dimanche 9 mars 2014

Le tri sélectif des ordures et autres cons, Sébastien Gendron


- Lu ?
- Lu.
- Et ?
- Hé bé, j'ai perdu mes notes entre la capitale et le château. Voilà tout ! Si quelqu'un les retrouve... qu'il en fasse ce qu'il veut, je n'en ai plus besoin maintenant.

Avertissement : ce dossier n'a pas été lu dans son jus d'origine. L'épreuve visée est un dossier retravaillé, en quelque sorte.Une version corrigée ou "améliorée"...
Complément d'avertissement : après quelques longues et pénibles recherches effectuées ici et là, il apparaît que le dossier en question a déjà fait une portée qui lui permet de solliciter (si ce n'est déjà fait) la carte Famille Nombreuse. Réductions en tout genre. La genèse du discount. On dénombre à ce jour vingt-quatre épisodes...

La contrib' de mémoire :

Aucun doute possible. Le concept écolo, le recyclage, etc., est devenu de nos jours un secteur très porteur, juteux même, qui ne demande qu'à s'exprimer. Et si par mégarde (ou volontairement) on l'associe aux concepts proposés par les visionnaires de la grande distribution et autres discounteurs, à  ce moment précis, je vous assure que là, on frise la folie le génie la ... Et c'est bien ce que Lapelouse, le responsable du chantier a compris. Fier de ses compétences, il se lance dans l'aventure entrepreneuriale.
"Créez votre entreprise", entend-il, ici et là. "Noy.. soyez votre propre patron. Pour le bien de l'humanité et des stat' du chômage".
Toujours ce besoin de vouloir se rendre utile...
Je disais donc que Lapelouse, nouvellement nommé chef d'entreprise, exerce une profession pour le moins insolite. A la limite du réglo. Redoutable dans son approche client, il n'en est pas moins un humain qui essaye de comprendre son prochain. C'est son petit plus. Sa valeur ajoutée, comme on dit dans le milieu.  Tous les ingrédients de la startup sont présents. Innovation, financement, partenariats, profil dirigeant, rupture technologique, surveillance de la profession, les States en embuscade, et j'en passe. L'entreprise s'avère être une véritable réussite. Et c'est là le problème. Ca fait des envieux. En même temps, la concurrence ça a du bon, non ? Oui, mais pour le client seulement ! Ah ?.
Malheureusement il fallait s'en douter (c'est la règle numéro un de l'entrepreneuriat), les difficultés pointent rapidement le bout du nez et s'accumulent joyeusement. On se débat comme on peut. Créanciers, administrations, paperasses, retours clients, SAV, etc.. Difficile de se faire une place au soleil.
Voilà !

Précision géographique : l'action se déroule à Bordeaux centre ville principalement. Des déplacements ont été signalés dans le sud-est et dans la capitale.  

Un dossier qui existe.
La volonté d'entreprendre doit toujours être encouragée.

- Hey Blvd, ça va ? De la fièvre peut-être ? On t'a pas vu hier.
- Ben, c'est que j'ai été retenu par l'anticyclone des Castors.

jeudi 6 mars 2014

La petite écuyère a cafté, Jean-Bernard Pouy


Pitch : deux jeunes se suicident entre Rouen et Dieppe, menottés aux rails du réseau ferroviaire, les clés dans le gésier, pour ne pas être tentés d'échouer. Très pro.
La communauté Dieppoise est soudain plongée dans le coma. Gros coup de pompe... Surtout pour le mécano. Quinze jours d'arrêts (c'est peu !)
Bien installé dans son QG parisien, du côté de la Roquette bastoche, Gab', dit le Poulpe, s'émeut en apprenant la nouvelle. Sans sommations, il prend son baluchon, laisse femme et enfants et troquet et enfile les routes impériales 15 et 16, destination Dieppe. On reste tout de même en 2è classe.
A partir de là, rien ne va plus. On ne maîtrise plus rien. C'est le grand Poulpe qui nous guide. Le Grand Jeu. Enquête de voisinage, principalement du côté de la jeunesse et de la bourgeoisie. Déambulations. Cogitations. Bastons. Réflexions. Doutes. Parties fines (?). Emotions. Emois. Salto arrière ou avant ? Réception miraculeuse. Broyage d'os. Oui vous êtes bien à la Société du Poulpe and Co. Que puis-je pour vous ? Résolution d'énigme. Paiement des arriérés...

dimanche 2 mars 2014

Dossier clos : Monsieur Lecoq


Fiche signalétique :

Nom : Lecoq
Prénom : Monsieur nd
Année naissance : 1865
Décès : 1873
Lieu de naissance : nd
Sexe : masculin
Poids : nd
Taille : moyenne
Géniteur : Emile Gaboriau (1832 - 1873)
Nationalité : française
Adresse : Rue Montmartre Paris France
Profession : Inspecteur de la Sûreté
Signes particuliers : 

jeudi 20 février 2014

Il faut buter les patates, Gérard Alle

 Un dossier qui aborde avec professionnalisme, et donc avec précision, sérénité et bienveillance ( ?), le thème de la lutte des classes dans une société en mal de bien et, inversement... serait le bienvenu (cela dit en passant pour finir la semaine).
Un grand classique.
A ma gauche droite l’équipe A, à savoir,

mardi 4 février 2014

Le tueur se meurt, James Sallis, The Killer is Dying


- T'en penses quoi Blud, de ce dossier ? ... Brièvement...
- Un joli texte vautour autour de l'âme ...
- Ouais... Ca me rappelle un eméop, une histoire de gourde...
- ???

Une souffrance qui ne semble jamais suffisante. Trop volatile souvent. Une nécessité de l'enfermer. La cultiver. La choyer. La magnifier. Voilà ce qu'il faut. Rétro pédalage. Une folle envie de croquer dans la vie à pleines dents. Jusqu'aux pépins de la pomme.
- Arrête Malheureux ! Surtout pas les pépins...

Ah merveilleuse convive qui oblige toujours. Délicat développement de nos capacités comparatives...
Ca faisait un petit moment que je souhaitais évoquer ce soldat, ce brancardier des âmes épuisées, ce descripteur de poches de sang alourdies, ce porteur de bonnes nouvelles.
Sa trilogie traduite chez M'sieur Gallimard est un grand moment (imho) de contemplation et de réflexion.
Attention tout de même. Il est important de prendre toutes ses précautions avant d'entamer la lecture d'un ouvrage tel que celui-ci. Parce que v'la l'ambiance, les amis ! Faut pas être dans une phase dite "descendante". Un briseur d'ambiance comme lui... Rare... Je vous ai prévenu.

Compte-rendu de campagne : l'histoire de quelques âmes prises au hasard (?), toujours étonnées, stupéfaites même, de la permanence du Cycle Sans Fin (CSF). Flics, tueurs, mômes, femmes, mères, poupées, pères, serveuses, médecins, brancardiers, que sais-je ? Un merdier pas possible. Des fins de vies en pagaille. Le e-commerce aux avant-postes. Ca flippe, ça retient, ça file, ça noue et dénoue. P2D ! Et dans tout ce bordel, il y a Chrétien, le tueur en chef, qui se fait doubler (ça me rappelle un Block) au poteau. Mission inaccomplie. La maladie en embuscade. Personne n'est épargné. Forcément. Sinon, ça se saurait... Surtout avec l'internet d'aujourd'hui. Les gosses se démerdent comme ils peuvent. Les femmes sont fortes (comme d'hab' dans ces cas là) et les mecs sont tous petits dans ce vase vaste champ de non-dits. Il y a des types qui règlent leurs comptes. On avance à la va comme j'te pousse...
Un dossier ornithologique en béton.
On apprend que les pigeons n'ont pas de sphincter. Que les girafes n'ont pas de voix, que les chiens voient en noir et blanc et que les hommes ne portent pas leurs c...... à la ceinture. Au mieux dans les baskets.
Un dossier caisses bien documenté. Ford galaxy, buick, véhicule de patrouille, camion de pompier, chevy 55, etc.
Un petit traité de logistique et de vente à distance.
Fil conducteur : la vie des zozios.

Ma position sur ce dossier ? Classement à portée de mains, bien caché quand même pour ne pas risquer de tomber dans des mains fragiles. A exhumer uniquement en cas d'urgence, du genre, crise d'euphorie inexpliquée.

Approved by blʌdʒən


Pour les plus hardis (ne nous trompons pas de dossier) une deuxième lecture s'impose.

Et n'oublions pas : http://blugeon.blogspot.fr/p/plus-dinfos-sur-bldn.html

Pour décompresser : http://www.wat.tv/audio/pierre-perret-majorettes-y4hs_2guvj_.html

Bye
  

samedi 1 février 2014

Dossier clos : l'affaire Dan Fortune

Fiche signalétique :

Nom : Fortunovski aka Fortune
Prénom : Dan
Année naissance : 1967
Décès : 2005
Lieu de naissance : Chelsea, New -York, United States 
Sexe : masculin
Poids : nd
Taille : pas très grand
Géniteur : Dennis Lynds aka Michael Collins
Nationalité : américaine 
Adresse : New-York
Profession : Détective privé
Signes particuliers : 

mardi 21 janvier 2014

Un chien dans la soupe, Stephen Dobyns, Cold Dog Soup


"On se met pas en colère contre le vent, pas vrai"
Réflexion philosophique sur la vie des corps froids. Aujourd'hui l'étude porte sur celui d'un chien décédé dans des conditions effroyables. Ingestion d'anchois. La surdose a provoqué un blocage fonctionnel du côté de la pompe à sang. A noter que le pelage du clebs est rouge... Pour dire...

Pour Jean-Claude Cloud, le recyclage de cadavres est un business comme un autre. Et, j'ajouterai, que pour ce taxi Haïtien, philosophe à ses heures, c'est un véritable chemin... Prendre la route en Plymouth avec ce type, vaut son pesant de peau d'chien. Bouteille de rhum à la main et Bob dans les pavillons, le client du moment, Latchmer, natif de Rochester, ne me contredira pas. Il est propulsé malgré lui, dans les rues de New York. Vitesse illicite, rodéo citadin, rencontres improbables. Les petits métiers ont la vie dure. Les tanneurs à l'honneur. Les laborantins expérimentent. Les cuistots improvisent des recettes alléchantes. Les flics sont écoeurés. Les mômes s'attendrissent. Rien ne va plus. Retour aux sources. Une sombre histoire de dragon. Une contorsionniste manchote qui fait dans la suggestion lubrique. Un raconteur d'histoires de chiens. Evocation du coup de la cocotte-minute. Expérimentations. Dante, Voltaire et leurs guides, nochers d'un soir, jouent aux apprentis sorciers...

A classer à portée de main.

Approuved by blʌdʒən


Merci l'ami.


lundi 13 janvier 2014

Il était une vieille femme, Ellery Queen



Actu


- Hey Blud, c’est quoi cette embrouille de flingues cachés dans les buissons. Ce n’est pourtant pas Pâques que j’chache ?

Invitation officielle chez les Potts. Les rois de la grôle. Poussez pas. Y'en aura pour tout l'monde. Tout à 3,99 $. Une putain de fortune gérée d'une main de fer par la matriarche, une mère qui, comme toutes les mères (?), aime les faibles et hait les forts..
Au dernier recensement, la famille était constituée d'une première portée (la PP), deux fils , une fille, porteuse d'un gène étrange (?) ; de trois mômes supplémentaires issus d'une deuxième saillie, la portée Cornelia-Steve (la CS), qui a respecté semble-t-il le cahier des charges standard en vigueur (?) ; Une mère, ci-dessus présentée et un père (celui de la CS).
Ca c'était avant. Parce que depuis quelques temps,

mercredi 1 janvier 2014

Dossier clos : l'affaire Ed. Cercueil & Fossoyeur


Noms : Ed. Cercueil Johnson et Fossoyeur Jones  
Année de naissance : 1957
Décès : 1984
Sexe : masculin
Géniteur : Chester Himes (1909 - 1984)
Nationalité : Américains
Profession : inspecteurs de police
Signes particuliers : sillonnent les rues de Harlem tous deux vêtus d'un pardessus élimé et d'un chapeau cabossé. Ne passent pas inaperçus. Inspirent le respect et ... la peur.

Les dossiers en question :

1ère Parution en France 
1ère Parution aux États-Unis

1 – La reine des pommes, 1958       For Love Of Imabelle
Trad. de : The Five Cornered          Fawcett, 1957
Square par Minnie Danzas
Gallimard (Série noire n°419)


2 – Il pleut des coups durs, 1958   - The Real Cool Killers
Trad. de : If Trouble Was Money     Avon, 1959
par Chantal Wourgaft
Gallimard (Série noire n°446)

3 – Tout pour plaire, 1959     - The Big Gold Dream
Trad.par Yves Malartic            Avon, 1960
Gallimard (Série noire n°511)

4 – Couché dans le pain, 1959   - The Crazy Kill
Trad. de : A Jealous Man Can't    Avon, 1959
Win par Janine Hérisson &
Henri Robillot
Gallimard (Série noire n°522)

5 – Imbroglio negro, 1960           - All Shot Up
Trad. de : Don't Play With Death   Avon, 1960
All Shot Up par Jane Fillion
Gallimard (Série noire n°601)

6 – Ne nous énervons pas !, 1961 -   The Heat's On
Trad. de Be Calm                              Putnam, 1966
par Jane Fillion
Gallimard (Série noire n°640)

7 – Retour en Afrique, 1964 
Trad. de Back to Africa        
par Pierre Sergent
Plon

Cotton comes to Harlem
Dell, 1966

8 – L'aveugle au pistolet, 1970    Blind Man With a Pistol
Trad. de Blind Man With a Pistol Morrow, 1969
par Henri Robillot - Gallimard (Du monde entier)


9 – Plan B, 1983 inédit aux E.U.
Écrit en 1969
Trad. de Plan B
par Hélène Devaux-Minié
Lieu commun

Une contrib' de Dan
Janvier 2014



lundi 30 décembre 2013

Hypérion Victimaire Martiniquais épouvantable, Patrick Chamoiseau



Désolé pour la livraison tardive. Je reviens tout juste de voyage. Asie du Sud-Est. Indonésie précisément. Une histoire de sous-marin et de SMS… ‘Pouvez pas comprendre !

Pas moyen de s’absenter quelques jours … Alerte sanitaire. Tous aux abris. Encore un cas de burnout à déplorer. Du côté des Antilles ce coup-ci. C’était pourtant bien parti pour le jeune homme (si on est attentif, ça commence toujours bien. C’est après que ça se gâte). Bon encadrement. Suivi scolaire impeccable. Du latin plein la bouche. Une famille amiante aimante.  Une pesante mais juste pression. Un problème de ventilation certainement. Et puis brusquement, changement de météo. Les voiles gonflées à bloc se déchirent. Le mat se brise. La barque chavire. Le vent sifflote un air connu If anything can go wrong, it will happen...

        Eh Blvd, tu pourrais pas nous le faire en français ou en latin. Quelle éducation bon sang ! 
  
C’est que « Nel mezzo del camin’ di nostra vità », un besoin irrésistible de raconter son parcours s’impose. Une sorte de thérapie. D’un sens le bonhomme n’a pas tord. Quand quelque chose reste coincé dans le plafond, il faut tarauder, faire des saignées « avantageuses ». Faut évacuer. Faut drainer. Faut expulser. Faut… Tiens, genre toutes les saloperies accumulées dans l’année. En ressenti, je veux dire. En fin d’année, on prononce la phrase magique. Et hop ! C’est reparti pour un tour de cadran. Et tous les ans ça recommence. Ca prouve que ça fonctionne, non ?

Bon d’accord, dans le cas présent il y a un problème quand même. Le donneur est encore jeune et le précepteur récepteur est ni plus ni moins en train de vivre son dernier jour de boulot. La retraite dans deux heures. Un commandant de la police du quartier. Rendez-vous compte. Sous séquestre.  Un truc de ouf .

Le Jeune est du genre un peu foufou, gourmet, méticuleux, limite pénible. Extravagant. Imaginatif. Jusquauboutiste (?). Il s’est découvert une passion pour la justice, le nettoyage et le lessivage des lieux publics. Il met de l’ordre dans sa taule. C’est la boisson - punch classique - qui a probablement tout fait foirer. Les rencontres aussi. Les doses n’étaient pas aux normes. Perfectionniste comme il est, le gamin n’a pas supporté. L’Ancien, quant à lui, est décontenancé. Bilan pré-mortem. Joyeuses petites bulles qui éclatent dans le muscle cérébral. L’ivresse du grand froid. Où ai-je bien pu ranger ma vie? Les tiroirs s’ouvrent et se ferment. Les extrêmes se rencontrent. Les vies s’entrechoquent. Chacun trouve son compte. Toujours des histoires de relations père/fils, fille/père, père/père, mère/mère, adoption/rejet, intégration/exclusion, passage de témoins, libération...    

L’écriture est bien léchée. Les références nombreuses. Entre autres : Saint John Perse, Aimé Césaire. Le rapporteur s’appuie sur des concepts concrets, notamment la théorie d’Einstein ( ?). Le vocabulaire est poissonneux (ou giboyeux c’est selon !).

Les parcours sont intéressants du point de vue de la science. De nombreuses dénonciations (trop ?) sur les dérives sociétales (trop de dénonciations tuent la dénonciation ? C’est une question).

Ma prescription : une séance active de PNL pendant un mois, à raison d’une heure par jour, et tous les matins, durant quinze jours, un cachet du père Coué à prendre avant le petit déjeuner. Pour régler la consultation voyez mon assistante. On se revoit la semaine prochaine pour ajuster le traitement.
Bye


Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...