni originaire de Chine, et qui pourtant en sont.   
On part du point A et on va au point B. Ce n'est pas plus compliqué que ça. 
On sait parler aux dames d'aujourd'hui....   
On en apprend un peu plus sur les geeks, notamment sur leurs pratiques alimentaires. 
On croise de temps en temps un petit garçon sous un lit (?).
Et on sauve les chiens...

Baston, planque, filature, coups de pieds dans les partis parties.  Tous les ingrédients sont las.

Un reportage très factuel, de facture facturable.

la cote blʌdʒən : 

Article non repris. Dommage.

Baille.

* La Direction est fière d'utiliser sa nouvelle acquisition : l'outil d'inversion (le même presque que celui utilisé dans les reportages journalistiques diffusés à la télé version image). Un investissement coûteux pour une petite structure comme la nôtre, mais qui devrait être amorti dans les sept cents prochaines années. On ne connait pas encore les effets néfastes d'un tel outil, mais la Direction affirme que ses effets aujourd'hui commencent à donner des résultats très positifs... Il y malgré tout des inconvénients. Qu'on se le dise !  


samedi 10 octobre 2015

Une enquête du Poulpe : nazis dans le métro, Didier Daeninckx

L'enquête n° 007.

Qui consent s... ! Qui cherche trouve... Touche plus à rien... Compression de l'espace temps. Un dossier de quatre-vingt quinze quand même ! On dirait que la pomme est dans le ver... 

Démarrage à Perpignan. Direction Paris. Pied au plancher... Ca se défend... Arrivée sans encombres. Pourtant ça ne dure pas. Le personnage central, André Sloga, écrivain de son état, n'est pas plus au mieux de sa forme ces derniers temps. La clim' peut-être ? La pollution ? On ne sait pas trop... Il semblerait quand même que ce soit la résultante d'un brassage énergique d'un fond vaseux. Un séjour à l'hosto est censé lui faire du bien. Il s'économise. Deux trois mots soufflés au hasard d'une respiration chaotique. Il n'en faut pas plus à Gabriel pour remonter la filière. Faut pas traîner en même temps. Cent cinquante pages, ça file vite. Parole de lecteur. 



Dans cette enquête en région Poitou-Charentes-Aquitaine-Limousin (à remettre dans l'ordre) : 

On considère sur la fragilité de l'atome la tôle - le physique est indemne.
On considère (imho) sur la prise du Paris "populaire" par les zôt'.
On considère sur la sécurité dans les parkingz
On considère sur le poids des livres et de la lecture en général.
On considère sur le journalisme.
On considère sur les supporters filmés à leur insu dans le métro parisien
On considère sur l'aménagement du territoire urbain.
On considère sur les bières désséchantes et celles non ! Pour illustrer on évoque et on goûte la Tinchebray, la Mora Bianca, la Micheline lanbric, la Tsver de Moscou et bien d'autres. 
On considère sur les racines familiales (pour ceux que ça intéresse le rapporteur a balancé le nom de la mère), les racines végétales et les racines carrés.
On considère sur la maladie
On considère sur les PEURS...
break respiratoire  
On apprend que les philosophes "pourraient" être des détectives de l'esprit - certainement un des effets secondaires de l'ingestion de ce breuvage raffiné qu'est le Clos Vougeot. 
On apprend également que le kangourou est l'animal fétiche de Chéryl, la compagne du Poulpe.

Les références littéraires sont balancées en vrac. Tout le monde peut faire son marché.

Le petit plus : cours de numérologie appliquée. Un travail approfondi est réalisé sur les nombres 18 et 88 (?).

Un dossier mal rangé qui dérange. Si ça continue on va pas pouvoir le maintenir à l'air libre très longtemps celui-là. Bon sang d'bon sang. S..... d'p..... ! 

Dernière heure : la Direction confirme. Dans cette enquête/le Clos Vougeot/Cououle à flot. Non les convives ne mangent pas de caviar. Car ça ne se fait pas... Le Gevrey Chambertin est également débouché ainsi que le Chassagne Montrachet.

Et en avant-deux ! Ouverture immédiate d'une petite piquette très réputée dans la famille. Elle n'est pas du meilleur goût mais elle rend toujours joyeux... Passe-moi la coussote Blvd... 
Fi d'loup !

Bye  








samedi 3 octobre 2015

Une enquête de San-Antonio : Macchab Academy, Patrice Dard

Une admiration, une passion, que dis-je, un cultalamère ! Telfèretelmils...

San-Antonio passe un sale quart-d'heure. Félicie ... !!! Fort heureusement, le fils du fils tient bon la barre ! Hisse é ôoooh (2 fois)... San....o..ô ... Si D... (sur l'air de San....ô).  

Le reporter nous emmène faire une petite visite dans l'oeil du PAF. Une inflation de programmes non maîtrisée. Tarifs privilégiés pour amateurs de tueurs en série. Les méthodes sont radicales. Chute de projo, gavage de spectateurs zé téléspectateurs, claques à gogo, berlines de luxe, dont on se fout royalement des émissions de...

Généalogie : on apprend confirme que Sana est le père bio d'une petite fille issue d'une rencontre torride avec une femme de nationalité suédoise.

Mauvaises pratiques : on frappe les décédés (si c'est pas malheureux), on roule en ....

Bonnes pratiques : on s'enfile des rillettes/maroilles pour le start dans les moments difficiles. Suivi d'un Osso bucco façon Félicie en primo piatto e secondo, le célèbre plat de résistance français, et on termine par un café agrémenté de deux sucres et d'une tombée (?) de lait.

Un style littéraire très enluminé. Le conteur prend toujours soin de son électorat. Les enfants sont protégés. La maman fait dans l'étude psychologique, avec un faible pour les ... 

Double innovations : 
- Augmentation du temps de paroles des criminels.
- Utilisation des titres d'émissions de télé pour ouvrir chaque chapitre. 

Le langage de Monsieur Bérurier est toujours aussi fleuri. Peut-être un peu trop ?. Ca ralentit parfois un peu l'action (imho). Mais si peu...

L'Art est sans limite... et c'est heureux. 
Une bonne décompression. Sûrement quelques messages distillés, sinon à quoi bon.

Je vais pouvoir passer à la suite sereinement.
Bye
Blvd

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...