mardi 17 mai 2016

Coeurs solitaires, John Harvey, Lonely Hearts


La Direction s'engage :

Attention rare : ce livre (un peu écorné à présent) a vu : la mer d'Iroise, la Manche, la campagne bretonne, les bourgs et cités de la terre du bout, la campagne du bas des Hauts de France, la Grande Citém'uzée - le parc d'attraction pour Gens Zézé trèszézé -,  les transports en commun, les routes secondaires, les twa.lɛt du Père Cando, le fond de la poche droite du pardessus de Blvd, le bistrot de la Mère Cantine (la table dans le fond à gauche). Il faut bien dire quand même qu' ... il n'a pas vu l'Alsace et la Lorraine, les dessous de la Loire, les poussières et toiles qui gisent au-dessus du meuble de cuisine et la les chats de la voisine.

Ce livre a été tenu à deux mains et à bout de bras, et à une main chaque fois que nécessaire, fermement et avec enthousiasme.
Il a été un bon bout de temps dans le champ de vision de Mâm' Moitiez. Sans conséquence particulière.

Ce texte porte le numéro 91 dans le classement 100 des Amis.



Donc :

Charlie Resnick, flic anglais, petite quarantaine, une tendance à l'embonpoint, le visage fatigué.
- Les cabines anglaises étaient encore debout. Le beeper faisait une timide apparition- un mariage raté, des horizons restreints (pour ce désagrément consulter Tchouang Tseu). Une ambiance qui transpire la morosité. Le train train du quotidien d'un commissariat de quartier. Série de cambriolages. Femmes assassinées. Enfance maltraitée et abus de position dominante. Et bien d'autres. La base.
La police ne se plaint pas. Pas encore.
Inadaptation aux changements d'époques. On étudie attentivement la nostalgie (l'arthrite de l'esprit), les relations de couples, les relations entre humains, les interactions et transfusions entre poches de sang consentantes.
On aborde le thème de la solitude, de la recherche de l'âme soeur, du mariage, de la vie couplée, du chacun chez soi et, kɔ̃.kɔ.mi.ta.mɑ̃, de celui des enfants en milieu hostile.

On déconstruit lentement.

On mange à l'anglaise (et c'est heureux)  :  sandwiches fromage oignons, pastrami moutarde, quiche, frites, salade de pomme de terre, oignons à la ciboulette, charlotte à l'abricot.
On déplore l'absence de petits pois mentholés.
On humidifie le tout avec du vin blanc/soda et de la vodka.
On clin d'oeil Jack Kerouac.
On sifflote avec enthousiasme les saltimbanques disponibles :  Billie Holiday, Franck Sinatra, Chopin, Elsner, Lutoslawski, Stevie Wonder..
 
Une étude troublante sur l'état de l'humanité en milieu urbain

Un dossier solide. A classer du côté des commissariats répertoriés. 
La Direction n'envisage pas de se procurer tous les rapports de Resnick et d'éplucher tous ses compte-rendus d'audience. Elle prévient le lecteur qu'en cas de récidive il sera plus judicieux de prendre plus de notes.
Elle regrette, tout est de sa faute, un petit moment de flottement en pleine mer, mais à l'approche des côtes le moral des troupes s'est amélioré.

Un texte miné de tout plein de jolies attentions et intentions. On envisage même de s'échanger les mouchoirs (propres ou pas).  
 
Spécial remerciements aux amis partageurs.

Goodbye

vendredi 6 mai 2016

Dossier clos : l'affaire Martin Beck





BIBLIOGRAPHIE de Martin BECK
Personnage crée en 1965 par Maj SJÖWALL (1935) & Per WALHÖÖ

(1926-1975) – Suédois.

Martin Beck est un policier suédois entré dans la police à vingt et un ans comme agent de la circulation. 
A vingt huit ans il devient inspecteur principal. Dès sa troisième enquête il est nommé chef de la brigade 
criminelle de Stockholm. 
Il vit et travaille dans cette ville. Marié depuis une quinzaine d'année (à partir de « Roseanna ») il a deux 
enfants de treize et quinze ans. Les rapports avec sa femme se dégradent. Elle lui reproche de délaisser 
sa famille au profit de son travail. 

Ils se séparent (dans « Meurtre du Savoy ») et il rencontrera une autre 
femme, Rhea Hielsen (dans « La chambre close »). 
Gros fumeur, buveur de café, insomniaque. Il souffre de plusieurs maux 
et n'est pas dans une excellente forme. 
Martin Beck est un flic consciencieux, méthodique et intègre, d'une grande 
efficacité sur le terrain. Médiocre tireur, il est grièvement blessé (dans 
« L'abominable homme de Säffle »). 
Les enquêtes sont menées collectivement, avec Lennart Kollberg son adjoint, 
ancien para, bon vivant, toujours de joyeuse humeur, intelligent et perspicace, 
et Gunvold Larsson, son second adjoint, dandy doué d'une force physique 
prodigieuse. 
Gravitent autour de ce trio, Melander, un flic rigoureux et logique, et 
Stenström, le benjamin qui sera remplacé par Benny Skacke après sa mort tragique. 
Pour compléter, Kristiansson et Kvant, deux flics de base. 
Tout ce beau monde est sous les ordres de Hammar, le divisionnaire dont l'occupation principale consiste
à ne rien faire. 
Les enquêtes que doit résoudre  Martin : le viol et l'assassinat d'une jeune étudiante. Partir à Budapest à la recherche d'un journaliste disparu. Les crimes commis par un pédophile. Le massacre de neuf personnes dans un bus. La criminalité à l'échelle internationale. Un trafic d'armes avec l'Afrique du sud. L'assassinat d'un commissaire de police. L'attaque d'une banque et l'assassinat du premier ministre Suédois. 
Martin Beck est confronté à l'évolution brutale de son pays et sent que certaines
choses lui échappent. Il prend conscience des décisions arbitraires d'une hiérarchie incompétente et bureaucratique.

Les dossiers en question :

1 – Roseanna, 1970                                  Roseanna, 1965 Trad.
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch     Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
                                                                 Planète

2 – L'homme qui partit en fumée, 1971      
      Trad. De l'anglais par Michel Deutsch
      Planète
Mannen som gick upp irök, 1966
Norstedt & Soners Forlag, Stockholm



3 – Elles n'iront plus au bois, 1970
      Trad. De l'anglais par Michel Deutsch
      Planète
 Rééd. Sous le titre : L'homme au balcon, 1985
                                         10/18 : (Grands détectives n°1717)
 
                                        Mannen pa balkongen, 1967
                                        Norstedt & Soners Forlag, Stockholm

4 – Le massacre de l'autobus, 1970               Den skrattan de polisen, 1968
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch          Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
Planète
Rééd. Sous le titre : Le policier qui rit, 1985
10/18 : (Grands détectives n°1718)

5 – Feu à Stockholm, 1972                     Brandbilen som  
                                                               Försvann, 1969
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch      Norstedt & Soners Forlag, Stockholm Planète
Rééd. Sous le titre : La voiture de pompiers
disparue, 1986
10/18 : (Grand détectives n°1746)





6 – Martin Beck et le meurtre du Savoy, 1972      Polis, polis, potatismos !, 1970
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch                   Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
Planète
Rééd. Sous le titre : Vingt-deux v'la des frites, 1986
10/18 : (Grands détectives n°1759)

7 – L'abominable homme de Säffle, 1987             Den vedervärdige mannen frän Säffle, 1971
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
10/18 : (Grands détectives n°1827)

8 – La chambre close, 1987                                     Det slutna rummet, 1972
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
10/18 : (Grands détectives n°1865)

9 – L'assassin de l'agent de police, 1987              Polismördaren, 1974
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
                               10/18 : (Grands détectives n°1876)

10 – Les terroristes, 1987                                      Terroristerna, 1975
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
& Joëlle Sanchez
10/18 : (Grands détectives n°1890)
Les éditions Payot & Rivages (coll. Rivages noir) ont réédité entre 2008 & 2010 la série complète
de Martin Beck.

Une contrib' de Dan
Mai 2016




vendredi 22 avril 2016

Il est très difficile d'attraper un chat dans une pièce sombre, surtout s'il n'y est pas, Bruno M.



Une enquête à la "Papa".

Un ex-flic se transforme brutalement en détective privé à la suite de plusieurs concours de circonstances et soutenu par plusieurs béquilles. Dont une intermédiaire qu'il a fallu circonscrire définitivement pour des raisons sanitaires.

Finalement, c'est Simon, l'ami fidèle, et Wolfgang, le joueur de pipeau, qui se sont chargés de la besogne reconversion.

(off)
Affinage du profilage dans les caves du bout du monde : nous, dans le comité, on est plus pour les italiens et Offenbach. On a bien essayé Massenet et son Mage, mais on a échoué. Trop pointu pour nous zôt'. C'est ainsi. Il faut l'accepter humblement. Et petite précision, nous dans le comité (re-dite utile), même quand on aime on ne met pas en boucle... Mais on comprend l'insistance.

(on)
Une disparition (encore) inquiétante. Celle de la fille d'un père qui n'ose envisager l'horreur. Et on le comprend bon sang !         

Pas de quoi fouetter un chat ? Les antispécistes apprécieront. En tout cas, pas vu la queue d'un ! Sur ce point, on est mieux servi chez Resnick...


Bon, je m'égare...

Les thèmes : manipulations, emprise sectaire, alcoolisation à outrance, pouvoir Pouvoir en berne. Une enquête à l'ancienne (?) - ça veut rien dire Blvd. - Je confirme - .
La viticulture comme liant, les cloportes en pleine métamorphose et les récitatifs occultés (dommage!).

Un peu tordu. Mais pour un Goiste, rien de plus banal. Tant que la partie n'est pas finie tu ne sais pas si tu as gagné la partie. Mon oeil, tiens !

Sinon, on boit des décoctions en tout genre en version boule de feu et on écoute Gone Dead Train comme
on peut vu qu'en ce moment c'est la 2G qui fait le forcing dans l'atelier de lecture. Pas grave.

Par contre impossible de remettre la main sur le nom du détective et le dossier est retourné là où il a été exhumé par mégarde.

Bye
   

samedi 16 avril 2016

Patagonia tchou tchou, Raul Argemi

- Tu repars déjà ?
- ...
- Et on peut savoir où tu vas ?
- Au bout du monde !
- Lequel ?


Embarquement immédiat dans un petit train (l'ex-?) touristique de la Patagonie. Deux wagons. Un à l'avant et un à l'arrière. Avec espace BBQ et aménagement pour parties fines.
Rien de tel pour se changer les idées.

Une démonstration réussie de la loi de Murphy sous la croix du sud. L'équipe réquisitionnée est plutôt mal préparée aux longs trajets. Encore un problème de recrutement. Les plans sont - et ne resteront que - sur la comète.

On ne va pas vous lire le carnet de bord, et impossible de mettre la main sur la boite noire, mais ce qui est sûr dans ce coin du monde, comme dans tous les autres, c'est que les certitudes ne font que vaciller. 

Un retour aux sources. Une certaine idée du voyage organisé des poches de sang. La route en tant que telle. Une réflexion pointue sur les tenants zé aboutissants. La famille au coeur du débat. Les convives aussi. Les voyageurs également. Imprudents ou non
.
Au programme :  l'évasion de Beto, philosophe malgré lui. La subtilisation doit intervenir quelque part en Patagonie. Déchaînement des éléments.
 Prises d'otages. Naissances contrôlées. Braquage de salaires en primes. Usurpation d'identité. Rapports entre politicants et politiqués. Réalisation des rêves en tous genres. Conduite de loco. Organisation du match de foot de la convivialité et de la fraternité (?). Un froid de canard. Non, ce n'est pas la période de Noël. La remise des cadeaux est reportée. 
 
Pour mieux comprendre (?) : c'est Butch Cassidy qui est à la manoeuvre. Un rejeton du nominé, d'après ses dires. Bairoletto est également de la partie ainsi que Sundance Kid. Pas les vrais bien sûr. La police veille comme d'hab'. Navrée.

Les armes : sont d'un autre temps

La boisson est nationale.
 
Le sujet d'actualité : la fin annoncée du chemin de fer de la liaison humaine

La règle de base : en toute circonstance toujours privilégier le wagon de tête ou de queue.

Quelques réflexions de haute volées : 
Une vague ne fait pas la mer (?)
Les policiers sont des animaux d'habitude (??)
Si ça ce n'est pas la mort, alors la mort n'existe pas ! (???)
Et... 
Quand un homme est absent son pays meurt et il ne peut plus y retourner (????).

Travaux pratiques (correction semaine prochaine) : le paradoxe du grand-père

Compléments :


Lecture simultanée

Visionnage simultané

Animation musicale (initiative personnelle) : gaucho

Un dossier intéressant sur l'opportunité ou non. Chacun appréciera.

- Le dernier arrivé est un ......................................... 

jeudi 24 mars 2016

L'accident, Frédéric Dard

Roulenambeurreouane : urgent de stopper la progression du venin !

- Tu crois que ça va tout rentrer dans ton cartable ?
- T'inquiète, je prendrai mon goûter à la main.

vendredi 18 mars 2016

Casse-pipe à la Nation, Léo Malet

- T'a pas l'air dans ton assiette Blvd ?
- Mon rempailleur est passé à la tivou hier. Il m'a suggéré à demi mot de travailler au-delà de toute espérance... 
- Si c'est que ça, je peux t'aider à l'arraisonner
- Tu parles ! Amène-le plutôt à la foire du Trône ! 

Un pavé de deux cent cinquante et une pages jaunies (graphie parfaitement lisible) version 1974, réédition d'un texte de 57 (bien après J.C., du XXè siècle précisément) dans lequel on attaque le XIIè (arrondissement) par le flanc gauche ou droite (selon sa géolocalisation)... Alésia n'est pas tout près.

Quoi de plus difficile à faire admettre que la vérité. Contraint de descendre de son trône, Burma, après un passage éclair à la gare de lyon agrémenté d'un rendez-vous manqué,  fait une virée à la foire du trône (version place de la Nation). Fidèle à ses engagements il s'investit avec vigueur dans une bagarre à l'aplomb du grand-huit. On compte un mort à l'arrivée. Un soi-disant natif de Meaux (?). Un marseillais en réalité.
Déclenchement de l'enquête illico.
Le détective de choc avance comme il peut avec sa légendaire veine insolente. Mais ce ne sont plus des casseroles qu'il traîne. C'est toute la brigade d'un trois étoiles micheliné. On dénombre dans les cuisines, sa carcasse en personne, des marseillais, des négociants en vin, une secrétaire tire au flanc (attention cliché), un commissaire de la tour pointue (ne pas confondre avec la barque du même nom), des flics du XIIème - l'équipe locale joue à domicile. Se raccrochent également à la toque, les résidents du cru, une exfiltrée de l'année passée, des copains/ines : Gigi, Jacques, Benoît, Philippe, Josée, une jeunette effarouchée, un journaliste à la bonne, des petites frappes, du gros calibre et une petite vieille dame qui fume comme un pompier et fait du gringue à Nestor. La totale !    

Ajustement du masque et du tuba pour une plongée dans les ruelles et les cuves de Bercy. Disparition retrouvailles, redisparition, reretrouvailles. Le dirlo met à profit la technique du carroussel. On se méfie de la bêtise qui cache très souvent la méchanceté (texto). Les gamines volent des bagnoles. Les interrogatoires sont agrémentés de pommes de terre. Balade forestière. On plane au-dessus de la canopée du XIIè. Burma écolo avant l'heure? A vérifier. Les flics travaillent main dans la main. Avec quelques coups de pieds au c.. qui se perdent ici et là. Tout ça pour virer à une chasse au trésor bien orchestrée et une arnaque aux accidents.

Le procès verbal de fin de partie est en bonne et due forme. 

C'était une époque où l'on roulait encore en traction et envoyait des photos par bélino. Une époque où l'on enfermait systématiquement les jeunes filles dans leur carrée.

L'abbé Pierre est cité. Jacqueline Joubert également.
Proposition de jumelage de Paris avec Marseille.
Ambiance musicale Harry lime theme

A déplorer : quelques écarts de langage et points de vue. A surveiller. On évoque des vapeurs d'alcool qui fuitent des cuves et des persistances sociales.

On flatte l'électeur les lecteurs de romans policiers. 
Il n'en faut pas plus pour étoiler classer ce texte à côté des autres. 

Blvd

jeudi 3 mars 2016

Les disparus de Saint-Agil, Pierre Véry

Les disparus de Saint-Agil (1935)

Pour amateur(e)s de symboles et d'architecture : aujourd'hui nous allons étudier la croix grecque et la croix du sud.  

Approche en douceur. Dans ce texte, point de femme Mérinos, mais un squelette, un suicidé - soupçonné d'assassiné -, un moniteur, un enquêteur, un directeur de collège, des professeurs toutes catégories, un relieur économe, un buveur, des faussaires, des enfants de l'époque pré-première Grande Guerre, des courageux, des naïfs, des bloqués du complot. Et bien d'autres. 

Dans un contexte de guerre imminente, une succession de disparitions d'enfants est constaté dans un collège de Meaux. Les disparus font partie d'une confrérie association très secrète nommée Chiche-capon et qui a pour objet d'établir un pont humain avec l'Amérique du nord et d'y faire fortune. La déclaration a été faite en mairie en 1913. L'entreprise n'est pas aisée. Peu d'adhérents. Trois. le n°7, le 22 et le 95.

L'enquête est confiée à Monsieur Raymon, prof de gym, inspecteur infiltré.  
  
Bagarre, alcoolisme, surveillance rapprochée, disparitions inquiétantes (sans trop s'inquiéter), marches forcées, blagues potaches, étourdissements, ambiances de m...., mysticisme agressif, parades belliqueuses, lutte greco-romaine, pauses au café du coin. Salles de jeux, cigares et cigarettes. Etudes graphologiques, parties de cache-cache, écrivains en herbe, L'aventure. 
On est dans un monde d'hommes. 'Y a pas ! Seule entorse au règlement, une paysanne bienveillante, mais mal entourée. Ou l'inverse. 

A l'époque, les terrassiers de café avaient déjà noté que certaines femmes de la ville étaient "supérieurement roulées" et certains racontaient même, avec un sourire en coin, les chroniques galantes de la gentry de Meaux. 

Toujours à la même époque, les écolos commençaient à claquer des dents montrer leurs dents. On apprend à ce sujet, de sources sûres, que les banquises étaient encore plus hautes que les paquebots. Mais jusqu'à quand ? On pataugeait en plein désarroi et plus encore, dans le canal de l'Ourcq.
Les temps ont bien changé. 

Un "qui c'est qui l'a fait" dans les règles de l'art. Avec tout le développement intégré. Procès verbaux fournis. Le rapporteur est un homme de dossiers : notes, résumés, croquis, agendas. 
Arrivée de la cavalerie après la bataille.  

On développe la loi des similitudes. 
Certain(e)s ont la maladie du papier timbré (?). 
Souvenirs d'enfance. Une envie d'amérique (?). Une envie d'autre chose.
On joue la marche funèbre de Chopin... Et on arpente les quais de la Marne. Côté moulins.
Nick Carter est référencé. L'agence Pinkerton mentionnée.
Une brève évocation de Dante, niveau purgatoire (le sas de décompression)
La couleur jaune tient sa place. Le pourpre également.
Pour les boissons en terrasse, on recense le madère, l'absinthe et le malaga. Et en lieux clos : le rhum principalement, et l'eau rougie.

Un dossier envoûtant. Grave et joyeux. Intrépide et sage. Une frontière. Une évocation de rite de passage de l'enfance au monde adulte. Tout plein de mots, d'expressions, d'accents circonflexes, d'émotions, d'histoires. Une ambiance. Un rêve. Un lien qui tient bon... 

Les Pèlerins sont attendus toute l'année en gare de Meaux.  

Conseil : durant la période d'octobre prévoir des vêtements chauds en laine mérinos de Barbarie (la meilleure). 

Lecture simultanée : 
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"Vous pouvez aller !"
ʃiʃ-ka.pɔ̃

dimanche 28 février 2016

Dossier clos : l'affaire Kurt Wallander

Nom : Wallander
Prénom : Kurt
Année naissance : 1991
Décès : 2015
Lieu de naissance :   nd
Sexe : masculin                       
Géniteur : Henning Mankell 
Nationalité : suédois
Age : 
Taille : nd
Poids : nd
Situation familiale : divorcé 
Profession : inspecteur de police 
Résidence : Ystad

Signes particuliers : 

Kurt Wallander est inspecteur de police au commissariat d'Ystad en Scanie. C'est un flic profondément humain. Il travaille dans une région (pays nordiques) où la criminalité sévit comme ailleurs, plus dissimulée, mais non moins violente. Le froid, les longues nuits incitent à la morbidité. Les meurtres sur lesquels Kurt enquête sont tous plus horribles les uns que les autres. Les résoudre l'emmène dans les coulisses d'une société véritablement en décomposition. Pessimisme et noirceur, il n'y a plus de bien ou de mal. Chacun revendique son propre droit. 

Wallander est un flic dépressif. Sa vie privée est mélancolique. Il divorce de sa femme « Mona », puis a une relation amoureuse avec « Baiba Liepa » qui le quitte pour un ingénieur. Sa fille Linda, serveuse dans un restaurant et élève d'un cours de théâtre, fait une tentative de suicide. Elle intègre finalement à son tour la police. Quand au père de Kurt, il peint toujours les mêmes toiles et finit tout doucement par s'éteindre. 
Kurt n'a guère de hobbies à part l'opéra italien qu'il aime beaucoup. Sa santé n'est pas des meilleures, et il découvre qu'il est atteint de diabète. Sa mémoire de flic disparaît dans les profondeurs de l'hiver. Il oubliera de faire sa piqûre d'insuline, la suite est inéluctable.
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Les dossiers en question

Série dans l'ordre chronologique (première publication pour tous les livres)

1 - la faille souterraine                                   Pyramiden, 1999
et autres enquêtes, 2012                               Orfront Förlag,
Recueil de cinq nouvelles                              Stockholm                  
Trad. Anna Gibson, Seuil (Seuil Policiers)

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2 – Meurtriers sans visage,          Daredare tan transite, 
1994, Trad. Philippe Bouquet     1991, Ordfront Förlag,
Christian Bourgois                       Stockholm

3 – Les chiens de Riga, 2003      Hundarna i Riga, 1992
Trad. Anna Gibson                     Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                   Stockholm

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4 – La lionne blanche, 2004          Den vita lejoninnan, 1993
Trad. Anna Gibson                      Ordfront Förlag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)

5 – L'homme qui souriait, 2005        Mannen som log, 1994

Trad. Anna Gibson                          Ordfront Förlag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)


6 – Le guerrier solitaire, 1999          Villospar, 1995
Trad. Christofer Bjurström               Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                        Stockholm

7 – La cinquième femme, 2000                  Den femte kvinnan, 1996
Trad. Anna Gibson                                    Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                                 Stockholm

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8 – Les morts de la saint-Jean, 2001   Steget efter, 1997
Trad. Anna Gibson                             Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                           Stockholm

9 – La muraille invisible, 2002          Brandvägg, 1998
Trad. Anna Gibson                          Ordfront Förlag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)
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10 – Avant le gel, 2005                   Innan frosten, 2002

Trad. Anna Gibson                          Leopard Fölag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)

11 – Une main encombrante, 2014                                    Handen, 2004/2013

Trad. Anna Gibson                                                            Leopard Fölag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)

12 – L'homme inquiet, 2010           Den orolige mannen, 2009

Trad. Anna Gibson                        Leopard Fölag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)


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« Il n'y aura pas d'autre enquête avec Kurt Wallander »
Hennig Mankell
Göteborg octobre 2012

Une contrib' de Dan
Février 2016

jeudi 25 février 2016

Grossir le ciel, Franck Bouysse

- Ce document, dans sa version Livre de poche, est estampillé "Prix des lecteurs (et lectrices aussi ?) Sélection 2016".
- Ok, c'est bien noté !

Une ambiance délétère dans la zone Cévenole. Ce dossier ne bénéficiera pas du soutien des épisodes du même nom. Pas la bonne saison. Le blanc manteau neigeux colle déjà aux godasses.

Gustave, habitant endémique des Cévennes, est au-dessous de tut ça. Il accepte la valse des saisons sans broncher. 'Y manquerait plus que ça! Garçon vacher depuis sa pas si tendre enfance, il s'investit sans rechigner dans sa petite entreprise d'élevage. Solitaire, taiseux, toujours un chien à la cheville, arrêté par ses idées, et des idées par brassées. Son enfance fut comme on dit, avare de joies, de douceurs d'amour.  Ses parents (tous deux décédés, attention il y a un piège) ont traîné dans sa tête toute une brassée (redite) de réflexions.... Non-dits, claques volantes, humiliations, remises aux normes... Heureusement qu'il y avait la mémé. Une sage Dame. Avec une âme de celle qui porte aux questions toute son attention (texto). Mais pas de bruits. Pas d'esclandre. Les portes sont bien gardés. Les secrets de famille (eh oui, c'est de ça dont on parle) peuvent dormir tranquilles. La solitude également fut, et reste un grand thème de la vie au grand air. La nature peut être rude et dure avec ses rejetons. La vie au bout d'un fil. Tristesse. 

A défaut de passer ses vacances dans la poudreuse (quoique...)  Gus va, en plein milieu de sa vie, le célèbre nel mezzo del camin' di nostra vita, tourner dans une séquence digne des plus grandes aventures statiques de la ruralité. On est côté France. Une période difficile. L'abbé de l'hiver 54 vient de restituer son âme au seigneur. Ce fait marquant, colporté par les médias va bouleverser à jamais le Gus. Rien ne sera plus jamais comme avant. Pour dédramatiser un peu, on a bien essayé de rameuter tout le quartier pour la fête des voisins, mais rien n'y fit. Seul Abel a répondu présent : son aîné de vingt ans, classé également dans la catégorie solitaire, taiseux, etc.. Les deux bonzhommes s'accordent bien. Le petit rouge toujours sur la table égaie la party... La gnôle de prune est couleur urine de boeuf. Les oeufs sont décoquillés. Les grives auraient pu être au menu. Des coups de feu. Du sang sur la neige. Des peurs canines. Du bon lait chaud au petit déjeuner agrémenté de Gitanes (probablement des sans filtres - les plus juteuses - un remémorement joyeux)...

- Bon, ce n'est pas le tout Blvd, mais faut avancer, il y a d'autres lectures à chroniquer, un Pierre Véry notamment, qui hurle dans la pile pal. Mille et quelques pages. Le tome I d'une ébauche d'anthologie.

Dans la vallée, la neige n'arrange jamais rien. Elle ne désordre pas non plus. Seuls  quelques comportements étranges sont à déplorer ces derniers temps. Des visites de courtoisie. Des démarcheurs tenaces. Il y a des raisons. Il y a toujours des raisons. Religieuses, politiques, sociales, personnelles... 

Le bois est encore un peu tendre. Des contes à régler dans la gorge de Gus. On ravive les tensions. Rien n'y fait. Les frimas de l'hiver sont bien là. Et les fins de cycles sont portées par des vents tristes.   

Une belle écriture. Sophistiquée. Couchée dans les draps du temps qui passe. Les relations père/fils à l'honneur. Les frères/frères sont également présentes.  

On n'oublie pas les gros bras. Les Massey, et les Claas sont de sortie. Par contre, le Poclain est absent. C'est dommage. Il  a dû être enseveli sous la terre avec tous les indésirables.

Un roman Policier ? Comme annoncé. Pas sûr. Un polar social ?  Faut voir. Un polar rural ? Comme y disent en ce moment... Possible.... 

A classer. Pour plusieurs raisons.

 

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...