samedi 25 juillet 2015

Vendeurs de mort, Donald Goines, Deathlist

Bon, c'est vrai que le titre en français est plutôt agressif. Mais celui en version originale, pourtant plus doux à l'écoute, n'a rien de sympa non plus. Il faut dire que la production de Listes est, depuis les nuisibles temps, une activité humaine très prisée. Une liste parci une liste parça... Deux trois consignes (pas plus, pour permettre la créativité de s'exprimer), et hop, comme par enchantement, tout le monde sait ce qu'il a à faire. La machine se met en place presque toute seule. Un vrai miracle...

Si l'on est pas sur la liste ? Trois raisons :

1 - C'est que l'on a rédigé soi-même (ou les amis) la liste
2 - C'est que l'on est contre ceux qui ont rédigé la liste ou bien que l'on a pas payé sa cotisation
3 - Ou bien c'est que l'on est mort, et donc la présence sur une liste est inutile. Ca peut d'ailleurs parfois perturber les créateurs de ces listes, les agacer même, mais c'est comme ça. Il y a tout de même quelques exceptions, mais ces listes spéciales sont en général à thème.  

Alors, qui sont donc ces vendeurs de morts ? 

Tout a commencé par un braquage... celui de la des tickets restaurant... Voyez-vous ça ! Kenyatta, le chef de la bande, est à la barre. Formateur sportif hors-pair, il est connu dans le Milieu pour son sens aigu des affaires et son engagement total dans la lutte contre les discriminations. C'est le manager avisé d'un Club de loisirs sur Clay Street (une couverture of course) et le propriétaire d'un ranch situé au fin fond de nulle part. Il crée, organise, distribue les rôles,  protège, sanctionne et manigance... C'est un penseur à tout. Un vrai stratège. Il va même jusqu'à acheter des vivres listes pour ses bonnes oeuvres. C'est dire !

Durant le braquage, mentionné ci-dessus et visionné en direct, on assiste en dupleix à un nettoyage d'équipe à quelques pâtés de maisons. Une Guerre des Gangs au programme, sur fond de trafic de dope, alimentée par une divergence de point de vue : faut-il nourrir ou affamer son peuple ? 
L'option retenue par Kenyatta : éliminer tous les caïds de la contrée pour cause de mauvais traitements envers une population affaiblie par des siècles de luttes et de souffrances. 
Les poches se vident comme des bourses trouées. Le sang coule à flot. 

Trop c'est trop ! 

Benson & Ryan, deux flics biens notés, rentrent en piste. Une équipe de pros d'après la hiérarchie. Un côté sympathisants du Tao. Ils raccrochent bien au convoi mais avec toujours un petit temps de retard sur Kenyatta. C'est le jeu.  
Les canons sciés sont de sortie. Les doigts sur les gâchettes sont froids. Surtout ceux de Creeper. Les mouchoirs recouvrent le sang versé. Un deux poids deux mesures dans le traitement social. Une ambiance moyen-moyen du côté de l'intégration dans l'équipe nationale. De grosses tensions en interne. Les communautés s'entre-déchirent. Les familles recomposées sont décomposées. Pas de place à l'humain. On suit le parcours sanglant d'un froid du cerveau (Creeper précisément). On règle ses comptes. On détourne accessoirement des avions (activité à la marge). Il n'y a pas qu'à Paris que ça balance pas mal. Detroit est bien placée dans la course au titre. Ne jamais faire confiance aux vendeurs d'armes. On visite Conant Gardens. On déjeune toujours avant une interpellation. Pour la boisson c'est Johnny W. qui s'y colle. On apprend que, je cite " la justice des Blancs n'est qu'une mascarade aussi douce aux puissants qu'elle est impitoyable pour les humbles (p.61). Chacun pourra interpréter à sa façon.
On développe des sujets très actuel tels que les dégâts causés par l'alcool, l'addiction aux substances illicites, qui veut le pouvoir et qui généralement prend le pouvoir.

Un bon dossier. 
Classement accompagné par l'Editeur, précisément entre le 2361 et le 2363. Très pratique ce système.

Blvd 




dimanche 19 juillet 2015

Le crépuscule des gueux, Hervé Sard

Tout plein de notes. Voyons voir...

Non ça c'est pour On the Brinks... C'est fait.
Ca c'est mon relevé de notes...
Ca non plus, c'est un torchon de mon huissier attitré...
Ca ??? Ah oui, c'est mon relevé bancaire. Accroché à mes factures (?)...
Tiens, tiens...Un recommandé du DRH,
Ah, et le loyer...
Ah ah ah ah.... A. Je te plumerai le ... !!!!

Ah ! Voilà !!!

Une prise de notes fébriles. Et pour cause. Une Lecture effectuée dans des conditions zépouvantables. Corps à corps de commuters. Transpiration, sueur et bavardage intempestif au programme. Conversation tél., etc. "En raison de la chaleur du froid de l'organisation du matériel défectueux et plein d'autres bonnes raisons nous vous informons que le train de votre destination dortoir est ..."



Le rapporteur du dossier ci-dessus référencé s'autorise à regarder la Société au travers d'un prisme, créé et usiné par une communauté de poches de sang, sans-abris, enfin si, avec abris. Mais sans filet. Enfin si... Sans problèmes... Si quand même... Je m'embrouille. Du bel ouvrage.

En tout cas, ce qui est certain, c'est que la société ferroviaire, non mise en cause bien sûr dans cette affaire, va résoudre sur le champ les problèmes liés à la sécurité. Pour les problèmes de promiscuité, circulez !
Les rambardes étaient mal assurées dit-on. Mais c'est faux ! Qu'à cela ne tienne ! La police enquête. On a retrouvé des suicidées trucidées décédées découpées dépontestrées décapitées sur les voies, propriété de l'Etat.

On nous informe en off que la police recherche des têtes. C'est étrange pourtant, car en général ce sont les dirigementeurs qui font cette sale besogne. 

On précise malgré tout, en dépit de cette absence (de têtes), que ce sont de très jeunes femmes. Le légiste de garde est formel sur ce point. Il nous précise que d'autres parties du corps peuvent permettre d'élaborer avec certitude un diagnostic précis. Un pro.

Pour l'heure, c'est Blond et sa stagiaire qui font le show.

L'enquête piétine. On est pas loin de chez les Gueux (une communauté située en proche banlieue parisienne). Aux dernières nouvelles un dingue est en liberté. Un récidiviste parait-il. Quelques années avant... C'est pour ça que chez les Gueux on a quelques fourmis dans les jambes. Deux pistes. La simple et la moins simple. La simple à la préférence des décideurs. C'est la piste la moins coûteuse. Mais c'est compter sans Blond. Prise de décision au plus haut niveau. On infiltre/exfiltre un ... Comment dire. On envoie Timothée.

Un peu fouillis, d'apparence, mais c'est normal, tant de choses à dire. Pourtant, à bien y regarder.

Ce rapport donne l'occasion de développer la célèbre loi ou théorie des emmerdements. On ose même mettre en avant la théorie de la tartine beurrée. On référence Lao Tseu abondamment. Une histoire de vide qui fait tourner le monde.

On aborde également le thème du suicide, des défis, du Grand Mal-être, du mal positionné. Il sort par le siège c'est un signe... La Terre omise du rejeté.

On ressort également un dossier de la Vie du Rail. Une histoire d'archet.

Question approvisionnement, c'est soupe aux orties et velouté de patates. On mange chichement mais équilibré.

On défend le droit à l'errance.

On fait un gros travail sur la castisation de la société. Le système s'affine. Les progrès sont flagrants.

On se ballade du côté d'Ermenonville. Invitation à la poésie, aux Arts.

Remerciements à Môme, Luigi, Lula, Krishna, Capo, Boc, Timothée, Blond, Christèle, aux animaux de compagnie et aux créatures terrestres, merestres et cielestres.    

Voilà.
Et pour agrémenter les belles nuits d'été. On n'oblige personne.

Ciao

samedi 18 juillet 2015

Dossier clos : l'affaire Bill Crane


Nom : Crane
Prénom : Bill
Année naissance : 1934 
Décès : 1983
Lieu de naissance :  
Sexe : masculin                        
Géniteur :  Jonathan Latimer (1906 - 1983)
Nationalité : Américain (US)
Age : 32 ans (non négociable)
Taille : nd
Poids : nd
Profession : détective privé
Siège social : Agence du Colonel Black - New York
Situation familiale : nd

Signes particuliers : d'apparence excentrique et toujours décontracté. Sens de la répartie (cinglante en général), ne renonce jamais à sa mission et n'a peur de personne. Travaille rarement en solo. Souvent accompagné par un ou plusieurs membres de l'agence.
Use largement de boissons alcoolisées. La gueule de bois étant salutaire à ses facultés déductives.
Adore les rouquines et se retrouve souvent dans des situations burlesques, façon Groucho Marx.

Les dossiers en question :



1 – Bacchanal au cabanon, 1950         Murder in the Madhouse, 1934
Trad. Jeanne Marquet                         Doubleday the Crime Club
Gallimard (Série noire n°60)


2 – La dernière semaine, 1937    Heades for a Hearse, 1935
Trad. Perrine Vernav                  Doubleday the Crime Club
Nouvelle Revue Critique (L'empreinte n°120)

Rééd. sous le titre :

Comme la Romaine (La dernière semaine), 1951
Trad. Maurice Azoulay & Jeanne-G. Marquet
Gallimard (Série noire n°89)

3 – Quadrille à la morgue, 1949    The Lady in the Morgue,1936
Trad. Minnie Danzas                     Doubleday the Crime Club
Gallimard (Série noire n°26)


4 – Les morts s'en foutent, 1949   The Dead Don't care, 1938
Trad. Gilles Malar                         Doubleday the Crime Club
Gallimard (Série noire n°40)





5 – Gardenia rouge, 1979        Red Gardenias, 1939
Trad. Claude Benoit                 Doubleday the Crime Club
PAC (Red label)

the 1991 reprint by International Polygonics, Ltd.
Une contrib' de Dan
Juillet 2015

mercredi 15 juillet 2015

On The Brinks, Sam Millar

Une petite fenêtre de tir… J’en profite.

- Alors comme ça, la politique peut résoudre les problèmes de religion de société ?
- I’ parait…



Une histoire vraie. Une guerre en vrai. Un séjour dans une vraie prison. Avec un vrai procès. Un vrai braquage. Un dossier en deux temps… C’est pour ça que ça a été un peu long. Et la mi-temps était un peu chargée.

Du lourd. Du pesant. Un témoignage sur les conséquences du fanatisme, de l’endoctrinement  et des luttes de …

A méditer avec patience et bienveillance.

Une belle brochette de « poches» et de « bons clients ». Un long voyage sursous-classé, Irlande/United States of America/Irlande. Pas de boissons rafraîchissantes. Un voyage très encadré. Avec de longues séances de méditation et de réflexion… Les jeux de hasard sont autorisés. Les isolements sont yoguiques. Les portiers cultivent l’excellence dans leur domaine. De vrais spécialistes. Rien à envier aux empereurs du milieu et des extrêmes.

Le rapporteur nous fait partager ses détentions. Les descriptions sonnent justes. Un enfer à quelques encablures du ciel et de ses astres radieux. 

Des problèmes d’écoutes aux portes. De ravitaillement. De chauffage. De manipulation. D’habillement. De logement. Et bien d’autres.
Le plus qui fait la déférence différence : une hygiène sous haute surveillance. Imbattable.
Pas la vie de château quand même !

Des thèmes en veux-tu en voilà : politique, religion, solidarité, trahison, survie, c……., trahison (encore !!!), solidarité, survie, eirennoc, politique, religion, trahison…  Le Monde en plein. Et pas un souffle d’air pour faire avance la machine. Une canicule sèche à faire fondre les neurones.

On apprend que « l’arbitre en chef »  (himself) est inconstant et, par nécessité, omnichiantscient.

Un braquage audacieux. Une cavale pépère. Et comme d'hab' : la boulette. Le développement du procès est un peu long. Mais pédagogique.

L’humour du désespoir est ici pratiqué avec hardiesse.
On essaye de garder confiance en tout ce qui se termine par ieu.
C’est pas gagné.

C’est bien dit. C'est bien reporté.

Les stoïciens sont cités.
On cite également les sages irlandais :
« ne jamais faire confiance à un type qui ne boit pas de whisky… et à un type qui en boit trop ».
On préfère faire confiance au diable qu’à son voisin de l’île d’à côté.

Avec M'sieur Millar, c’est tout ou rien. La vie faut la tartiner griller de tous les côtés. Ca dénonce… enfin dans la limite tolérée par les instances.

Avertissement : la duplication du modèle économique décrit dans cet ouvrage peut apporter des effets indésirables irréversibles. C'est bien de témoigner. Après c'est à l'appréciation. 

Que d'émotion ! Je prendrai bien une petite blanquette de veau (oui je sais !) avec un verre estampillé moonshine !
Sinon rien.
Merci.
Ciao
Blvd

lundi 29 juin 2015

6 - Le coffre fort de Madame Imbert, Maurice Leblanc

Dans la série 
"Je prends des notes, je classe et je fais un noeud à mon mouchoir pour éviter d'oublier"
"Je ne fais pas deux fois la même erreur" 
"Même les meilleurs peuvent avoir un coup de pompe"
"Le devoir de mémoire"



Arsène  fait dans l'humanitaire. Il vole au secours n'hésite pas à porter secours à la nouvelle Bourgeoisie Parisienne (la BP). Celle qui a colonisé les marécages du nord-ouest parisien lors de la grande épidémie de richesse mi-fin XIXè, obligeant ainsi les nouveaux riches à migrer têtes hautes vers ces contrées hostiles, les orteils fichés dans la vase. Un peu les bobos d'Haussmann.
On a les mêmes en ce moment du côté de la Croix de Chavaux. Un signe ?

Ludovic Imbert sauvé in extremis par Lupin. Une fortune ambulante qui s'aventure la nuit dans la mangrove (?).
Le coup est bien monté. Lupin est plutôt confiant. Son comparse, moins. Qu'à cela ne tienne ! Le futur gentleman est dans la place. Il vise les millions de mâme Imbert. Cent patates.
Et va-z-y que je te donne du sauveur, du M. Lupin. Sa misérable condition attendrit les époux. Imbert. On le nomme Secrétaire particulier.

Fayot !

Arsène Lupin se met au travail. Fabrication de téléscope, mise sur écoute de la chambrée du dessous. Un vrai marché de dupe. Tel est pris qui croyait prendre. Notre bonhomme n'a rien vu venir.
L'apprenti voleur est à bonne école.
Beau joueur, il s'incline. Humilité. Grande classe.

Une révélation pour Arsène. Il joue dans la cours des grands maintenant. Le cas qui l'a révélé...
Une vocation est née.
Le Montmartrois rentre dans les ordres.
Il ne faiblira plus.
Promis.

Merci Gervaise.

Bye

mardi 23 juin 2015

Une enquête du Poulpe : la route du rom, Didier Daeninckx

- Pas de raclée pour le Poulpe ce coup-ci ? T'es sûr ?
- Certain !
- C'est dommage quand même, ça l'attendrissait un peu.

Une aventure en France numérôtée 247 du Le Poulpe : Gabriel fait son cinéma. Un rôle taillé sur mesure. L'Espagne en fond. Une enquête de l'Amitié entre poul Peuples. Un burnout avant le grand saut. Consécutivement à un regrettable accident qui survient  dans les sous-sols d'un établissement scolaire. Arme à feu vs arme blanche.  1 mort à 0. La logique est respecté. C'est celui qui a l'arme à feu qui remporte le match. Pas besoin de faire appel au juge de ligne.

Mais c'est sans compter sur Gabriel le fidèle. 
On monte en gamme. L'avis de décès arrive par porteurs spéciaux. Le bistrotier réglementaire est dans tous ses états. Des Homing Human. Des vrais de vrai. La Terre, notre Maison... Enfin un truc approchant. Plus de frontières. La route infinie...

Ni une ni deux. Gabriel prend son baluchon après avoir réglé trois quatre affaires. Direction le Cotentin. 
Heure de pointe au cimetière de Corneville (?). Accueil chaleureux (selon la fournée). On met les pieds dans le plat. La communauté gitane est montrée du doigt et plus largement les Hommes et les Femmes qui voyagent tout le temps.

Remugles de la guerre (la deuxième). Le poulpe met un point d'honneur à nettoyer les salissures. Il décortique les archives. il questionne le badaud. Il interviewe grassement les grands hommes du coins. Il s'énerve mais se contrôle. 

On recensé un nombre important de sujets de conversation. S'il n'avait perdu son match, Jésus aurait pu d'ailleurs évoquer ses doutes sur le bien-fondé des frontières et de la détermination des nations. Mais au contraire...
On joue de la guitare. On improvise. On fait venir les copains et les copines : Bratsch, Gypsy Star, Monica Juasz Micjura alias Mistou, Pépa et Rona Hartner.
On mange beaucoup... et riche. Pour dire, on a servi durant l'enquête, une soupe de pois cassés avec lardons, des escargots aux endives, des huîtres pochées et des langoustines grillées (ça c'est quand tout est bien qui finit bien), un chapon de farce truffée sur lit de gifles girofles, une omelette à l'andouille, etc. etc. (bonjour le gros bide Gab'). Et c'est pas tout. Pour la picole pas de répit : gnôle de cidre, bière rousse,  Magnetic Pils, Champagne et trinquette les jours de fête.
On ne compte pas son temps (ça c'est bien)
La famille c'est la famille (ça aussi)
On déplore le manque d'engagement physique (quand même)
On parle des frères Lumière en terme peu élogieux
On propose même une recette médicinale à base de bergamote et d'huile de ricin.
Bref c'est un triste joyeux bordel.

Devlessa

Cadeau
https://www.youtube.com/watch?v=pT4IufMeyYA
https://www.youtube.com/watch?v=3MakL2mUZ4Q

Et complément de lecture : un abrégé des plantes médicinales de Madame Patou


dimanche 14 juin 2015

Mémoire en cage, Thierry Jonquet

Une jeune fille, victime d'un lourd handicap physique, qui répond au nom de Cynthia, fomente un coup d'état dans la structure d'accueil qui l'héberge. 
La gamine a ses raisons... Et l'arraisonner n'y fera rien. Le sabordage a beaucoup plus de sens dans le cas présent.

Un point de vue qui mérite une attention toute particulière. 
Une théorie du chaos commenté. Un "from scratch" illustré. Une ...  

Le couturier maison fait dans la dentelle. 
Une enquête inédite. Le commissaire Gabelou aux manettes. Les costards sont cousus mains. Made in Picardie. Les petits plats aussi. 
Une plongée dans le grand bain. Les ficelles, du métier, sont tirées, ingérées, digérées, expulsées. 
Les inadapté(e)s de la vie sociale (ou les adapté(e)s) sont en situation de conflit.. 

La liste des inadapté(e)s... ou desadapté(e)s (c'est selon)
Au menu du jour :

Une picarde qui cultive sa posture. 
Une conne et un salaud, main dans la main et les mains dans la m....
Un médecin non représentatif (?)
Une médecine, non représentative (?) également.
Un D... qui se prend pour un médecin (?)
Un être hautement testostéroné  
Des chefs d'entreprises,
Des pères absents,
Des hommes effrayés par les femmes 
Des poches effrayés par l'héritage des anciens
Des hommes de pouvoir,.
Et pour couronner le tout,

Des D. qui s'absentent momentanément.........................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................
Dans ces conditions...

Les thèmes (entre autres) : l'acharnement thérapeutique, l'éducation avec un grand E, l'abus de faiblesse, les relations mère/fils/fille.

Les milieux en cause
Le milieu médical
Le milieu des entrepreneurs
Le milieu des gens modestes
Le milieu des gens molestés
Le milieu des extrêmes

Fait remarquable : une superbe leçon d'entrepreneur (p. 43), digne de l'enseignement dispensé par nos plus Grandes Ecoles (avec un grand GE) qui traitent de ce sujet. Une fierté toujours d'actualité. Engagez-vous qu'ils disaient... 

Même Rimbaud, appelé à la rescousse, a été contraint de se rendre à l'évidence. Ecrire ou ne pas écrire...
On mise sur les écoutes,
On déplore et dénonce des viols sur mineurs...
On pleure tout simplement. En silence.

Le traitement de cette affaire est apprécié par le comité de Direction. Une approche intéressante. Un canon à voix multiples. Le poids ne fait pas la force, et inversement. Du compact. 158 pages maîtrisées.   

Le secrétaire de séance propose une lecture complémentaire. Attention, comme de coutume, pas d'obligation. Tout autre ouvrage sur l'éducation peut faire l'affaire. Ceux de post-guerre 68 sont pas inintéressants... Dans leur genre.  

La lecture associée : Emile ou de l'Education.

Une remarque : certains prénoms restent encore difficiles à porter. 

Bye
Blvd

samedi 6 juin 2015

Tirez sur le pianiste, David Goodis, Down There

- C'est donc qu'il n'y a plus aucun espoir alors blvd ?
- ???


Et une défenestration, une !

Sur le thème : on choisit ses amis mais rarement sa famille... Beaucoup de bave à laver et de valve à régler. 

De la culpabilité en grande quantité. 

Philadelphie 1956. Tout se joue au Harriet's Club. Une sorte de QG pour paumé(e)s. Ou quelque chose, comme qui dirait, d'approchant... 

Une ambiance de fête. 

Le musico de garde y fait d'ailleurs de belles rencontres... Et de moins belles aussi. Tout ne peut pas être tout rose aussi. Ca s'saurait. L'Artiste souffre aussi. C'est dans les gènes et les manuels de vendeurs de rêves. 

En bulk : 

Harriet, Clarisse, Lena, pour les copines.Morris, Heather, Eddie, Turley, un catcheur, l'aîné des Lynn, pour les messieurs. Pas tous des potes. 
On rencontre aussi des géniteurs dépassés. Comme toujours (?).

Les rendez-vous galants se négocient à coup de centimes. Les errances se font de nuit... de préférence, et habituellement par des températures avoisinant les - 20° C. Bataille rangée de boules de neige. Courses de voitures sur verglas. Ball-trap dans les bois.

Pas de fioritures. Pas de gémissements. Une histoire d'enfermement. Une filiation assumée. Une conscription de m.... Un combat d'anthologie entre un pianiste et un catcheur. Les phalanges sont mises à rude épreuve.   Les souris apparaissent et disparaissent. 

Franchement, le moral n'y est pas. C'est d'un triste. 

Eddie, le responsable de tout ce bordel, tente pourtant de garder le contact. Ca turbine sévère dans sa petite têt' de géniedéchu. Une ronde infernale. Les longueurs d'ondes sont dérangées. Comment veux-tu, comment veux-tu ... Une chose qu'on peut pas lui reprocher, c'est son esprit de famille. Ce qu'on ne sait pas, c'est si l'homme est mort... techniquement parlant. En tout cas on peut dire qu'il broye en simultané du sombre, du gris et du noir.

Pour décompresser et permettre de relâcher conséquemment tout se qui peut se relâcher :

Les repas sont préparés dans la cuisine du diable.
Les autorités soupçonnent un trafic de lait de panthère;
Pour l'écoute, on a à dispo Bud Powell et Bill Halley;

Je compléterai avec :
Et puis tiens un deuxième pour la route là aussi

Un dossier solide. Pas facile à aborder du point de vue d'aujourd'hui (imho). Nécessité de régler la radio sur l'onde idoine. Attention quand même aux interférences. Pour amateur avisé. 

Bye 

vendredi 29 mai 2015

Les orpailleurs, Thierry Jonquet

- Salut blʌd, alors tu vas à la rencontre de tes voisins ce soir ?
- Tu te fous de ma eule ? Et pis quoi encore ! Vu les derniers scores affichés sur la porte de ma mairie dernièrement, plutôt crever  me couper une main, oui. Et comme disait mon grand-oncle, maintenant au cimetière, deuxième rangée à droite, si tu veux pas d'emmerdes mon garçon, c'est chacun chez soi et tout se passera bien crois-moi !
- Penses-tu, c'est juste un peu de fièvre ! Une p'tite saignée et il n'y paraîtra plus.
- J'ten foutrai moi de la fièvre...
- Allez te biles pas... Viens chez moi on va faire un hôstopoly en attendant que la fièvre tombe.



- Trousseau !
- J'achète !
- Pitié !
- J'achète...

Au finish :

Pas lu dans jus. Mais le résultat est le même.
Un reportage tout en finesse qui nous rappelle nos droits et nos devoirs. 
Plongée dans l'univers de la CSP+. Une petite bourgeoisie parisienne bien ancrée.
Des mains qui disparaissent. De la viande avariée. Un voyage organisé en Pologne. Des juges et des flics embourbés dans leurs vies. Collaboration européenne. Trafic d'Argès, braquages, tueur en série, vol à la p'tit semaine.
Des enquêtes à choix multiples pour une brigade qui fait le pari de la solidarité. Les nouveaux sont accueillis avec bienveillance. Les anciens font bloc. Les patrons restent patrons.
On parle de transferts. Le tristement célèbre mercato des salauds.Une visite dans les règles de l'Arte.
Une enquête menée de main de maître. Un binôme d'attaquants (Nadia/Rovère) qui fait des étincelles. Des relations pèremère/fillefils. Chacun son bordel. 
Comme si on n'avait pas assez d'emmerdements...

Des références à Coltrane et autres jazzeux, et à Sarah Vaughan. 

Une piqûre de rappel n'a jamais fait de mal à personne... 
A méditer

Bye

P.S. Pour les chercheurs d'or, faudra attendre le dénouement. Patience, ça vaut le coup...



jeudi 21 mai 2015

Dossier clos : l'affaire Philip Marlowe

Nom : Marlowe 
Prénom : Philip
Année naissance : 1939 
Décès : 1959
Lieu de naissance : Santa Rose, Californie 
Sexe : masculin                        
Géniteur : Raymond Chandler (1888 - 1959)
Nationalité : Américain (US)
Taille : 1,80 m
Poids : 75 kgs (±)
Profession : Détective privé
Siège social : 615 cahuenga building
Situation familiale : nd

Signes particuliers : Philip Marlowe a 33 ans dans « The big sleep » il en aura 42 dans « The long goodbye ». C'est un détective privé incorruptible. Ses tarifs sont modestes, et il lui arrive de travailler gratuitement. 
Il habite toujours dans des appartements également modestes. 
Son bureau « minable » est situé au 615 cahuenga Building sur Hollywood Boulevard. Jamais de secrétaire. Toujours une bouteille de whisky dans son tiroir. Il boit modérément et apprécie particulièrement son célèbre Gimlet (moitié gin, moitié citron). 
Ses armes : matière grise et poings, et humour caustique. Utilise rarement les armes à feux. 
Il fait un peu plus d'un mètre quatre-vingts et pèse dans les soixante-quinze kilos. Brun aux yeux marron. 
Il fume pipe et cigarettes. Il est attiré par les femmes de caractère.
Désintéressé et courageux c'est un homme d'honneur qui a le dégoût de l'hypocrisie et le mépris de la bassesse.

Les dossiers en question :
(Première publication pour tous les livres)

1 – Le grand sommeil, 1948                  The big sleep, 1939
     Trad. Boris Vian                              Alfred A. Knopf (New York)
     Gallimard (Série noire n°13)


2 – Adieu ma jolie, 1948                     Farewell, my lovely, 1940
     Trad. Geneviève de Genevraye      Alfred A. Knopf (New York)
     revu par Marcel Duhamel 
     & RenéeVavasseur   
     Gallimard (Série noire n°12)
    
      Trad. revue et complétée par
      Cyril Laumonier dans
      Les enquêtes de Philip Marlowe, 2013
      Gallimard (Quarto)



3 – La grande fenêtre, 1949                            The high window, 1942
     Trad. Renée Vavasseur &                          Alfred A. Knopf (New York)
     Marcel Duhamel
     Gallimard (Série noire n°45)
     
     Trad. revue et complétée par
     Cyril Laumonier dans 
     Les enquêtes de Philip Marlowe, 2013                                                                           
     Gallimard (Quarto)

4 – La dame du lac, 1948                   The lady in the lake, 1943
     Trad. Michèle & Boris Vian           Alfred A. Knopf (New York)
     Gallimard (Série noire n°8)

5 – Fais pas ta rosière, 1950               The little sister, 1949
     Trad. Simone Jacquemont &          Houghton Mifflin (Boston)  &
     Jeanne G. Marquet                        Hamish Hamilton (Londres) 
     Gallimard (Série noire n°64)         
     


     Réed. Sous le titre :
     La petite sœur, 2013
     Trad. revue et complétée par
     Cyril Laumonier dans :
     Les enquêtes de Philip Marlowe,2013
     Gallimard (Quarto)


6 – Sur un air de Navaja, 1954               The Long Goodbye, 1953
Trad. Janine Hérisson & Henri Robillot   Hamish Hamilton (Londres)  1953 &
Gallimard (Série noire n°221)                 Houghton Mifflin (Boston) 1954
     
Réed. Sous le titre :
  The long goodbye, 2013
  Trad. revue et complétée par
  Cyril Laumonier dans :
  Les enquêtes de Philip Marlowe, 2013
  Gallimard (Quarto)

7 – Charade pour écroulés, 1959           Playback, 1958
     Trad. Chantal Wourgaft                    Hamish Hamilton (Londres) &
     Gallimard (Série noire n°515)           Houghton Mifflin (Boston)
     
     Réed. Sous le titre :
     Playback, 2013
     Trad. revue et complétée par
     Cyril Laumonier dans :
     Les enquêtes de Philip Marlowe, 2013
     Gallimard (Quarto)
  
8 – La dernière affaire de Philip          Marlowe Takes On The Syndicate  ou
     Marlowe ou Le crayon                  The Pencil, 1958
     (Nouvelle), 1962                        
     Mystère Magazine (Revue n°172)       London Daily Mail 6-10 avril 1959 &
     Puis dans le recueil de nouvelles :        Manhunt en 1960
     Un été anglais, 1980
     Trad. Jacques Martinache
     Presses-Pocket (n°1909)

9 – La Source aux caniches, 1970                   The poodle springs story
     Inachevé                                                     Inachevé à sa mort le 26 mars 1959
     Trad. Michel Doury                                     publié dans le recueil posthume :
     Christian Bourgois (Lettres I de Raymond    Raymond Chandler speaking
     Chandler)                                                    Hamish Hamilton (Londres) 1959 &
                                                                        Houghton Mifflin (Boston) 1962
                                                                    
     Achevé par Robert B. Parker                      Poodle springs, 1989
     sous le titre Marlowe emménage, 1990        Putnan Berkley group
     Trad. Janine Hérisson     
     Gallimard


                                                                                               
Une contrib' de Dan
Mai 2015 

vendredi 15 mai 2015

Les femmes ne sont pas des anges, Peter Cheney, Can Ladies Kill



Encore une histoire de c.. ? Pas sûr... Une relation épistolaire compliquée. Très Certainement.

C'est Marella, la bourgeoise, qui fait chavirer le navire et entraîne tout le monde à la baille. Par chance, les naufragés ont réussi à remonter sur le pont sains et saufs, mais on déplore malheureusement la fin tragique de la dame. La brigade fluviale a repêché hier soir son corps inerte dans le canal port. Une bien triste nouvelle. C'est la tête docteur qui a le plus souffert. Une infiltration par les narines est la cause la plus probable.
On assiste dès lors à un chassé croisé de première. Des engueulades savoureuses. Des accusations abusives. On sort les flingues. On manipule... Les femmes sont en première ligne. Les hommes juste derrière... Au cas où...

L'intervention des forces spéciales des Etats-Unis d'Amérique s'impose. consécutif à une menace enregistrée préalablement à tout ce bordel. On  dépêche de toute urgence à Burlingame l'agent très spécial Lemmy Caution. Habitué aux gros temps, Lemmy Caution prend le gouvernail. Une progression tout en douceur.

Juste pour recadrer, Lemmy, c'est un sportif, habile, fin, un esprit agile, romantique, dragueur, un peu dragon bleu sur les bords, buveur de bourbon, beau parleur, il fait tourner sa langue, son cerveau et son Lüger autant de fois que nécessaire. C'est à dire souvent pour ne pas dire tout le temps. Il ne rechigne pas à la tâche. C'est le genre de type qui est capable de prendre un avion pour Los Angeles uniquement pour aller tailler une bavette de cinq minutes avec un des protagonistes de l'histoire. Un être évolué. Equilibré. Entier.  Bien dans ses trousers. Limite envahissant.

Au-delà du naufrage, c'est plutôt la tournée du postier qui a tout foutu en l'air. Des lettres qui apparaissent, disparaissent, s'égarent. Réapparaissent. Les manuscrits sont pourtant calligraphiés à l'encre bleu turquoise. Ca excite les neurones de l'enquêteur. 

En vrac : disparition. Mort avant noyade. Extraction de balle. Pain de glace. Avocat véreux. Chinatown illuminée. Les quais des docks de San Francisco sont glissants. Des histoires à dormir debout. Caution avance bélier aux bras. A l'ancienne. On écoute tout le monde. Sans exception. On se formalise pas. On fait des recoupements. Pas de place aux épanchements. Une histoire vaseuse d'adultère. Suspicion de trafic de soie et de substances illicites. On référence Diogène (le Sinope assurément). Pour la forme.    

Qui a dit que les textes anciens ne valaient pas plus qu'un aller-retour de banlieusard ?
Les niveaux sont multiples. Chacun peut adapter son rythme. Pas de méthode globale. Personnalisation de l'approche. Ca peut en rebuter plus d'un. C'est fait pour... Tant que la règle des 80/20 est respectée ça va bien.

et pour la mise en perspective (?)  


bye

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...