jeudi 16 octobre 2014

Le pain des fossoyeurs, Frédéric Dard

Le pain des fossoyeurs...Frédéric Dard...Presses Pocket...
Le pain des fossoyeurs (1956)
Frédéric Dard
Pour illustrer
Il faut se méfier des gens dévoués... 
Les faibles se vengent de leur faiblesse sur ceux qui le sont plus qu'eux... 
Un tiens vaut mieux... 

Dans ce dossier le rapporteur enfile le costard de "coach de vie". En complément, ce grand Saigneur propose gracieusement un petit traité de commercialisation de caisses en bois en milieu carcé. provincial. Du grand art..

Blaise, Germaine et Castain... Un trio comme un autre. Pas mieux pas pire. 
Le Blaise (personnage central) est ce que l'on appelle dans le jargon des bandits nantis, un rechercheur d'emploi. Il travaille pour son propre compte. Un, comme qui dirait, chef d'entreprise, mais en moins soutenu, qui a beaucoup de difficulté à joindre les rester debout. Ce ne sont pourtant pas les qualités qui lui manquent. Mais la misère... C'est la misère !  Enfin, qu'y puissions-nous, nous z'ôt ?... Le Travail et son Contraire ont toujours été, sont et resteront une source inépuisable d'ennuis...

- Faut avancer Blvd !

samedi 4 octobre 2014

Frangins, Patrick Cauvin

Frangins...Patrick Cauvin...Editions le Masque
Frangins (2014)
Patrick Cauvin
- Je croyais que t'étais en pause Blvd !
- Je le suis !

Voir autre chose qu'Argenteuil. Voilà le traître maître mot....

A l'envers : On ne peut pas lui reprocher ça au frangin. Des témoins à vision binoculaire confirment. Le "bad" brother s'est rangé bien sagement sur le bas côté. Pour pas gêner. Respect. Mais forcément, ça ne pouvait pas durer. La bande d'arrêt d'urgence, c'est vingt minutes. Pas plus !!! Et ça le frangin il le savait bien. Quand Max lui a proposé deux millions gratos. Il ne pouvait pas refuser... Et devinez ? Il n'a pas refusé. Ca ne se fait pas. C'eût tété un affront. Et ce n'est pas le genre de la maison. Chez les frangins, les copains c'est sacré.

Dans un tout autre registre, on apprend que de son côté (attention au placement de produit), Mister frangin, le "good" brother, flic désabusé, spécialiste des affaires "people", deale avec la rumeur . Deux affaires en une. Dont une en deux. Si je peux me permettre. 6,90 € le lot. En ce moment on brade pas mal. Ce n'est pas pour déplaire à la direction qui a constaté récemment qu'un racket en bande Administrée appuyait

dimanche 21 septembre 2014

Dossier clos : l'affaire Edouard Magne

Nom : Magne 
Prénom : Edouard
Surnom : Géronimo
Sur-surnom : Doudou
Année naissance : 1972                        
Décès : 1995
Lieu de naissance : nd
Sexe : masculin                        
Géniteur : Jean Amila (1910 - 1995)
Nationalité : français

Signes particuliers : Edouard Magne, dit Géronimo, dit Doudou, est officier de police judiciaire. C'est un flic issu de la mouvance mai 68 à la dégaine hippie, cheveux longs, gilet afghan, chemise à fleurs et sandales. Il se déplace exclusivement à moto. Une Norton 750. Doudou est un flic contestataire, au service des victimes et non des puissants. Il marque une opposition radicale contre les polices parallèles et autres services secrets. Il fustige les journalistes toujours promptes à suivre l'opinion publique plutôt que de chercher la vérité.
Aime les femmes peu farouches, surtout "Mad" sa compagne.

Les dossiers en question :






1 – La nef des dingues, 1972
Gallimard (Série noire n°1468)

Edition originale





2 – Contest-flic, 1972
Gallimard (Série noire n°1501)









3 – Terminus Iéna, 1973
Gallimard (Série noire n°1559)


Une contrib' de Dan
Sept 2014


                         

samedi 20 septembre 2014

Un vent de cendres, Sandrine Collette


- C'est pourtant pas la première fois Blʌd...
- Ben non pourtant...
- Ben alors ?
- Ben je sais pas ce qui s'est passé. J'ai cru bien faire... Tu connais mon côté blʌffleur...

Aujourd'hui nous allons présenter le texte d'une autrice (non ça c'était dans le précédent) auteure qui a le vent en poupe. Un budget à faire craquer le réticule. Démarrage sur les chapeaux de roues. 

Résumé de la situation : fiesta, joie et insouciance, en entrée. Puis vient le temps de la route. Re-fiesta, joie et insouciance. Une vie en décapotable. Aération. Ventilation. Du bonheur en vrac. Ca suinte. Ca dégouline. Ca ...  Lorsque soudain... Plop ! Rideau. Les suiveurs épongent. Tant bien que mal. Faut pas laisser traîner le bonheur. Des fois que...
Changement de décor. 
Vient le temps de la reconstruction... L'homme exploite un petit vignoble (mais pas que), du côté de la Champagne. L'homme est un homme d'affaire avisé. Aucun doute. Pour atteindre ses objectifs de patron il est secondé par un second et fait appel à une main-d'oeuvre qualifiée (?) à de à bas coûts. Durant ses heures perdues, il cultive élégamment une expressive gémellité artistique. Son comportement reste cependant très troublant. 
Quant aux jeunes recrues (non ce ne sont pas des Azerbaïdjanais - enfin pas que je sache), elles sont préposées à la cueillette du raisin (les vendanges pour les puristes). Avant la prédication et la génuflexion dédiée au pied de vigne, on les regroupe religieusement dans l'enclos attenant à la demeure principale. 
Ambiance colo. Sac de couchage. Détente. Vrille. Les petites bulles champenoises y sont pour beaucoup. La bamboche du premier soir. Mais faut pas rêver les jeunes. Ca ne va pas durer. Merci Madame. Bonjour l'ambiance ! 
Disparition inquiétante. Ballade nocturne en forêt. Noyade (?). Premiers émois. Premiers effrois. 

Un thriller. Pas ma tasse de rooibos. Si je peux me permettre. 

Mon commentaire :  b..n écrit,  b...e maîtrise de la langue. Une application de tous les instants. Syntaxe c......e (imho). En tout cas très c............e (rapport à certains rapports). Bons enchaînements, des idées, une action structurée. Blablabla.... C'est une copie intéressante. Bien construite du point de vue des canons de l'éduc'. Intro et conclusion bien léchées... travaillées aux petits oignons. 
Pour ce qui du corps ... L'identification se fait au cas par cas. Vous pouvez vous rapprocher des SRPJ compétentes. A chacun de voir. Si le temps le permet...

- Je reste solidaire. Patron une bière !
- Voilà voilâââaaa !
- Merci bien ! 

samedi 6 septembre 2014

Alice crime, Hurl Barbe


" ! nois-reva'l resrevni tnednetérp iuq xuec suot à ej-non : erid sruojuot ........................................................................................ rion namor nu'd tubéd el tse icec."

Ouf !

Mazette ! Celui-là pour le placer dans une conversation va falloir se lever de bonne heure. Une véritable étonnance. Limite la larme à l'oeil. Indescriptible. Mal de cerveau et tout le tremblement. Heureusement que la flambée prend ce soir (ma caverne est terriblement humide ces temps-ci). Ca réchauffe un peu les boyaux.

Je disais donc : une enquête ...
Une ...
Un ...
Il y a bien longtemps ....
Il était une fois ...
Bonjour Madame Machin ...
Bonjour Monsieur Du....

Bon d'accord. J'ai tout juste rien compris. Si ce n'est qu'un chasseur en série (à confirmer) prenait des photographies de ses victimes avec un 24 x 36. On ne sait pas si il était équipé d'un silencieux. Des changements de lieux en veux-tu en voilà. Des pages sens dessus dessous. Un vrai bordel. Si vous voulez mon avis, va falloir me ranger tout ça les gars... Et que ça saute !

- Y A QUELQU'UN ?
- ...
- Oh puis m..... ! Lu. Je classe.  

Annonce  : si le môssieur (ou la dame) est encore dans les parages qu'il (elle) se manifeste. La direction a deux mots à lui dire. Rien de grave.



Pour en savoir plus (c'est plus complet et mieux dit):
http://www.lelitteraire.com/?p=4811
http://www.action-suspense.com/2014/06/hurl-barbe-alice-crime-ed-gingko-2004.html

Ma  prescription :

vendredi 5 septembre 2014

Meurtres pour mémoires, Didier Daeninckx


L'inspecteur Cadin fait du zèle. Ce flic est un instable (impatiences chroniques probablement). Basé à Toulouse depuis peu, bien connu du 36, il enquête sur l'assassinat d'un étudiant parisien de passage dans la l'ex-cité wisigothe, chargée, comme on le sait (ou pas), d'un récent passé on ne peut plus douloureux.
Le Tué, justement nommé, menait pour sa part une enquête personnelle. Très personnelle...

***

Une enquête dans l'enquête.
Un "cherche bien mon gaillard, tu verras bien ce que tu trouveras".
Une occasion de remuer la vase. Histoire de ne pas revivre le passé (?).
Le meneur exhume des affaires sensibles.
On évoque un massacre en plein coeur de Paris quand même. Non, la communauté italienne n'est pas visée ce coup-ci. ici
On évoque élégamment illégalement négligemment également la rafle du Parc de Versailles.
On allège les dossiers lourds et on remplit les besaces de poches de sang..
Résultat : une pesée des âmes à la hauteur du projet.

Les plus : police scientifique en  action et étude du mouvement situationniste
Les armes utilisées : 9 mm Parabellum, pistolet -chargeur Llama Especial modèle 11, réserve
Les tranferts  : un Paris-Toulouse-Paris-Bruxelles-Paris-Toulouse vite fait bien fait
Les boissons : Gueuse, Krick, Gewurt...
Les petits plats mijotés : anguille à l'escarèche, choucroute (façon Colmart)
Et pour la détente : Pachinko (attention quand même, jouer comporte des risques notamment pour le porte-monnaie. gaffe !)
Le pompon : une référence on ne peut plus obscure à la cote 813
... et bien d'autres références à découvrir.

Du sec, du condensé, du lyophilisé, du contracté.
Un dossier bien ficelé. Personne n'est là pour machouiller l'indigeste. Au lecteur de gérer.
Y a comme qui dirait un goût de 1984 dans nos assiettes.
Peut se manger froid ou réchauffé (c'est toujours meilleur réchauffé (?)).
Voilà.
Bye

mardi 19 août 2014

Billy-Ze-Kick, Jean Vautrin

Dossier : Billy-Ze-Kick
Auteur : Jean Vautrin
Bannière :  Gallimard 
Section : Série Noire
n° : 1674
Corps : Contes et Légendes de la Cité
Campagne :  1974
Devise : Le diable marie sa fille
Date Edition : mai 1974
ISBN : 
Nbre de pages : 249 
Prise de possession : su' l' boulmich' (ein r'montant, trottouère ed' droite)
Lieu :  Paris
Retour : néant
Appel à contribution :  nd
Contribution réelle    :  1,00 €
Début lecture : 13/08/2014
Fin lecture :      18/08/2014
Date d'achat : juillet 2014
Motivation d'achat : une confirmation 
Ancien propriétaire : nd

Le fou coud le temps... Je répète, le fou coud le temps... 

Un plaidoyer pour les poches de sang remisées dans le béton comme des sacs de grains grossiers. En maturation... Les responsables ne sont pas coupables (?). Et inversement (re-?). En espérant que Victor ne pensait pas à cela comme cela. Panser les plaies de nous zôt'... Est-ce bien penser finalement ? 

Les rongeurs s'affûtent les canines. La germination guette. La moisissure (crofule en l'occurence) se propage dans les couloirs du mauvais temps. Une piste aux étoiles sans clowns... Un régiment d'équilibristes en première ligne. Inflation de main-d'oeuvre. On recrute à tous âges. Pour pas cher. Baïonnettes à la main. Baillons (pas) nets sur les lèvres.  Exercice de torture. La tentation d'expliquer apaiser le sentiment d'inexplicabillité.

Le rapporteur amalgame les couches, exhume d'anciennes pratiques qui ne se transmettent pas. Qui s'expulsent. Tartine de béton au petit-déjeuner. Promiscuité. Isolement des regards. Des lois. Des joies...  ! Ici on ne tue pas. On truque. Ici on ne travaille pas, on se vend... Et on se mélange tout. 

Pulsion, passion, tentation, rétention, attention, reptation, délation, délectation...  
Guerre de rues pour les jeunes. Guerre de tranchées pour les plus anciens. 

(sur l'air de ce que vous voulez)
Fabrication en série de tueurs...
   Au plus près de l'enquête
   Que justice soit faite.
On ne compte plus les morts. 
   Au plus près de l'enquête 
   Que justice soit faite.
Tirs sans sommations 
   Au plus près de l'enquête.
   Que justice soit faite.
Les gamin(e)s en première ligne 
   Au plus près de l'enquête
   Que justice soit faite...
Pas de futur sans lendemain. 
   Au plus près de l'enquête
   Que justice soit faite...
Que du bonlheur...

Les z'habitants de la achélème : Julie-la-fête, Peggy Spring, Woolf, Chapeau, Alcide, Juliette, Hippo, Eugène, Edouard, Karapian, Hachère...
Les invités :  Clo, Coco, Gabriel, Bellanger. 
Remerciements particuliers à toutes les âmes qui ont bien voulu accepter de mourir sans contre-partie...
Les boissons : Kiravi, gros plant
Les contenants : fillette, chopine et bouteillon
Moyens de locomotion : 504 et 750
Principale arme utilisée : Buffalo Stand .22 
Les paysages : Banlieue parisienne secteur Nord niveau RN16, Montcuq-Lot (pour la mis en perspective)

Conseil de lecture (en respectant, dois-je le rappeler, toutes les consignes de sécurité appropriées)  : bien installé dans un transat, si possible par beau temps vent force 2 max, au pied d'une tour HLM de dix-sept étages (minimum). Ca permet un certain détachement. Ou un détachement certain. Au choix. Bien sûr, dans ces conditions extrêmes pas d'alcool ou autres substances qui puissent altérer la vision (déjà bien dégradée) et le ressenti (bien dégradé également). S'assurer par ailleurs, d'être hors de portée de jets de frigos ou autres projectiles indésirables

Ce reportage bénéficie du soutien sans conditions du comité de lecture : 

Approved by blʌdʒən


Avis de recherche : oreille droite de brigadier et p. 41:48 (pas de dommages irréversibles)

mardi 5 août 2014

Dossier clos : l'affaire Luj Inferman' et La Cloducque



Nom : Inferman'                                     La Cloducque 
Prénom : Luj
Année naissance : 1971                            idem                         
Décès : 2002                                            idem 
Lieu de naissance : nd                               idem
Sexe : masculin                                         ?                        
Poids : nd                                                 nd
Taille : nd                                                 Grand
Géniteur : Pierre Siniac (1928 - 2002)       idem
Nationalité : français                                  idem

Signes particuliers :

Luj Inferman' : la quarantaine. Silhouette maigre mal foutu. Dégaine insolite, vêtu d'un costume noir élimé trop petit pour lui, écharpe violette, porte des socquettes mauves et sandales blanches éternellement sales. Voix de phono
des années 20. Trimard et traîne-savates qui, malgré sa fainéantise incurable, exerce pas mal de boulots précaires et combines tordues.

La Cloducque : âge et sexe indéterminés. Catastrophe humaine, énorme, toujours avec un pardessus qui lui descend
bas sur les jambes et dont le col reste relevé, durci par la crasse. Porte un chapeau cloche enfoncé jusqu'aux yeux,
pantalon marron à pattes d'éléphant et de lourds croquenots. Trogne épaisse, rosâtre, petits yeux verts cruels, stupides,
et méchants avec un nez très fort, ignoble, couvert de cloques violacées, écarlate. Aux mains gros gants de boxe.
Souffre parfois d'un défaut de la vue : voit trop ou pas assez, il/elle vit sans rien faire.

Luj Inferman' & La Cloducque sont des clochards dégoûtants et vulgaires à souhait, ils voyagent dans des histoires abracadabrantes. Deux monstres itinérants dans des aventures picaresques.

Les dossiers en question :


Première publication :

1 – Luj Inferman' et la cloducque, 1971
Gallimard (Série noire n°1454)

2 – Les 401 coups de Luj Inferman', 1972
Gallimard (Série noire n°1535)

3 – Les 5 milliards de Luj Inferman', 1972
Gallimard (Série noire n°1553)

4 – Luj Inferman' dans la jungle des villes, 1979
Jean Goujon (Engrenage n°12)

5 – Pas d'ortolans pour la Cloducque, 1979
Éditions des Autres


6 – Luj Inferman' chez les poulets, 1980
Gallimard (Série noire n°1795)

7 – Luj'Inferman' ou macadam-clodo, 1982
Nouvelles Éditions Oswald/NEO (Le miroir obscur n°39)


Une contrib' de Dan
Juillet 2014

mercredi 30 juillet 2014

Ethique en toc, Didier Daeninckx, le Poulpe


Le tavernier du XIè fait la conversation ! L'ennui c'est que Gabriel n'écoute pas. Trop occupé à jouer avec le torchon et à écouter la TSF. Aujourd'hui, le fait du jour, c'est un suicidé tout frais de la veille. Comme par hasard, le cadavre est un ancien camarade de conscription du Poulpe. D'emblée, on apprend que le Gab' a fait son bataillon disciplinaire dans la campagne allemande (p't'êt bien qu'on était voisin va savoir. En tout cas on peut dire que les geôles de Landau sont étaient charmantes. Un peu humides si je peux me permettre!) avec le suicidé. Un certain Floric. Une sorte de frère jumeau. On apprend dans la foulée, que le Gab' depuis sa cellularité nous fait régulièrement des poussées de claustrophobie et a une frousse bleue des ponts.

Fouette cocher, la postale n'attend pas !
Et on va où ?
A Lyon, pardieu !

Mise en route : Cheryl, la coiffeuse parisienne, est une sage patiente. C'est son job. Une perle. Quand Gabriel dit "j'y vais",  il y va. Aucune question. Pas de pleurniche. Impressionnant. Il dit juste (presque texto) : je vais à Lyon vite fait, j'ai une course à faire. Je ne serai pas long, garde le gigot au chaud, je rapporte le vin la binouze. C'est cool, non ?

Je disais donc, Lyon. Ses tisserands, ses bouchons, ses PME si actives à l'export, ses vins, sa gastronomie, ses érudits, ses notables, ses bien-pensants... Dans les soubassements, les relations fricotent avec le bas du front. On navigue à vue. Des coïncidences historiques remarquables. Baignade dans le purin de la seconde raclée (ou de la troisième...). La petite histoire rencontre la Grande. Jean Moulin ressuscité pour l'occasion. Le fameux rendez-vous de Caluire. Le passage à l'an 2000 respecte ses engagements. La fin d'un monde ? Pas sûr... Mais pas loin, pour certains. Feu de bibliothèque. Les pisseurs d'alphabet sont malmenés. Les autres aussi. Dégâts collatéraux. Les médications sont du père Zill. Les couleurs à éviter sont le violet et le vert. Chasses à l'homme dans les traboules. Nostradamus à l'affiche. Beaucoup de monde dans les parages. Le poulpe ne sait plus où donner de la tête. Oui, j'ai bien dit tête. Une exemplarité parfaite même dans les lieux de perdition que l'on ne saurait évoquer dans cet espace. On enjambe les corps. Membrator s'explique.Léa s'accomplit. Une belle raclée commandée pour le Poulpe (l'avoinée Lyonnaise). Suicide. Etranglements aux bas résilles. Balles dans le crâne. Des thèmes pas joli-joli.

Le cast : Lea, la ballerine, reine du scrapbooking, Max (son fantôme), Rigalondre (un ancien commissaire)
Zill Dagona (un gentil) ancien de Berliet, propulseur de Liberté, Pierre Floric (le décédé de la première heure, également phobique des ponts), André, Francis, etc.

Les binouzes : Sneider-Pils, Pilsen-Guille, Sing-Sing, Beccary's Pale,
Priest Lager rondelle, to name a few...

On grignote : volaille demi-deuil façon mère Fillioux

Entorse au règlement : vin de Bramafan (va y avoir des sanctions).

Un gros dossier. De la "bonne" saine dénonciation (?).Une façon de garder le contact. Ne rien lâcher... Ne rien garder non plus... Ca alourdit le paco. Classement à vue d'oeil, à côté de la portée du mammifère marin.

Ciao.

dimanche 27 juillet 2014

La traque de la musaraigne, Florent Couao-Zotti


Une progression toute en "verticalité intérieure". 

Sur un rythme de conte africain, le Néguirec (Breton de son état) est pris dans la nasse d'une joyeuse Ghanéenne qui répond (pour l'occasion) au nom de Déborah Palmer. Ladite Déborah, dont on ne saura jamais, soit dit en passant, si c'est une vraie "sèche" ou non (?). Ce que l'on sait par contre, de source sûre, c'est que ses seins sont pleins, zé, fait rare, identiques (?). Allez je reprends :

 Notre breton, pris dans la nasse, se fait trimbaler comme un bl... dans une foire aux fesses qui n'en a que le nom. Un peu troubadour, superstitieux à souhait, trop tendre pour ce monde chaleureux, romantique, plein d'espérance sous les aisselles, son cauchemar africain prend forme tranquillement : tabassage, arnaque, braquage, fille de l'air, ballades en mob dans les rues de Porto novo, pompes poupées à fric, hébergement à risques, enlèvement, prise d'otages, souffrances... On parle d'Afrique Joyeuse quand même ! 

La théorie du "pas en avant" est développé.  
On tire la cargaison complète. Pas de négo possible.
On fait clairon avec des bières "béninoises" principalement. 
Le Rhum-coca est évoqué tel quel.
On apprend que l'érotisme pourrait être le bras armé de la violence.
On porte des toques aboméennes.
On danse le soyoyo
On sert à table poulet rôti, poisson braisé, gibier fumé, riz, couscous, frites et alokos.
Boissons non alcoolisées : boissons gazeuse et décoctions de plante

Pas de relecture planifiée dans le futur. Cote à vérifier.  

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...