dimanche 11 janvier 2015

1 - L'arrestation d'Arsène Lupin, Maurice Leblanc

La naissance d'une âme. Acte fondateur. Le hold-up parfait.

Une petite croisière sur le Provence qui tourne vinaigre. Du beau monde au balcon. Les adeptes du croisiérisme de l'époque, riches et pour la plupart bien nés, tremblent dans leurs culottes. On devise. On mise. On révise. On s'avise. On s'amise...  

Le rapporteur du rapporteur profile à la hache la personnalité du futur célèbre cambrioleur mondain. Le bien nommé : Arsène Lupin. 
Retourneur de cervelet, agile de ses doigts, maître dans l'art du travestissement et rompu aux techniques de la cambriole VIP, Arsène Lupin affiche clairement la couleur avec une désinvolture saisissante. Un embrouilleur de première. Un filou de grands-étages. Il revendique sa position de joli-coeur auprès de ces Dames. Un délicat. Un attentif. Un romantique aussi. Tour à tour confident, ami, et grand-frère. Un brin schizo. Prestidigitateur habile. La terreur des aristos, des bien nés, des bourgeois, grands et petits, des pousses-boutons également, des généreux généraux générés... 

Pour une première apparition "direct live", Arsène Lupin fait plutôt dans le fiasco.  Et c'est bien vu. Un grand homme c't'Arsène. Une graine de sage. La défaite est panachée...  Santé !

Les faire-valoir  : Ganimard, le décoré, représentant de l'ordre, Miss Nelly la flirtée, une lady, la volée, un officier de bord, de même, un marquis, celui de Raverdan, un major, un Italien, barbu, un coupable désigné, Rozaine et tout plein d'autres.

Des thèmes en filigrane : le jugement hâtif, le respect de l'adversaire, la loyauté... et l'amitié. 

La technique est maîtrisée. Des belles phrases à l'ancienne. Fluides. La transmission des télégrammes sans fil est parfaite. Un je dans le je qui confond les esprits. C'est l'ami qui parle.

Bye  

samedi 10 janvier 2015

Dossier Clos : l'affaire Arsène Lupin

Nom : Lupin 
Prénom : Arsène Raoul
Année naissance : 1905 
(pour l'état civil, les pointilleux et ceux que ça intéresse... : 1874)                        
Décès : 1941
Lieu de naissance : Blois
Sexe : masculin                        
Géniteur : Maurice Leblanc
Nationalité : Français
Etudes : classiques Latin-Grec, médecine
Profession : dermatologue, prestidigitateur et ... cambrioleur ! 
Devise : nd
Situation familiale : en mains

Signes particuliers :
Arsène Raoul Lupin est né en 1874 à Blois d'un père 
escroc, professeur de boxe d'escrime et de 
gymnastique et d'une mère de la noblesse. 
Dès l'âge de six ans il dérobe un collier ayant appartenu à la du Barry, vol non élucidé. 
Après des études classiques : Latin-Grec, il se tourne vers la médecine et la dermatologie. 
Parallèlement il s'intéresse à la Prestidigitation. 
A la mort prématurée de sa première épouse Clarisse d'Etigues, il se lance dans la carrière 
de cambrioleur. Arsène Lupin physiquement est une personne plutôt élancé, de belle 
allure et d'une force peu commune. Il possède l'art de se grimer, de se déguiser et surtout, 
il emprunte une multitude d'identités. 
Fort sympathique, charmeur et respecteux des femmes. Il n'aime pas tuer, méprise la loi et 
ridiculise la police. Il videra durant sa longue carrière quantité de musées, de banques et de
 riches demeures, signant ses méfaits de deux mots « Arsène Lupin ». 
Il cache ses trésors dans son repère secret « L'aiguille creuse ». Côté cœur, il épousera 
plusieurs femmes. 
Pendant la guerre de 14-18 on le retrouve combattant au service de la France. La guerre 
finie Arsène Lupin (dit A.L.) n'a plus rien à prouver, il est riche et songe à prendre sa retraite. 
Mais il doit encore défendre sa fortune convoitée par la Mafia Américaine. En 1928 il 
s'installe dans son domaine à Aspremont, près de Nice. Nous avons peu de traces de ce 
qu'il devient lors de cette période. Il apparaît la veille du Front Populaire en compagnie de la 
belle Cora , Princesse de Lerne, son dernier amour.

Les dossiers en question : première fournée (deuxième fournée ici)

Première publication des aventures d'Arsène Lupin dans seize romans 
& tente-huit nouvelles (à l'exception ici des pièces de théâtre).  
En capitales les romans et recueils de nouvelles parus en livre.

1 – L'arrestation d'Arsène Lupin (nouvelle)  
Je sais tout n°6, 15 juillet 1905

2 – La vie extraordinaire d'Arsène Lupin en prison (nouvelle) 
Je sais tout n°11, 15 décembre 1905

3 – La vie extraordinaire d'Arsène Lupin : L'évasion d'ArsèneLupin 
(nouvelle) - Je sais tout n°12, 15 janvier 1906

4 – La vie extraordinaire d'Arsène Lupin : Le mystérieux voyageur 
(nouvelle) - Je sais tout n°13, 15 février 1906

5 – La vie extraordinaire d'Arsène Lupin : 
Le collier de la Reine 
(nouvelle) - Je sais tout n°15, 15 avril 1906

6 – La vie extraordinaire d'Arsène Lupin : 
Le coffre-fort de MadameImbert (nouvelle) 
Je sais tout n°16, 15 mai 1906

7 – La vie extraordinaire d'Arsène Lupin : 
Sherlock Holmes arrive trop tard (nouvelle)
Je sais tout n°17, 15 juin 1906

8 – La vie extraordinaire d'Arsène Lupin : 
La perle noire (nouvelle)
Je sais tout n°18, 15 juillet 1906

9 – Les nouvelles aventures d'Arsène Lupin : 
La dame Blonde (roman)
Je sais tout n° 22 à 27, du 15 novembre 1906 au 15 avril 1907

10 – Comment j'ai connu Arsène Lupin : Le sept de cœur (nouvelle)
Je sais tout n°28, 15 mai 1907

11 – ARSENE LUPIN GENTLEMAN CAMBRIOLEUR (NOUVELLES)
Contient : 1-2-3-4-5-6-7 (le titre devient : Herlock Sholmès arrive trop tard) – 8-10
Pierre Lafitte, 10 juin 1907

12 – Les nouvelles aventures d'Arsène Lupin : La lampe juive (nouvelle)
Je sais tout n°32 & 33, 15 septembre & 15 octobre 1907

13 – ARSENE LUPIN CONTRE HERLOCK SHOLMES
Contient : 9 – 12 Pierre Lafitte, 10 février 1908

Janvier 2015
Une contrib' de Dan
(à suivre...)


 




Les dossiers en question : deuxième fournée 

Première publication des aventures d'Arsène Lupin dans seize romans 
& tente-huit nouvelles (à l'exception ici des pièces de théâtre).  
En capitales les romans et recueils de nouvelles parus en livre.




14 – LES NOUVELLES AVENTURES 

D'ARSENE LUPIN : L'AIGUILLE CREUSE
Je sais tout n° 46 à 52, 15 novembre 1908 au 15 mai 1909
Pierre Lafitte, 15 juin 1909

15 - « 813 »
Le journal, du 5 mars au 24 mai 1910
Pierre Lafitte, juin 1910 
(2 tomes : La double vie d'Arsène Lupin 
& Les trois crimes d'Arsène Lupin)

16 – Les confidences d'Arsène Lupin : Les jeux du soleil (nouvelle)
Je sais tout n°75, 15 avril 1911

confidences17 – Les confidences d'Arsène Lupin : L'anneau 
nuptial (nouvelle)
Je sais tout n°76, 15 mai 1911

18 – Les confidences d'Arsène Lupin : Le signe de 
l'ombre (nouvelle)
Je sais tout n°77, 15 juin 1911

19 – Les confidences d'Arsène Lupin : Le piège 
infernal (nouvelle)
Je sais tout n°78, 15 juillet 1911

20 – Les confidences d'Arsène Lupin : L'écharpe de soie rouge (nouvelle)
Je sais tout n°79, 15 août 1911

21 – Les confidences d'Arsène Lupin : La mort qui rôde (nouvelle)
Je sais tout n°80, 15 septembre 1911

Couverture22 – LE BOUCHON DE CRISTAL
Le journal, du 25 septembre au 9 novembre 1912
Pierre Lafitte, décembre 1912

23 – Le mariage d'Arsène Lupin (nouvelle)
Je sais tout n°94, 15 novembre 1912

24 – Le fétu de paille (nouvelle)
Je sais tout n°96, 15 janvier 1913

25 – Édith au cou de cygne (nouvelle)
Je sais tout n°97, 15 février 1913

26 – LES CONFIDENCES D'ARSENE LUPIN (nouvelles)
Contient : 16-17-18-19-20-21-23-24-25
Pierre Lafitte, juin 1913

27 – L'ECLAT D'OBUS
Le journal du 21 septembre au 7 novembre 1915
Pierre Lafitte, novembre 1916

28 – LE TRIANGLE D'OR
Le journal du 21 mai au 26 juillet 1917
Pierre Lafitte, 1918

29 – L'ILE AUX TRENTE CERCUEILS
Le journal du 6 juin au 4 août 1919
Pierre Lafitte, 1920

30 – LES DENTS DU TIGRE
Le journal du 31 août au 31 octobre 1920
Pierre Lafitte, juin 1921 (2 volumes : Don Luis Perenna 
& Le secret de Florence)

31 – Les huit coups de l'horloge : Au sommet de la tour (nouvelle)
Excelsior du 17 au 22 décembre 1920

32 – Les huit coups de l'horloge : La carafe d'eau (nouvelle)
Excelsior du 23 au 27 décembre 1920

33 – Les huit coups de l'horloge : Thérèse et Germaine (nouvelle)
Excelsior du 28 décembre 1922 au 1 janvier 1923

34 – Les huit coups de l'horloge : Le film révélateur (nouvelle)
Excelsior du 2 au 6 janvier 1923

35 – Les huit coups de l'horloge : Le cas de Jean-Louis (nouvelle)
Excelsior du 7 au 12 janvier 1923

36 – Les huit coups de l'horloge : La dame à la hache (nouvelle)
Excelsior du 13 janvier au 17 janvier 1923

37 – Les huit coups de l'horloge : Des pas sur la
 neige (nouvelle)
Excelsior du 18 janvier au 22 janvier 1923

38 – Les huit coups de l'horloge : Au dieu 
Mercure (nouvelle)
Excelsior du 23 janvier au 28 janvier 1923

39 – LES HUIT COUPS DE 
L'HORLOGE (nouvelles)
Contient : 31-32-33-34-35-36-37-38
Pierre Lafitte, août 1923


40 – LA COMTESSE DE CAGLIOSTRO
Le journal du 10 décembre 1923 au 30 janvier 1924
Pierre Lafitte, 1924

41 – LA DEMOISELLE AUX YEUX VERTS
Le journal du 8 décembre 1926 au 18 janvier 1927
Pierre Lafitte, 1927

42 – L'homme à la peau de bique (nouvelle)
Dans l'anthologie « L'amour selon les romanciers Français »
La Baudinière, mai 1927

43 – Les gouttes qui tombent (nouvelle)
Hachette (Lecture pour tous) octobre 1927

44 – Les douze Africaines de Béchoux (nouvelle)
Hachette (Lecture pour tous) novembre 1927

45 – Le hasard fait des miracles (nouvelle)
Hachette (Lecture pour tous) janvier 1928

46 – L'AGENCE BARNETT 
ET Cie. (nouvelles)
Contient : 43-44-45 et :
47 : L a lettre d'amour du roi George
48 : La partie de baccara
49 : L'homme aux dents d'or
50 : Gants blancs... Guêtres blanches …
51 : Béchoux arrête Jim Barnett
Pierre Lafitte, février 1928



52 – LA DEMEURE MYSTERIEUSE
Le journal du 25 juin au 31 juillet 1928
Pierre Lafitte, juillet 1929

53 – LA BARRE-Y-VA
Le journal du 8 août au 15 septembre 1930
Pierre Lafitte, 1931

54 – Le cabochon d'émeraude (nouvelle)
Les annales politiques et littéraires n°2370, 15 novembre 1930

55 – LA FEMME AUX DEUX SOURIRES
Le journal du 6 juin au 20 août 1932
Pierre Lafitte, juillet 1933

56 – VICTOR DE LA BRIGADE MONDAINE
Paris-soir du 17 juin au 15 juillet 1933
Pierre Lafitte, janvier 1934 (Le point d'interrogation n°33)

57 – LA CAGLIOSTRO SE VENGE
Pierre Lafitte, juillet 1935

58 – LES MILLIARDS D'ARSENE LUPIN
L'auto du 10 janvier au 11 février 1939
Hachette, novembre 1941 (L'énigme n°13)
 Publication posthume

59 – LE DERNIER AMOUR 
D'ARSENE LUPIN
Balland, mai 2012


Une contrib' de Dan
Mars 2015

samedi 3 janvier 2015

Gaspard, René Benjamin


Une lecture paisible qui permettra de méditer jusqu'en 18. 

Un reportage sur la fin d'année naissance d'un monde (?). Une mise en perspective. Plusieurs niveaux de compréhension (encore et toujours). La Direction a hésité mais finalement a décidé de partager (y' a pas d'raison!). Pour laver le corps et la mémoire des oubliés, accrochés, agrippés, humiliés (et que la liste est longue... interminable même), de ceux qui participeront, participent et ont participé à l'histoire. Les ancien(ne)s, les debouts, les assis(es), les allongé(e)s, les nouveaux, les retardataires, les en avance, les "pas-là"... Figurant(e)s anonymes. Volontaires malgré eux. Mutualisé(e)s regroupé(e)s à marche forcée. Un crowfounding de l'Histoire 2.0 dans la Guerricon valley. Et l'affaire est juteuse. Ne vous réveillez pas. C'est déjà plié... 

Un chroniqueur de 1915. Troublé et troublant, ce René, glorifié puis conspué, enfoui dans les profondeurs du néant. A l'instar de cette rivière d'abondance, qui sort de son lit, et répand alentours son eau rougie assombrie par la honte et l'incompréhension, dans les champs de blés assoiffés de pouvoir, de puissance, de fierté et de gloire.

Un reportage triste et sombre, noir et sans espoir. Applaudi dans la confusion béate d'un début de guerre boueux et nauséabond, puis enfoui comme une maladie honteuse. Certains n'y décèleront que joies, enthousiasmes et fanfaronnades... Ca se termine pas trop mal quand même... Non ??!!! Hein ? Quand même... Gaulois diront certois. Parigot diront certo'. Trahison diront certons. Chagrin diront certains...

off : lors d'un entretien que j'ai eu récemment avec Monsieur Confucius (lui-même), il m'avouait du bout des lèvres avoir connu un temps où les historiographe n'hésitaient pas à laisser des pages blanches... 

La guerre chaque jour dans ce monde... Et tous ces matches de football sur la butte et ces chants de Noël dans les plaines n'y feront jamais rien... 

C'est Gaspard qui parle: "Qu'est-ce qu'on est ?... Des hommes prostitués, des moins que rien, de la viande à tuer !"

 L'horreur n'évite pourtant pas de manger ! Bouillons de ferraille aux boutons et médailles.. La réserve est débouchée... Un cru vinaigré... Les majeurs majors sont de la première heure...
Les généreux généraux en embuscade attendent leur heure... Confusion des genres... Pas d'âmes... Juste des Etats... Il suffit de peu de chose...

La Lorraine comme vous ne l'avez jamais vu...
Alençon comme on l'imagine
Un chef calme et un calme-chef
Un cuistot en toc,
Une Grande Gueule,
Un fanfaron gonfaron,
Des morts en pagaille
Des infirmières
Des lits
Des hostos
Des trains
Des 75
Des poches qui se vident
Des menteurs mentors à la tribune...

Seul Stojil dans son bus a pour l'instant résumé parfaitement la situation (imho) ici.
Et si c'est ainsi, brillez pour nous, pauvres Régneurs... Les festivités commencent à peine...

Bonus : une invitation à la méditation (traduction approximative du mandarin d'avant, Lao Tseu probablement à l'issue d'une convention collective)

"Trente rayons convergent au moyeux, mais c'est le vide qui fait tourner la roue" 
Basta !

vendredi 2 janvier 2015

China Export, Patrick Delahais

- Et tu fais quoi là, Blvd ?
- Je fais des sauvegardes massives, j'installe un anti-virus et je règle mon pare-soleil feu. Je sécurise. Because ça va cliquer abondamment dans la Sphère.
- Ah oui ! Et pourquoi ça ?
- Je vais évoquer le "Bon Coin". Le "BON COIN" gamin !
- ...

Le business n'a pas de frontière. Qu'on se le dise. Les règles du jeu sont les mêmes pour tous (?). Quelques variantes persistent cependant, principalement à cause du climat. Sinon tout pareil partout. C'est chacun pour soi...

Rien de tel qu'un bon vieux swing SWOT pour débuter cette nouvelle année. Entre espionnage, contre-espionnage, intox, désintox, forces, faiblesses, menaces et opportunités, l'étude du jour, parisienne avant tout, nous propulse dans un premier temps à l'autre bout de la planète (du point de vue franco français !). 
Voyage au pays merveilleux du sourire, célèbre pour sa délicatesse, son travail précieux de l'ivoire, du jade, de la soie et de l'acier. Pays fabuleux, où le ciel est décrit comme étant abondamment chargé de nuages orangés et bleutés qui ont pour fonction principale de protéger les aimables résidents de ces lieux des rayons nocifs du soleil... Un pays qui suscite l'envie et la gourmandise. La bière y est à l'honneur (ah le doux peuple) dans les négociations amicales et l'alcool aux pétales de roses jaillit des fontaines et emplit les godets des convives. L'alcool de roses est un breuvage très étrange, qui donne d'ailleurs des résultats très surprenants du côté de l'exhalation buccale. Etrangement, point de notes rosées... Surprenant.

Les recrutements sont savamment travaillés. Celui de Théo est remarquable à tout point de vue, mais sûrement pas le plus judicieux. Fraîchement promu chef d'entreprise, il aurait pu, avec un peu d'insistance, faire un probable futur Lebon, jeune chercheur-enseignant en économie, intervenant dans une célèbre GE obscure, affichant au moins un saut en parachute (ou un saut à l'élastique) dans son précédent cursus, et présentant fièrement à toute communauté humaine le résultat de ses non moins obscurs travaux. 
Hélas, ce prince du zinc... et du nickel, ce baron du "Bon Coin" n'est finalement qu'un pauvre bougre. Sujet du monde. Une poche de sang anonyme. Son seul atout est son emplacement. Ce n'est pas rien l'emplacement. La base même de tout bon commerce. 
Ses bureaux sont dans le "BON COIN". Attention, on parle du troquet du XVIIIè. De la taverne de Jean-Louis.  Au "Bon Coin". La BC comme on dit. On est d'accord. Pas de méprise. Pourtant les hasards du commerce sont étranges... Dans cette BC on y trouve de tout. Il n'y a qu'à demander. Des anglais des bourguignons, des norvégiens (à vérifier), des parisiens, une guichetière franco-française, des chinois de Chine et des chinois à Paris. Un bistrotier, une 'tiote gazelle qui travaille régulièrement ses articulations du coude, des girafes (véridique), un ferrailleur, des flics, un privé, des ninjas, une des communautés, des cultures lessivées, lavées, rincées, séchées. Des disparitions, des casses, des journalistes, des princesses... 
C'est la fête quoi. On plonge plain-pied dans l'ère de la globalisation.

Finalement, tout ce petit monde cherche sa place... fini par la trouver... Et c'est heureux ! Quelques ajustements à faire. Ca court dans tous les sens. Les arnaques sont partout. Les enquêtes sont résolues. Laborieusement. On revisite l'Histoire (ou pas). Les clichés sont tenaces.

Mine de rien :
le rapporteur est un fin observateur.
une possible lecture à plusieurs niveaux, fonction des filtres fournis sur le marché. Ca peut gratter parfois, mais
la bonne nouvelle c'est que :
la globalisation va simplifier ce différentiel à terme (ouf !)

Il se peut que :
les amateur(e)s de mondialisation et d'économie apprécient... ou déprécient (en fonction du cours du nickel)
les amateur(e)s de voyages dits "exotiques" se questionnent...
les créateurs d'entreprises y regardent à deux fois avant de se faire a........

En tout cas :
les autres vont faire comme d'hab'... ajuster le falzar ou la combi et faire au plus juste. Va falloir négocier l'année en cours jusqu'au bilan. 


Exceptionnellement, la direction, outre le fait qu'elle se tient à votre disposition pour toute information complémentaire, vous présente ses voeux meilleurs voeux pour cette nouvelle année : joie, santé, sérénité, voyages d'agrément, business fructueux, amour, repos, tranquillité, enfin toutes les bonnes choses répertoriées dans les dicos du monde entier. 
Elle souhaite également une bonne fin d'année pour ses amis chinois, sachant que la nouvelle année débutera seulement le 19 février prochain.     
Bien cordialement,
Blvd

samedi 20 décembre 2014

La fée carabine, Daniel Pennac

- Blvd, convoquez-moi  le 60 du 100 ! J'ai deux mots à lui dire.
- Le 2085 de la série ? Le lauréat de 1987 ?
-Précisément !
- Ok. J'appelle dans la catégorie...
      Poids plume : Benjamin Malaussène
      Poids moyen : Van Thian Veuv' Hô
      Poids lourd : Pastor et... Julie
      Vétérans mâles : les papies Rognon, Risson, Merlan,
      Verdun et Semelle
      Vétérans femelles : les passagères du car conduit par
      un russe-ex-russe russe Stojil et la veuve Hô (bis)

Ca démarre fort. Des chiens épilepses, des mamies tueuses, des femmes volantes... Et puis quoi encore ? Des conseillers, des pères, des julie la sage, des changements de noms (p.263) et une description du Cas Humain (même page). 

Si j'avais su qu'il s'était passé tout ça dans mon quartier, j'aurais mis plus souvent mon beau costume du dimanche.  

Un conte à la blanche-neige. Une petite maison perchée sur les hauteurs de la Roquette. Le Père Lachaise dans le viseur. Un quartier paisible d'ordinaire. De plus, l'air est plus sain... Pas comme en plaine, du côté de la forteresse. En bas on danse encore rue de Lappe et on égorge les vieilles dames. 

Il n'empêche qu'un petit air de Folie règne dans le quartier. Surchauffe dans le logis Malaussène. D'un côté les cogneurs, de l'autre les panseurs. Un bouc émissaire fait l'arbitrage. Un chauffeur de bus pour mémés. La vie enrhumée par un simple coup d'éventail. La différence malmenée... Les flics se transforment en fleurs. Faut pas croire tout ce qu'on nous dit.  Rassemblement Sitting de mamies et des papies. On apprend que les jeunes aiment la mort et les vieux aiment la vie. Une vraie pagaille. Les russes-ex-russes sont navrés. Faut pas se fier aux apparences. Les femmes sont solidaires et attentionnées (y' en a toujours que pour elles me direz-vous !). Les rêves sont brisés. Des conteurs de la vie accrochés à ces rêves brisés. L'amphétamine, des sacs entiers mon garçon. Des sacs entiers... Ca transpire dans les culottes. 

Le parler est beau. La présentation est belle. On côtoie du beau monde. On historise. On touche du doigt le fossoyeur de l'Empire... et même l'inventeur de la Sécu. C'est dire... Voleurs d'armes âmes. Des actions pour les bonnes oeuvres. Tous les musées du monde n'y pourront rien. Comme disait mon grand-père, je cite :"une confiance perdue est perdue à jamais". Point. Et il ajoutait avec un sourire en coin, je cite toujours : "                                                               ". 

Le reporteur ose. Une envie d'un autre journalisme. Cest un guerrier semble-t-il. Il attaque frontalement et simultanément l'industrie pharmaceutique, l'industrie du Crime (?), l'industrie de la Silver Economy (visionnaire ?), l'industrie des Narco-Pratiquants, l'industrie Publique et Politique, l'industrie de l'Industrie... 
Une partition bien maîtrisée. 

Question cuisine : l'auteur nous réchauffe une petite épaule d'agneau façon Montalbàn.
Fiche maladie : bilarzhiose aigüe
Celui qui s'en prend plein la g...... : le re-bâtisseur de Brest

bɔ.nɛ blɑ̃ et blɑ̃ bɔ.nɛ

Ciao 

dimanche 7 décembre 2014

Femmes blafardes, Pierre Siniac

Un dossier chaudement recommandé par un type qui a les bras longs.

Pétage de plombs en règle. Une put... d'équation à résoudre. Un problème de ventilation. Une invasion de tueurs en série. Des morts par omission. Une cargaison d'obsédés sexuels. Mobilisation de grosses légumes. L'affaire Jack l'éventreur revisitée. Des infirmières en colère (et pourquoi non ?). Des Dames attentives syndiquées. Un congrès d'écolos. Les Etats Généraux en alerte. La province passée au peigne fin.

- AlAAAarme ! Tous à son poste ! Toi là-bas, viens voir par ici. Ton nom ?
- Chanfier.
- Je t'ai à l'oeil toi... Si tu crois que ça m'amuse... Finette ?
- Présente !
- Mlle de Chamboise ?
- Présente !
- Clovis Mésange ?
- Présent !
- Madame Echaudoin ?
- Présente !
- Gaston Cantoiseau ?
- Présent !
- Augustine Balpaupoul ?
- Présente !
- Raymond Hurlejaume ?
- Présent !
- Fred Forgesclain ?
- Présent !
- Saint Valbert ?
- Présent !
- Colette ?
- ...
- Colette ? Où qu'elle barrée encore celle-là bon sang, 'va entendre parler du pays ?
- On est jeudi chef !
- Au temps pour moi ! Tous à vos postes ! Je vous fais un résumé de la situation :

Depuis que Chanfier est arrivé dans la bourgade, c'est le bordel - si vous croyez que j'ai pas vu votre petit manège... - les clients ne sont plus "mystère" mais du "jeudi". Ledit jour, les pompiers sillonnent la ville. Lune ou pas lune. On déplore une épidémie à la Faure. Le Grand Prieur le tabellion est évoqué. Le commerce est en circuit fermé. Le huis clos est à ciel ouvert. Ferrage de poissons et manipulation maximale. Le Bien (?) est dispensé par défaut. L'ouvrier est sans pitié. Les coupables sont désignés d'office. Des saltimbanques généralement. C'est toujours le Picard qui morfle - voyez du côté de Villers -

Point positif : on mange bien très bien même. Une préférence pour le lapin chasseur et la potée poitevine.

Référence historique : une histoire concernant les étangs de Hollande (p. 254)
Rappel philosophique : c'est le médiocre qui fait le grand.

Une larmichette versée, une mention spéciale à l'évocation de la ville de Marans. Sa fanfare, ses majorettes et son camp de réfugiés sur les bords du canal.

Ca branle pas mal en moment et c'est tant mieux ! Un dossier à ne surtout pas rater. Remerciements à l'adresse du concerné. Classement à très portée de mains.

Approved by blʌdʒən


  

samedi 6 décembre 2014

Les enfants du massacre, Giorgio Scerbanenco, I ragazzi del massacro


"- Plutôt crever (encore !!!), que de retourner à Beccaria !"
Le texte est de Giorgio Scerbanenco, les décors sont de Filarète et Solari. La traduction est de Roland. Le brouillard qui surgit ici et là est dû à... Des problèmes d'aération probablement... Une forte odeur d'anis lactescent.
Le thème : onze gamins, enfermés dans une salle de classe, violentent et massacrent une instit'. Une profession qui se dégrade de jour en jour. La victime est plutôt en piteux état.  Aucun des gamins n'est responsable (sans blague...) Evidemment. Nous sommes en présence d'un whodunnit extrêmement complexe. Du boulot pour la maréchaussée milanaise. C'est parti. Duca Lamberti sonne la charge. Ce flic milanais, ex-taulard, ex-assassineur bienveillant, sensible, buveur émérite (?), avec une petite préférence pour le marc, mène l'enquête. Réputé pour ses méthodes violentes (?), il est convoqué chez Càrrua (attention à la prononciation, visez l'antépénultième !), le dirlo de la Maison. Une mesure préventive. En effet, le Lamberti, sous ses airs relax, ne fait pas dans la dentelle. Ou plutôt si. Non. Si. Un ciseleur. Tout en finesse. Du travail d'orfèvre. On parle même d'horlogerie dans le courant de l'enquête, c'est dire.

off : Lamberti, pour le cadrer, c'est un grand maigre, qui fume (veinard) des Nationales, qui conduit pas, qui prend des décisions, des vraies, qui assume, et qui peut prescrire, en toute illégalité, en cas de besoin, une ordonnance médicale. Relatif à son passé pesant. Il ne tue pas plus. S'interroge beaucoup. Duca Lamberti est ce que l'on pourrait appeler dans le jargon, une teigne, un crampon, mû par un engagement moral viscéral. La justice à tout prix. Honneur et dignité en embuscade. 

Dans l'autre camp, celui des méchants, il y a les gosses. Pas fins du tout. Enfin pas tous. Normal. En construction. Eux, s'enquillent de l'anis lactescent et d'autres substances illicites. Des cas dits "sociaux". Treize / dix-huit. La tranche aimable.

On rencontre un max de donzelles. Des qui conduisent. Des qui suent. Des qui ruent. Des qui tuent. Des qui pleurent. Des qui cajolent. Des qui....
Ca manipule à tour de bras. Le groupe des âmes adultes dans la ligne de mire. 
Brimades. Harcèlement. Adolescence. Souffrances. Incompréhensions.
Attention aux sujets sensibles. Eloignez les enfants. L'Educ', le journalisme, l'honnêteté, l'alcoolisme, la toxicomanie, la peine de mort, la Mission, le Devoir (?), la mortalité infantile, mise en perspective du Genre, relations père/fils/fille, fratrie, et j'en passe...
On note que pauvre et vieux riment souvent avec vrai.
On évoque la bohème milanaise. Oui, je parle bien de la fameuse Scapigliature (attention encore à la prononciation, bien mouiller le l). Les poètes sont saturés de coke (?). Le adultes font des pauses chez le marchand de vin tandis que les jeunes vont au Tabac pour acheter du sel. Cougarisation galopante. Les fauves sont lachés. 
On évoque Cavour plutôt que Garibaldi (une préférence de connaisseur. Apprécier à sa juste valeur).
Le laudanum est consommé abondamment. A n'utiliser qu'en cas de rétention prolongée.

Pour les préparations culinaires : pizza, civet de chevreuil et nouilles au jus de viande... parmesannées.

Un dossier qui fait froid dans le dos, mais qui réchauffe aussi les boyaux (le deuxième cerveau quand même ! (?)). Une performance (imho). L'auteur aborde des sujets de société graves récurrents, sans s'appesantir. Il nous ballade dans Milan à bord de sa caisse et déroule la pelote joyeusement. Une partageur/transmetteur. C'est si simple et pourtant si compliqué à la fois. Ca me rappelle quelque chose... Mais quoi ? La vita è bella, no ?
Un dossier apprécié par la Direction. Aucun vote de blocage déclenché. Dans la cohue générale, le chargé culturel a proposé une animation musicale : Lucio Battisti et New Trolls (en import uniquement).  
Une sensation d'emprisonnement de légèreté.

Approved by blʌdʒən


Pour la prochaine séance : interrogation sur Cesare Beccaria  et Carlo Porta.

Ciao ragazzi/ragazze

dimanche 30 novembre 2014

Dossier clos : l'affaire Duca Lamberti

Nom : Lamberti 
Prénom : Duca
Année naissance : 1966                        
Décès : 1969
Lieu de naissance : Milan
Sexe : masculin                        
Géniteur : Giorgio Scerbanenco, né Volodymyr-Džordžo Ščerbanenko (1911 - 1969)
Nationalité : Italien
Profession : ex-médecin/détective/commissaire
Devise : nd
Situation familiale : 

Signes particuliers : Duca Lamberti exerçait à l'origine la profession de médecin, mais fut radié de l'Ordre pour avoir pratiqué l'euthanasie sur une patiente atteinte d'un cancer généralisé qui le suppliait de l'aider à mourir. Il est condamné à trois ans de prison pour homicide avec circonstances atténuantes. A sa sortie de prison il devient détective, puis travaille officiellement pour la police, pour finir commissaire.

1 – Vénus privée, 1967           Venere privata, 1966
      Trad. Roger Hardy &              Éd. Garzanti
      Walter Orlando
       Plon

    – Vénus privée, 2010
       Trad. Laurent Lombard
       Payot & Rivages (Rivages noir n°794)






2 – A tous les râteliers, 1967                 Traditori di tutti, 1966
      Trad. Roger Hardy                           Éd. Garzanti
      Plon
    – Ils nous trahiront tous, 2010
       Trad. Gérard Lecas
       Payot & Rivages (Rivages noir n°795)



3 – Les enfants du massacre, 1969        I ragazzi del massacro, 1968
Trad. Roland Stragliati                           Éd. Garzanti
Plon

    – Les enfants du massacre, 2011
       Trad. Gérard Lecas
       Payot & Rivages (Rivages noir n°843)



4 – Les Milanais tuent le samedi, 1970     I Milanesi ammazzano il sabato, 1969
      Trad. Roland Stragliati                             Éd. Garzanti
      Plon

    – Les Milanais tuent le samedi, 2011
       Trad. Laurent Lombard
       Payot & Rivages (Rivages noir n°844)

Complément : les synopsis de ses cinquième et sixième aventures restées inachevées ont été publiés dans le fanzine « Hard-Boiled Dicks n°19 » puis en appendice d'une réédition en 10/18 dans « Les Milanais tuent le samedi » collection Grands détectives n° 1645.

Une contrib' de Dan
nov 2014



dimanche 16 novembre 2014

12, rue Meckert, Didier Daeninckx

- Pas la moindre trace de la rue Meckert dans mon bitumard. Ca sent la manipulation.
- Regarde à la lettre A, on sait jamais !

Plein feux sur le journalisme d'investigation. Une enquête en Région. Le Berry. Châteauroux précisément. Et c'est Maxime Lisbonne (basé à Paris) qu'on envoie au front. C'est son rayon. Un professionnalisme exemplaire. Mais comme toujours dans ces cas-là, les ennuis commencent. Un destin pesant pour cette communauté.
Nettoyage de la profession en règle. Les morts naturelles se transforment en morts douteuses. On plonge dans les archives qui conviennent. Maillot de bain non fourni. On fouine. On creuse. On internetise à grandes eaux. On repère des dysfonctionnements. On met le doigt là où il ne faut pas. Le cas Lisbonne est exemplaire. Une intégrité à toute épreuve. Il refuse même tout compromis avec le cellulaire. C'est dire.
Manipulation, informations, désinformation, pouvoirs, financements occultes, la France en Afrique, et en Océanie. Eradication de la gangrène. Celle qui empêche les puissants d'avancer. Une petite touche de maltraitance d'enfants. Pour désorienter le populo... On se demande même si le rapporteur n'est pas en train de désinformer (?). Très joueur.  Les sujets abordés sont toujours d'actualité. Pour voir.

On trouvera également dans ce reportage :
Une évocation du travail du cuir
Un sujet documenté et testé sur le business hôtelier.
Une référence à la communauté Wenzhou
Un coup de coeur polar validé : les cendres de la Havane.
Une fiche technique sur le métier de pédégé.
Une mini formation sur la langue des signes qui d'après notre informateur ne serait pas universelle.  (l'intervention récente d'un traducteur en Sudaf' illustrerait parfaitement cette affirmation).

Devoirs de vacances  : le passé Algérien de Mesrine. Commentez les accusations qui lui sont signifiées.
Pour les plus hardis (pas d'obligations) : travaux de recherches sur Maxime Lisbonne, Serge Utgé Royo, Raoul Vaneigem, Louise Michel, Francis Poulenc et Jean Wiener
Réagir : l'internet et la presse.

La Direction ne souhaite pas commenter une dépêche qui indiquerait que des lycéennes à forte odeur de chien mouillé auraient été aperçues dans une cabine téléphonique (?).

Pour détendre l'atmosphère, Max a mis un fond sonore venu de l'Est. La Direction lui a savoir qu'elle appréciait mais avait une préférence pour une bande de brigands.  Venue de l'Est également...

Carnet de bord du commandant : un pu....de décrochage dans les premières heures de vol. Mais le personnel de bord, très professionnel, soutenu par la tour de contrôle, a finalement réussi à redresser l'engin et apaiser la clientèle. L'atterrissage s'est déroulé sans encombres. Merci. Néanmoins, le responsable de l'agence de voyages interrogé par la presse locale a immédiatement indiqué que la société s'organisera différemment pour ses prochains déplacements.
Le porte-parole de l'équipe de bord a rappelé, quant à lui,  la nécessité de renforcer les opérations de contrôle avant le décollage pour limiter au maximum toute manipulation extérieures.

Les premières mesures :
1) limiter la prise de parole pour limiter la surveillance.
2) lire ou relire G. Orwell.
3) se détendre

A noter : une 'tite coquille de type "Omar m'a ..." au moment de l'atterrissage (p. 226). Heureusement sans conséquence...

Chaos Ciao

jeudi 6 novembre 2014

Veuve noire, Michel Quint

Ne pas écraser l'ennemi...  En voilà une étrange idée ?

Fin de la red des reds der des ders. Un reportage illustré au temps des rescapés, des planqués, des carnassiers, des viviers de vivants décimés, dans le Paris de ce début de siècle dernier. Le point de vue des pionniers. Rangez les mouchoirs, on sort la fanfare. Trompettes et majorettes au programme. Tout fait ventre. Bon d'accord, point de chauffage. Les maris réguliers sont inscrits aux abonnés absents. Les denrées alimentaires manquent sérieusement. Mais dans le même temps, ça revigore une jeunesse emplie d'énergie, d'imagination et de rêves en tout genre. Des artistes meurent. Souffrent aussi... D'autres naissent et emboîtent le pas. On joue des coudes. On papillonne beaucoup. Les jambes se soulèvent. Les enterrements se succèdent. On papote. On vivote. On tricote. On trip... s'agrippe. Ca virevolte, ça capote... aussi... Les mots sont pesés. Les photos choquent. L'oignon sucré union sacrée fait chavirer. Le repeuplement de la planète s'impose... Et toutes ces poches bien rangées. Rongées. Salies. Saignées. Ni respect... Ni rien. L'art triste fait salon et son gras, sous couvert de la mort, de la liberté et de l'autorité.
Faut plus toucher à rien les gars. La prise est bonne.
Une deuxième couche s'impose peut-être avant de  ... ?
Une histoire de cire perdue.
Qui a parlé ?
Un pansé passe. Un pan s'efface.
Vu d'ici la boucle est bouclée.
Point à la ligne. 

A la volée : une enquête de courtoisie. Trafic d'art. Des tableaux volés. Et/ou copiés. Des massacres personnels. Des tueries en série. Des mondanités artistiques, Des identités zusurpées. Des disparitions inquiétantes. Du féminisme naissant. Une mère... Mère. Tout plein de sujets exaltants. 
Léonie et Rameau, les deux commis d'office, soumettent la question à Meissonnier. . 
Les déplacements sont a minima. Enfermement rive gauche à droite. On évoque tout de même Rouen et la banlieue oueste de Paris.
On boit du Pessac Léognan. On considère sur le Capital. Vu d'ici, le même Capital installe confortablement son Communisme à lui (explication et développement sur demande écrite). L'herbe est * plus verte chez le voisin. Mais c'est * mieux quand c'est nous zôt' qui la faisons pousser. On a pas bougé d'un poil. On pèse * le peuple. Les r..... sont * de plus en plus r..... On apprend que la dictature peut être nécessaire. Que la pauvreté n'est pas une fatalité (?).

Cerise sur le melon :  une solution apportée sur un plateau. En fin de dossier bien sûr !  
.
C'est dense, un rien touffu. Une progression à la machette baïonnette. Faut enfoncer les lignes amies. Pour débusquer ses ennemi(e)s.
Utile, voire nécessaire de prendre des notes quand même.
L'étude de la géométrie et la manipulation des espaces vectoriels sont un plus. Une histoire de droite qui partirait d'un point A et s'achèverait à un point E en passant par les points intermédiaires B, C et D... Bien du courage...

Match de clôture dans cinq jours... Une séance d'entraînement des grandes gueules ouvertes est prévue ce soir au stade du coma à 20h... Pas sûr que les coaches obtiennent méritent leur diplôme... P.^.. !
Je m'attendais à ... Je pensais que ...

Un dossier technique très accessible. De belles fractures. Jovial. Frais et triste. Aussi. Une bonne façon de mettre le pied à l'étrier. Le reporter est un malin.

* toujours

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...