vendredi 5 février 2021

Ce lien entre nous, David Joyce

 

Au tout début, la disparition est inquiétante mais tenable. 

Mais nous on sait bien que ça va tourner vinaigre. Parce que :

Darl Moody a fait la boulette du siècle. De son point de vue s'entend. Braconnier expérimenté, englué de nuit dans un champ de ginseng, au prix d'une lutte acharnée contre des pièges et des hameçons disposés savamment à hauteur d'yeux, il finit par confondre sanglier et humain (positionné à quatre pattes). 

Le problème, c'est que l'humain en question est était le frère de Dwayne. 

Et Dwayne... quand son frangin s'éloigne un peu trop, ça le met dans un état de nerfs que s'en est émouvant. Tout ça pour dire que lorsqu'une info de ce type circule dans son cerveau, il ne vaut mieux pas traîner dans les parages. 

La chasse étant ouverte, officieusement, Darl tombe vite dans les filets du prédateur. L'interrogatoire se déroule dans les règles de l'art, et, sans même attendre que le coq chante au moins une fois, il balance tout d'un bloc. 

C'est gâcher quand même !

C'est à partir de ce moment que Calvin, l'ami d'enfance de Darl, se fige dans ses petits souliers.

Pendant ce temps, Stillwell, le représentant de la force de l'ordre armée du coin, remarque le petit manège de tout ce petit monde et décide de monter en marche. Pas le mieux placé pour attraper le pompon, mais il a ses chances.

Un texte sur l'adéquation de la réponse par rapport à la question posée. Sur la légitime offense. Sur la vengeance de l'engeance. Sur les envies et la réalité. Sur la mort durant la vie et inversement. Sur la désespérance, sur l'attachement. Sur le titre ci-dessus référencé.

Un texte également sur les choix validés mais non maîtrisés, qui font regretter d'avoir pris le chemin sur la droite alors que c'est à gauche qu'il fallait aller. 

L'excuse à deux balles. 

Parce que celui qui a tourné à gauche se plaint de n'avoir pas tourné à droite.

Insoluble

Un Colt .45 a été utilisé ainsi qu'un Remington 700 dans la catégorie fusil. 

Pour amateur.e.s du genre Thriller. Attention quand même : thriller sanglant

PMTDT


jeudi 4 février 2021

Les Dynamiteurs, Benjamin Whitmer

- Avec ou sans filtre ?
- Sang !





Grosses déflagrations dans les quartiers de Denver. A la toute fin du XIXe, la ville est à son apogée (?) et entame sa descente tout schuss. Comme de coutume dans ces moments-là, la division de la société est à son paroxysme. Ca sent la dégringolade à plein nez.

Donc il y a ceux qui vivent sur terre. 
Et les autres...
 
Les déplacements sont (encore) autorisés. On a prévu une échelle à portée de main. Elle est robuste, bien calibrée, mais un peu lourde à manipuler et surtout, très étroite. Alors, quand tout ce petit monde se croise, forcément ça fait des étincelles. C'est comme qui dirait, 
 
pot de chairs
contre 
pot d'balles.

En bas (ou tout en haut) de l'échelle, il y a (soeur) Cora et ses petits. Elle mène sa troupe avec une poigne de Sainte. 
 
Son job : 
 
1) l'accueil d'enfants qui errent dans la cité et fouillent dans les poubelles pour se restaurer, 
2) la défense du couchage de fortune proposé dans l'Usine, contre les envahisseurs venus d'ailleurs qu'aimeraient bien descendre un barreau de l'échelle pour rester à couvert.
 
Max, le narrateur, tout fraîchement adoubé dans la section ADO, amouraché et enamouré de Cora, veut épater la Princesse. Une espèce de chevalier servant (en voie de disparition) qui décide de vendre ses services à Cole parce que tout récemment...

- Trop long Blvd !

En bref Max plonge tête la première dans le merdier qui jouxte. Un beau saut de l'ange. Direct l'Abattoir.
 
On manie l'arme ultime du conquérant insulaire, l'opium, on sue corps et âmes avec Dame coke et Mam'zelle Nitro est courtisée par le type qu'a une parenté avec la Cloducque
 
Les saloons sont ouverts 24/24. On y sert principalement de la bière et du whyskey.

L'armurerie est également ouverte (jusqu'à pas d'heures). Le catalogue est bien fourni : colt new pocket, thunderer, fusil à bisons calibre 45 70, revolver Schofield, couteau bowie... 

Trahison, vengeance, survie... Un texte pour les celleszéceux qui ne rechignent pas à lire dans les remugles de gorge. Un texte qui transpire l'émotion. Une poésie de l'âme, tapie sous des flots de sang et d'horreur. 
L'âme des poches de sang. 
La vie quoi !
 
La Direction recommande la B.O. de Max
 
D'aventures en aventures, de trains en trains...
Et pour alléger un peu la sauce : boum !

vendredi 22 janvier 2021

Texto

 


Du sang sur Vienne, Frank Tallis

- Un vieil homme qui tousse dans sa manche à cette époque, ça fait réfléchir non ?
- Non ! Vaut mieux pas réfléchir en ce moment. Regarde tes pieds, mets ton masque et AVANCE !!!
- Et pour le G et le tablier ? On fait comment ?
- Utilise une autre messagerie...

"De mon temps un homme honorait ses engagements quel que soit le prix à payer"
 
Drame en quatre actes au pays du kouglof.
Début du XXe siècle. Les forces en présence se positionnent. Politiquement s'entend.

L'inspecteur Oskar Rheinhardt, mène l'enquête à la suite d'un meurtre collectif de femmes hébergées dans un immeuble destiné à leur activité commerciale. Les corps froids sont sens dessus dessous.

Max Liebermann, son ami médecin, se joint à lui pour lui donner quelques conseils et éclairages utiles. On vit en direct les débuts de la psychanalyse.  

On pousse la chansonnette.
On dépece.
On barbouille.
On évoque Jacques l'éventreur.
On fait quelques pas de danse avec Joseph Lanner
On taille la bavette avec Freud.
On parade à l'Opéra.
On croise le fer.
On sabre à tout-va.
On apprend la langue du pays
Et on psychanalyse à tour de tête

Le texte a été lu méthodiquement, sans gourmandise malgré les pâtisseries proposées, dans des conditions hygrométrique optimale. Quelques flocons de neige sont venus lécher les carreaux. Rien d'insurmontable. L'âtre s'est imposé avec succès. Les cigares ont été bienvenus ainsi que les alcools servis.
 
L'enquête a été légère, musicale, animalière, bouchère, scientifique et secrète.

La rhétorique a sué à grosses gouttes. La raison, l'affect, et les valeurs ont été portés à bout de bras sabre. 
 
Pas de complot. Juste une MEP. 

 
Bye bye



mercredi 30 décembre 2020

L'affaire Chéri-bibi, Gaston Leroux

 


BIBLIOGRAPHIE de Chéri-Bibi

Personnage créé en 1913 par Gaston LEROUX – Français – (1868-1927)

Chéri-Bibi, né Jean Mascart est un ancien garçon boucher devenu un assassin malgré lui, victime de la fatalité.

Né à Dieppe de parents pauvres mais honnêtes. Son père est jardinier et sa mère concierge. Il devient amoureux de la fille du patron de ses parents, Cécily. A quinze ans au cour d'une bagarre il porte secours à son patron et le tue par accident. Il est accusé du meurtre et condamné au bagne, d'où il s'échappe. Il rentre en France. Un soir il vient au secours d'une petite bonne qu'on retrouvera  coupée en dix-sept morceaux. « Fatalitas » pour Chéri-Bibi qui retourne à Cayenne. Il s'évade à nouveau.  De retour voulant réintégrer la vie honnête il rentre comme garçon de bureau chez un banquier qui le lendemain est dévalisé. Chéri-Bibi est encore accusé. Et cela continue, il est accusé par la justice de tous les crimes non résolus. 

C'est un héros, un anti-héros qui possède la poisse. Une victime innocente de la fatalité. Il dénonce les inepties de la justice, du système carcéral et du bagne en particulier.

 

Premières aventures de Chéri-Bibi sous le titre : Chéri-Bibi

1 – Les cages flottantes

2 – Chéri-Bibi et Cécily

Première parution en 120 feuilletons quotidiens dans « le Matin » du 7 avril au 4 août 1913.

En livre :

- Ed. Arthème Fayard le 23 juillet 1914 (Le livre populaire n°111)

- Ed. Pierre Lafitte en 2 vol. 1921

 

Nouvelles aventures de Chéri-Bibi sous le titre : La nouvelle Aurore

 3 – Palas et Chéri-Bibi

 4 – Fatalitas !

Première parution en 110 feuilletons quotidiens dans « le Matin » du 18 avril au 7 août 1919.

En fascicules (16) hebdo éd. La Renaissance du livre (Les romans cinéma du 12 octobre 1919 au

     25 janvier 1920.

En livre :

- Ed. Pierre Lafitte en 2 vol. 1921

 

 5 – Le marchand de cacahouètes

Première parution en 81 feuilletons quotidiens dans « le Matin » du 16 juillet au 4 octobre 1925.

En livre :

- Ed. Baudinière (Les romans des grands quotidiens)

En version différente rebaptisé :

- Le coup d'état de Chéri-Bibi en 1 vol. 1926


Une contrib' de Dan

Décembre 2020

lundi 21 décembre 2020

Les autres américains, Leila Lalami

 


Vu en tête de gondole, 
section romans policier ,
 de ma bibliothèque préférée

alors... 

Lu.

508 pages quand même !


jeudi 17 décembre 2020

Metropolis, Philip Kerr


Non Monsieur, je n'ai aucun problème avec l'autorité !

- A la bonne heure ! 

Metropolis, Philip Kerr

Comme indiqué en bas de couverture, c'est la der. 
Mais très vite on se rend compte que c'est la première (sûrement une réf à Matt. 20,16).  

Ca sent le dossier clos en tout cas.

De Grèce, on transhume vers Berlin. Technique de la fin du commencement. Une méthode comme une autre. 
La genèse de Gunther en quelque sorte. 

Dans le Berlin pré-deuxième guerre, la fête bat son plein. Comme un besoin de souffler. On déplore quand même un relâchement du côté des dames de la cité qui s'égayent et s'ébrouent un peu partout dans les ruelles de la ville... Certaines à en perdre leur c......re. 


On a bien le droit quand même de s'amuser, non ?
C'est un droit, non ?
??? 

Pourtant, la période n'est pas propice à la détente. Le tableau n'est pas très reluisant. Les fins de mois (et les débuts, pour la plupart) sont poussifs. Comme une impression d'absence de lumière. L'inquiétude se fait ressentir. Même les Revenants se font du mourons dans leurs chariots. C'est dire.

Dans ce contexte, Bernie Gunther est catapulté inspecteur. Une promotion avec fauteuil dans un fourgon. Ceux qui affirment qu'il a été pistonné n'ont jamais passé une seule nuit dans un fourgon (c'est certain). 
La police criminelle de Berlin a surtout besoin de sang neuf. Un tueur récidiviste s'est mis dans la tête de faire du réassort dans sa collection de perruques. Cette petite manie devient gênante pour les patrons berlinois, de tout bord.

Dans cette première enquête (la dernière ? Vraiment ?) Bernie s'amuse. Et c'est l'haleine chaude qu'il va titiller le beau et moins beau monde. Durant son temps libre, il fait un peu de théâtre, et met à disposition de ses supérieurs ses compétences militaires, notamment les techniques d'immersion testées et éprouvées quelques années plus tôt dans les tranchées à côté des copains. 

Au final, pour une première enquête, Gunther ne s'en tire pas trop mal. Avec de l'émotion, du cynisme (mais pas trop), de l'amour (vache?), des alliances, de l'action, la circulation d'un .25 sous le manteau, de la propagande, une course en sac, une réflexion très pointue sur l'existence du bien et du mal, et tout plein d'autres joyeusetés. A noter que les salles de cinéma accueillent sans broncher le chaland. Et que les logeuses restent des logeuses.

Bref, une histoire de poches percées, entraînées dans la folle course du Temps et de l'Histoire. 

Avant de clore "définitivement" le dossier, la Direction se demande s'il ne reste pas encore quelques dossiers dans les tiroirs. 

 Lecture complémentaire : 



   


  


samedi 5 décembre 2020

Cripple Creek, James Sallis

Pas l'ombre d'un ruisseau... 
Juste des vies qui arpentent un chemin semé d'embûches. 
La base... 


Quand la descente est amorcée, c'est un peu comme dans une aspiration de baïne :
 
1 - Mieux vaut pas trop s'agiter et/ou s'affoler. 
2 - Se laisser glisser  
3 - Se débarrasser de son masque et de ses palmes qui pourraient gêner dans le cas présent
4 - Faire le(s) bon(s) geste(s) qui sauve(nt)... Au bon moment...
 
La question, 
c'est de savoir le(s)quel(s) et quand ?
 
Autre option (plus sage) : rester sur la terrasse (ou sur le balcon, ou à la fenêtre) avec un bon verre de whiskey et laisser passer l'orage.
 
Turner, sait tout ça et applique la méthode consciencieusement. Le problème c'est qu'autour de lui ça bouge dans tous les sens et ça tire à vue. En posant son baluchon à Oxford, Mississippi, il y a quelques temps, il pensait pouvoir un peu relâcher la pression. Mais non ! Ca continue. Encore et encore.

Des balles perdues, des amis qui tombent sur le champ de bataille. L'évacuation des blessé(e)s se fait dans la débandade. Qui sera le prochain ? C'est tout le cerveau qui se remet en branle. On explore le passé. On met à contribution les neurones. On épuise les nerfs. John Turner expérimente. Il reprend la route dans l'autre sens. Revient sur ses pas, destination Memphis. La famille se rapproche. Pas simple. Heureusement qu'il y a les douces mains de sa dame qui branlent les cordes du banjo paternel et apaise le feu de son âme. Pour un temps du moins.
 
Enigmatique, envoûtant. L'univers de Turner est sombre à souhait. Mais il sait voir les choses. Son regard est profond. Chaud. Les pacaniers, les insectes, les rongeurs, les nocturnes en tout genres, les ami(e)s, les vivant(e)s, toutes ces petites et grandes choses de la vie, il les prend pour ce qu'elles sont. De simples et éphémères compagnons de route.
 
     


jeudi 3 décembre 2020

L'homme au balcon, Maj Sjöwall / Per Wahlöö

Ce qui émeut meut

Martin Beck, en bon flic, a eu le nez creux et de l'audace. 

Poser quelques jours de vacances avant le grand rush, s'éloigner de sa moitié en prétextant une affaire urgente, et aller taquiner le goujon avec un collègue... Il fallait oser... Il l'a fait.

Bon d'accord, le retour au bureau, a été à l'image d'une rentrée des classes (du point de vu de l'enseignement) période antérieure au DIVOC. Même pas le temps de sortir la trousse et le cahier, que toute la classe est déjà sur le terrain à arpenter les allées des jardins de Stockholm et fouiller les bosquets. Beck ira embrasser sa femme plus tard. Certains diront que, franchement, ce métier est dur humainement. Pas moyen de construire un nid. Et c'est vrai !

Et, c'est vrai aussi qu'il y en a d'autres (métiers)... Beaucoup d'autres...

Mais Martin a d'autres problèmes à résoudre dans l'instant. 

Rapide topo : un/e ... s'en prend très brutalement, et mortellement à des fillettes dans les bois de la ville. Le patron veut des résultats rapidement. Les huiles chauffent. On a un indice énorme sur le balcon mais ... Chut !  D'abord faire les vérifications d'usage.

L'enquête s'avère difficile. Forcément en un peu moins de 300 pages, les auteurs vont un peu développer. Et c'est là que cela devient intéressant. La plongée dans les années soixante "à la suédoise", mérite le détour. 

Laboratoire de l'Europe sociale ? 

Quoiqu'il en soit, LX années plus tard, à part l'internet, l'ADN, l'eugén , les gafam, le transhumanisme, les voyages intersidéraux (en projets) et ... les masques :

Tout pareil !!!

- D'un sens , ça a un côté rassurant non ?

- Non ! (c'est définitif !)

- Et sinon pour le texte ?

La version Rivages/Noir. Un bon dossier. A feuilleter, diffuser, propager, et classer soigneusement en vue d'un re-feuilletage ultérieur (dans soixante ans par exemple).

Bye

Rien à voir : 



 

    


 

vendredi 27 novembre 2020

Elles se rendent pas compte

Après une analyse poussée des statistiques de fréquentation du blog, 
Après avoir réprimé une brève pensée sans gran't'intérêt,
Après avoir décidé de faire fructifier à bon escient le temps les milliards de  milliards de secondes vides distribuées sans compter au peuple,
Après avoir constaté (et c'est heureux) que c'est, et sera toujours, un jour après l'autre... avec ou sans  : 
 
La Direction ré-ouvre les vannes ! 
t'es sûr ?
sûr !

La lecture du jour, est en fait une ... RELECTURE. 

Comme un besoin urgent de rafraîchir une mémoire qui se demande encore si tout cela a bien existé.

173 pages, à raison de 2 mn/p. (c'est lent, mais c'est à haute voix), ça nous mets un bon 6 heures de station assise. Pile le tarif d'un Paris-Brest en co-voiturage toutes fenêtres ouvertes.

 Donc,

Francis Deacon est un jeune homme de bonne famille (?) qui s'est mis dans la tête de sauver Gaya (une jeune fille de bonne famille (re ?), sa bonne amie. Il est majeur, elle est mineure. On est aux States. On baigne dans le fric. La drogue coule à flot. Les filles se déplacent en pelotons pelotés. Les gnons pleuvent, tout comme les baffes, les insultes et les gestes déplacés.  

La prod' a misé principalement sur le casting, féminin à plus de 50%, les effets spéciaux ringards et les cascades sécurisées.

Pastiche ? Parodie ? Confirmation du genre ? 

Un bon moyen de retrouver le goût et l'odorat... Il était temps.

  


 


 

samedi 28 mars 2020

Bois mort, James Sallis

"Les instruments sont faits pour qu'on en joue. Tout comme les vies pour être vécues."

- Bien dit, bl∆d !
- Ouais ben, alors là, moi j'ai rien dit sur ce coup-là !  Faudrait pas tout me mettre sur le dos.

le fauteur 
c'est Turneu
. /


La troisième lecture est réalisée à voix haute, pour bien ressentir le goût de chacun des mots proposés dans le texte (le .mp3 est disponible mais non diffusé).
Une urgence.
Le dossier est sérieux. Dans le sens, à ne pas prendre à la légère. Une écriture à plusieurs branches. Beaucoup de mortes. Mais quelques vives encore. On se raccroche où l'on peut... et surtout comme on peut. Parce que ça ne se voit pas comme ça, mais dans les tuyaux internes de John Turner, il y a un fichu bazar. Et on comprend vite que l'"agence de voyages" qui l'accompagne n'a pas investi ces dernières années dans la sécurité de ses passagers. C'est flagrant !

Que dire penser de tout cela alors ?
Que les instruments sont en panne. La navigation dorénavant s'effectuera à vue. 

Attention "Turbulences". 

On regarde par le hublot régulièrement pour surveiller le niveau
On vérifie si le canot de sauvetage est toujours là
On fait un petit tour dans les machineries pour voir si l'huile ne perle pas
On compte les passerelles (rares) et on vérifie leur solidité (la rouille sévit).

Trop d'amateurisme.
Trop de professionnalisme.
Trop de contactismes.
Trop de tourisme.
Trop de je-m'en-fichisme
Trop de toutismes.

Sûrement... Beaucoup de trop de trop...
Le repli s'impose...

 Inespéré !

Une terrasse, quelques notes de banjo, un verre une bouteille de bourbon, quelqu'un.e avec qui échanger ses postillons, l'inhalation salutaire d'une feuille de tabac roulée, et le tour est joué.
Fin de partie.

Allez zou ! 
Tout le monde au vestiaire. 
'Faut pas baisser la garde,
On a encore du boulot.  


ps : remerciements aux traducteur.e.s

et en complément sur ce thème http://www.blog813.com/2020/02/le-n-135-dans-nos-boites-aux-lettres.html


  

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...