lundi 21 décembre 2020

Les autres américains, Leila Lalami

 


Vu en tête de gondole, 
section romans policier ,
 de ma bibliothèque préférée

alors... 

Lu.

508 pages quand même !


jeudi 17 décembre 2020

Metropolis, Philip Kerr


Non Monsieur, je n'ai aucun problème avec l'autorité !

- A la bonne heure ! 

Metropolis, Philip Kerr

Comme indiqué en bas de couverture, c'est la der. 
Mais très vite on se rend compte que c'est la première (sûrement une réf à Matt. 20,16).  

Ca sent le dossier clos en tout cas.

De Grèce, on transhume vers Berlin. Technique de la fin du commencement. Une méthode comme une autre. 
La genèse de Gunther en quelque sorte. 

Dans le Berlin pré-deuxième guerre, la fête bat son plein. Comme un besoin de souffler. On déplore quand même un relâchement du côté des dames de la cité qui s'égayent et s'ébrouent un peu partout dans les ruelles de la ville... Certaines à en perdre leur c......re. 


On a bien le droit quand même de s'amuser, non ?
C'est un droit, non ?
??? 

Pourtant, la période n'est pas propice à la détente. Le tableau n'est pas très reluisant. Les fins de mois (et les débuts, pour la plupart) sont poussifs. Comme une impression d'absence de lumière. L'inquiétude se fait ressentir. Même les Revenants se font du mourons dans leurs chariots. C'est dire.

Dans ce contexte, Bernie Gunther est catapulté inspecteur. Une promotion avec fauteuil dans un fourgon. Ceux qui affirment qu'il a été pistonné n'ont jamais passé une seule nuit dans un fourgon (c'est certain). 
La police criminelle de Berlin a surtout besoin de sang neuf. Un tueur récidiviste s'est mis dans la tête de faire du réassort dans sa collection de perruques. Cette petite manie devient gênante pour les patrons berlinois, de tout bord.

Dans cette première enquête (la dernière ? Vraiment ?) Bernie s'amuse. Et c'est l'haleine chaude qu'il va titiller le beau et moins beau monde. Durant son temps libre, il fait un peu de théâtre, et met à disposition de ses supérieurs ses compétences militaires, notamment les techniques d'immersion testées et éprouvées quelques années plus tôt dans les tranchées à côté des copains. 

Au final, pour une première enquête, Gunther ne s'en tire pas trop mal. Avec de l'émotion, du cynisme (mais pas trop), de l'amour (vache?), des alliances, de l'action, la circulation d'un .25 sous le manteau, de la propagande, une course en sac, une réflexion très pointue sur l'existence du bien et du mal, et tout plein d'autres joyeusetés. A noter que les salles de cinéma accueillent sans broncher le chaland. Et que les logeuses restent des logeuses.

Bref, une histoire de poches percées, entraînées dans la folle course du Temps et de l'Histoire. 

Avant de clore "définitivement" le dossier, la Direction se demande s'il ne reste pas encore quelques dossiers dans les tiroirs. 

 Lecture complémentaire : 



   


  


samedi 5 décembre 2020

Cripple Creek, James Sallis

Pas l'ombre d'un ruisseau... 
Juste des vies qui arpentent un chemin semé d'embûches. 
La base... 


Quand la descente est amorcée, c'est un peu comme dans une aspiration de baïne :
 
1 - Mieux vaut pas trop s'agiter et/ou s'affoler. 
2 - Se laisser glisser  
3 - Se débarrasser de son masque et de ses palmes qui pourraient gêner dans le cas présent
4 - Faire le(s) bon(s) geste(s) qui sauve(nt)... Au bon moment...
 
La question, 
c'est de savoir le(s)quel(s) et quand ?
 
Autre option (plus sage) : rester sur la terrasse (ou sur le balcon, ou à la fenêtre) avec un bon verre de whiskey et laisser passer l'orage.
 
Turner, sait tout ça et applique la méthode consciencieusement. Le problème c'est qu'autour de lui ça bouge dans tous les sens et ça tire à vue. En posant son baluchon à Oxford, Mississippi, il y a quelques temps, il pensait pouvoir un peu relâcher la pression. Mais non ! Ca continue. Encore et encore.

Des balles perdues, des amis qui tombent sur le champ de bataille. L'évacuation des blessé(e)s se fait dans la débandade. Qui sera le prochain ? C'est tout le cerveau qui se remet en branle. On explore le passé. On met à contribution les neurones. On épuise les nerfs. John Turner expérimente. Il reprend la route dans l'autre sens. Revient sur ses pas, destination Memphis. La famille se rapproche. Pas simple. Heureusement qu'il y a les douces mains de sa dame qui branlent les cordes du banjo paternel et apaise le feu de son âme. Pour un temps du moins.
 
Enigmatique, envoûtant. L'univers de Turner est sombre à souhait. Mais il sait voir les choses. Son regard est profond. Chaud. Les pacaniers, les insectes, les rongeurs, les nocturnes en tout genres, les ami(e)s, les vivant(e)s, toutes ces petites et grandes choses de la vie, il les prend pour ce qu'elles sont. De simples et éphémères compagnons de route.
 
     


jeudi 3 décembre 2020

L'homme au balcon, Maj Sjöwall / Per Wahlöö

Ce qui émeut meut

Martin Beck, en bon flic, a eu le nez creux et de l'audace. 

Poser quelques jours de vacances avant le grand rush, s'éloigner de sa moitié en prétextant une affaire urgente, et aller taquiner le goujon avec un collègue... Il fallait oser... Il l'a fait.

Bon d'accord, le retour au bureau, a été à l'image d'une rentrée des classes (du point de vu de l'enseignement) période antérieure au DIVOC. Même pas le temps de sortir la trousse et le cahier, que toute la classe est déjà sur le terrain à arpenter les allées des jardins de Stockholm et fouiller les bosquets. Beck ira embrasser sa femme plus tard. Certains diront que, franchement, ce métier est dur humainement. Pas moyen de construire un nid. Et c'est vrai !

Et, c'est vrai aussi qu'il y en a d'autres (métiers)... Beaucoup d'autres...

Mais Martin a d'autres problèmes à résoudre dans l'instant. 

Rapide topo : un/e ... s'en prend très brutalement, et mortellement à des fillettes dans les bois de la ville. Le patron veut des résultats rapidement. Les huiles chauffent. On a un indice énorme sur le balcon mais ... Chut !  D'abord faire les vérifications d'usage.

L'enquête s'avère difficile. Forcément en un peu moins de 300 pages, les auteurs vont un peu développer. Et c'est là que cela devient intéressant. La plongée dans les années soixante "à la suédoise", mérite le détour. 

Laboratoire de l'Europe sociale ? 

Quoiqu'il en soit, LX années plus tard, à part l'internet, l'ADN, l'eugén , les gafam, le transhumanisme, les voyages intersidéraux (en projets) et ... les masques :

Tout pareil !!!

- D'un sens , ça a un côté rassurant non ?

- Non ! (c'est définitif !)

- Et sinon pour le texte ?

La version Rivages/Noir. Un bon dossier. A feuilleter, diffuser, propager, et classer soigneusement en vue d'un re-feuilletage ultérieur (dans soixante ans par exemple).

Bye

Rien à voir : 



 

    


 

vendredi 27 novembre 2020

Elles se rendent pas compte

Après une analyse poussée des statistiques de fréquentation du blog, 
Après avoir réprimé une brève pensée sans gran't'intérêt,
Après avoir décidé de faire fructifier à bon escient le temps les milliards de  milliards de secondes vides distribuées sans compter au peuple,
Après avoir constaté (et c'est heureux) que c'est, et sera toujours, un jour après l'autre... avec ou sans  : 
 
La Direction ré-ouvre les vannes ! 
t'es sûr ?
sûr !

La lecture du jour, est en fait une ... RELECTURE. 

Comme un besoin urgent de rafraîchir une mémoire qui se demande encore si tout cela a bien existé.

173 pages, à raison de 2 mn/p. (c'est lent, mais c'est à haute voix), ça nous mets un bon 6 heures de station assise. Pile le tarif d'un Paris-Brest en co-voiturage toutes fenêtres ouvertes.

 Donc,

Francis Deacon est un jeune homme de bonne famille (?) qui s'est mis dans la tête de sauver Gaya (une jeune fille de bonne famille (re ?), sa bonne amie. Il est majeur, elle est mineure. On est aux States. On baigne dans le fric. La drogue coule à flot. Les filles se déplacent en pelotons pelotés. Les gnons pleuvent, tout comme les baffes, les insultes et les gestes déplacés.  

La prod' a misé principalement sur le casting, féminin à plus de 50%, les effets spéciaux ringards et les cascades sécurisées.

Pastiche ? Parodie ? Confirmation du genre ? 

Un bon moyen de retrouver le goût et l'odorat... Il était temps.

  


 


 

samedi 28 mars 2020

Bois mort, James Sallis

"Les instruments sont faits pour qu'on en joue. Tout comme les vies pour être vécues."

- Bien dit, bl∆d !
- Ouais ben, alors là, moi j'ai rien dit sur ce coup-là !  Faudrait pas tout me mettre sur le dos.

le fauteur 
c'est Turneu
. /


La troisième lecture est réalisée à voix haute, pour bien ressentir le goût de chacun des mots proposés dans le texte (le .mp3 est disponible mais non diffusé).
Une urgence.
Le dossier est sérieux. Dans le sens, à ne pas prendre à la légère. Une écriture à plusieurs branches. Beaucoup de mortes. Mais quelques vives encore. On se raccroche où l'on peut... et surtout comme on peut. Parce que ça ne se voit pas comme ça, mais dans les tuyaux internes de John Turner, il y a un fichu bazar. Et on comprend vite que l'"agence de voyages" qui l'accompagne n'a pas investi ces dernières années dans la sécurité de ses passagers. C'est flagrant !

Que dire penser de tout cela alors ?
Que les instruments sont en panne. La navigation dorénavant s'effectuera à vue. 

Attention "Turbulences". 

On regarde par le hublot régulièrement pour surveiller le niveau
On vérifie si le canot de sauvetage est toujours là
On fait un petit tour dans les machineries pour voir si l'huile ne perle pas
On compte les passerelles (rares) et on vérifie leur solidité (la rouille sévit).

Trop d'amateurisme.
Trop de professionnalisme.
Trop de contactismes.
Trop de tourisme.
Trop de je-m'en-fichisme
Trop de toutismes.

Sûrement... Beaucoup de trop de trop...
Le repli s'impose...

 Inespéré !

Une terrasse, quelques notes de banjo, un verre une bouteille de bourbon, quelqu'un.e avec qui échanger ses postillons, l'inhalation salutaire d'une feuille de tabac roulée, et le tour est joué.
Fin de partie.

Allez zou ! 
Tout le monde au vestiaire. 
'Faut pas baisser la garde,
On a encore du boulot.  


ps : remerciements aux traducteur.e.s

et en complément sur ce thème http://www.blog813.com/2020/02/le-n-135-dans-nos-boites-aux-lettres.html


  

vendredi 28 février 2020

L'offrande grecque, Philip Kerr


Bernie Gunther a besoin de se refaire une santé. Les turbulences post-guerre sont éprouvantes pour cet ex-détective/flic de l'extrême.

Il faut parfois savoir prendre du recul. 
Un changement de nom, un nouveau job dans les assurances, de nouveaux amis (?), une nouvelle femme (?). Et hop ! Le tour est joué !

Le repos est de courte durée. On apprend qu'un navire a sombré récemment en mer égée et son propriétaire demande à être indemnisé par sa société d'assurance. 

- Et puis quoi encore !

Bernie, en confiance, fait un pas de trop en avant, est propulsé enquêteur principal, prend au passage une voiture de fonction qu'il laisse au garage et file vers la Grèce.
Bière, schnaps et cigarettes au pot de départ. Le grand luxe.

Aux pays des dieux d'avant, des néreïdes et autres ballerines des mers, Gunther se fait des ennemis. Il doit rester sur ses gardes, même si la navigation à vue en eaux sales ça le connait. 
Il joue des cou... des, avale quelques cou... leuvres, et reçoit des cou... ps.
Un litige avec la police du coin ne lui facilite pas la tâche. 

Cynisme assumé à tous les étages. Diogène est cité.  
L'humour est froid, sec, dévitallisé, et surtout ... cruel. 

Histoire et espionnage font bon ménage. 
Quelques infos sont balancées dans l'arène sur les relations entre l'Allemagne et la Grèce.
La dame de la météo annonce un rafraîchissement sur l'Europe, mais globalement pas d'affolement,l'ambiance est plutôt à la décontraction. 
On essaye de se rabibocher par tous les moyens. Entre pressions et dépressions, l'Allemagne tente de tirer son épingle du jeu. La guerre se joue maintenant sur les terrains de l'économie. 

Vaste programme. 

Quelques flingues cités : Luger, Beretta 950 "mouse gun"
On regrette le Webley .45
   

Compément : 


  

jeudi 30 janvier 2020

La versione di Fenoglio, Gianrico Carofiglio


Cours groupés dans la salle de réeduc'. Les rendez-vous sont forcés.

Les présents : 

Fenoglio, "il mareschallo" en fin de parcours.
Luigi, le jeune premier,
Et la Bruna, qui remet les sentiers droits.

Le programme du premier trimestre :

Méthodologie
Leçon de vie
Leçon de criminologie.
Initiation à la bienveillance et l'empathie.
Allègement des poches de sang alourdies
Eveil des zÂmes en péril.
Sens dessus
Sens dessous
Transmission des zainé.e.s 

Pour illustrer : lecture d'une histoire qui combine hasard et de destin.

lundi 23 décembre 2019

Dossier clos : l'affaire Max le menteur



BIBLIOGRAPHIE de Max Le menteur

Personnage créé en 1953 par Albert SIMONIN – Français – (1905-1980)

Max le menteur est un truand vieillissant évoluant dans le milieu parisien des gangsters des années
cinquante.
Son secteur d'activité se situe dans le triangle : place Clichy, Notre-Dame de Lorette, place Pigalle et Montmartre.
Question langage ça cause argot de l'époque.
Max est né dans le quartier des Buttes Chaumont à Paris. C'est un célibataire endurci, avec d'importante conquêtes féminines à son actif. Il habite Neuilly dans un beau quatre pièces. Aime les costards chics et surtout sa voiture, une vedette huit cylindres.
Fidèle en amitié entre truands,
Pas méchant mais (il ne) faut pas le chatouiller, car il riposte. Ca va du coup de poing au P38.
Max adore son ami le gros Pierrot qui a pour régulière la Marinette.
On croque à « La cascade » avec des gisquettes à la pelle. De temps en temps on avale un crouton chez la mère Bouche, une vieille respectable chez qui la bouffe est au poil et qui sert de repaire aux malfrats, aux noms très colorés : Léo le flamand, Pierrot belle jambe, Roger la cravatte, Charly bouillon gras, Tintin la broque, Jo le borgne ext.
Philosophe ,il déclare « que la vie est douce quand on a fait un beau casse, qu'on a chouré cinquante briques à des caves qu'en avaient forcément pas l'emploi ».

(Première publication pour tous les livres) :

1 – Touchez pas au grisbi !, 1953
Gallimard (Série noire n°148)

2 – Le cave se rebiffe, 1954
Gallimard (Série noire n°206)

3 – Grisbi or not grisbi, 1955
Gallimard (Série noire n°260)


Un contrib' de Dan
Décembre  2019

mardi 10 décembre 2019

Perfidia, James Ellroy


Vu récemment le commetteur de ce nouveau quatuor de Los Angeles, sur une chaîne de la RDF pour la sortie du deuxième volet.
Après quelques bons mots (?), quelques extraits lus et avalanches d'éloges, le Défenseur des libraires a eu raison de mon indifférence. Un moment de faiblesse. Je fonce tête baissée. Emprunt en ligne.
Téléchargement réussi.
Hé là !!!... 848 pages. ?????
Tu crois quoi Blvd. On est aux States, oui ou non ?
Ok.

Survol de reconnaissance au-dessus de L.A. et infiltration dans les bas et hauts fonds de la cité.
Décembre 1941.
Un casting à ruiner un empire.
Les petites vies de la Grande sont exposées au grand public.
Des sujets exaltants.
Des interprètes époustouflants.
Un temps fou à démêler des cheveux coupés en quatre.
On égrène les heures, les minutes, les secondes...
Un langage châtié de bourrelier.
Des scènes d'une inconvenance absolue...

- Une tempête qui s'annonce vient.
- ...
- A toi de jouer Blvd !
- Passe !








jeudi 28 novembre 2019

Reprise en douceur.
Texte lu en août de cette même année...
A l'abri d'un(e) morc'hlav...




Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...