lundi 13 janvier 2014

Il était une vieille femme, Ellery Queen



Actu


- Hey Blud, c’est quoi cette embrouille de flingues cachés dans les buissons. Ce n’est pourtant pas Pâques que j’chache ?

Invitation officielle chez les Potts. Les rois de la grôle. Poussez pas. Y'en aura pour tout l'monde. Tout à 3,99 $. Une putain de fortune gérée d'une main de fer par la matriarche, une mère qui, comme toutes les mères (?), aime les faibles et hait les forts..
Au dernier recensement, la famille était constituée d'une première portée (la PP), deux fils , une fille, porteuse d'un gène étrange (?) ; de trois mômes supplémentaires issus d'une deuxième saillie, la portée Cornelia-Steve (la CS), qui a respecté semble-t-il le cahier des charges standard en vigueur (?) ; Une mère, ci-dessus présentée et un père (celui de la CS).
Ca c'était avant. Parce que depuis quelques temps,

mercredi 1 janvier 2014

Dossier clos : l'affaire Ed. Cercueil & Fossoyeur


Noms : Ed. Cercueil Johnson et Fossoyeur Jones  
Année de naissance : 1957
Décès : 1984
Sexe : masculin
Géniteur : Chester Himes (1909 - 1984)
Nationalité : Américains
Profession : inspecteurs de police
Signes particuliers : sillonnent les rues de Harlem tous deux vêtus d'un pardessus élimé et d'un chapeau cabossé. Ne passent pas inaperçus. Inspirent le respect et ... la peur.

Les dossiers en question :

1ère Parution en France 
1ère Parution aux États-Unis

1 – La reine des pommes, 1958       For Love Of Imabelle
Trad. de : The Five Cornered          Fawcett, 1957
Square par Minnie Danzas
Gallimard (Série noire n°419)


2 – Il pleut des coups durs, 1958   - The Real Cool Killers
Trad. de : If Trouble Was Money     Avon, 1959
par Chantal Wourgaft
Gallimard (Série noire n°446)

3 – Tout pour plaire, 1959     - The Big Gold Dream
Trad.par Yves Malartic            Avon, 1960
Gallimard (Série noire n°511)

4 – Couché dans le pain, 1959   - The Crazy Kill
Trad. de : A Jealous Man Can't    Avon, 1959
Win par Janine Hérisson &
Henri Robillot
Gallimard (Série noire n°522)

5 – Imbroglio negro, 1960           - All Shot Up
Trad. de : Don't Play With Death   Avon, 1960
All Shot Up par Jane Fillion
Gallimard (Série noire n°601)

6 – Ne nous énervons pas !, 1961 -   The Heat's On
Trad. de Be Calm                              Putnam, 1966
par Jane Fillion
Gallimard (Série noire n°640)

7 – Retour en Afrique, 1964 
Trad. de Back to Africa        
par Pierre Sergent
Plon

Cotton comes to Harlem
Dell, 1966

8 – L'aveugle au pistolet, 1970    Blind Man With a Pistol
Trad. de Blind Man With a Pistol Morrow, 1969
par Henri Robillot - Gallimard (Du monde entier)


9 – Plan B, 1983 inédit aux E.U.
Écrit en 1969
Trad. de Plan B
par Hélène Devaux-Minié
Lieu commun

Une contrib' de Dan
Janvier 2014



lundi 30 décembre 2013

Hypérion Victimaire Martiniquais épouvantable, Patrick Chamoiseau



Désolé pour la livraison tardive. Je reviens tout juste de voyage. Asie du Sud-Est. Indonésie précisément. Une histoire de sous-marin et de SMS… ‘Pouvez pas comprendre !

Pas moyen de s’absenter quelques jours … Alerte sanitaire. Tous aux abris. Encore un cas de burnout à déplorer. Du côté des Antilles ce coup-ci. C’était pourtant bien parti pour le jeune homme (si on est attentif, ça commence toujours bien. C’est après que ça se gâte). Bon encadrement. Suivi scolaire impeccable. Du latin plein la bouche. Une famille amiante aimante.  Une pesante mais juste pression. Un problème de ventilation certainement. Et puis brusquement, changement de météo. Les voiles gonflées à bloc se déchirent. Le mat se brise. La barque chavire. Le vent sifflote un air connu If anything can go wrong, it will happen...

        Eh Blvd, tu pourrais pas nous le faire en français ou en latin. Quelle éducation bon sang ! 
  
C’est que « Nel mezzo del camin’ di nostra vità », un besoin irrésistible de raconter son parcours s’impose. Une sorte de thérapie. D’un sens le bonhomme n’a pas tord. Quand quelque chose reste coincé dans le plafond, il faut tarauder, faire des saignées « avantageuses ». Faut évacuer. Faut drainer. Faut expulser. Faut… Tiens, genre toutes les saloperies accumulées dans l’année. En ressenti, je veux dire. En fin d’année, on prononce la phrase magique. Et hop ! C’est reparti pour un tour de cadran. Et tous les ans ça recommence. Ca prouve que ça fonctionne, non ?

Bon d’accord, dans le cas présent il y a un problème quand même. Le donneur est encore jeune et le précepteur récepteur est ni plus ni moins en train de vivre son dernier jour de boulot. La retraite dans deux heures. Un commandant de la police du quartier. Rendez-vous compte. Sous séquestre.  Un truc de ouf .

Le Jeune est du genre un peu foufou, gourmet, méticuleux, limite pénible. Extravagant. Imaginatif. Jusquauboutiste (?). Il s’est découvert une passion pour la justice, le nettoyage et le lessivage des lieux publics. Il met de l’ordre dans sa taule. C’est la boisson - punch classique - qui a probablement tout fait foirer. Les rencontres aussi. Les doses n’étaient pas aux normes. Perfectionniste comme il est, le gamin n’a pas supporté. L’Ancien, quant à lui, est décontenancé. Bilan pré-mortem. Joyeuses petites bulles qui éclatent dans le muscle cérébral. L’ivresse du grand froid. Où ai-je bien pu ranger ma vie? Les tiroirs s’ouvrent et se ferment. Les extrêmes se rencontrent. Les vies s’entrechoquent. Chacun trouve son compte. Toujours des histoires de relations père/fils, fille/père, père/père, mère/mère, adoption/rejet, intégration/exclusion, passage de témoins, libération...    

L’écriture est bien léchée. Les références nombreuses. Entre autres : Saint John Perse, Aimé Césaire. Le rapporteur s’appuie sur des concepts concrets, notamment la théorie d’Einstein ( ?). Le vocabulaire est poissonneux (ou giboyeux c’est selon !).

Les parcours sont intéressants du point de vue de la science. De nombreuses dénonciations (trop ?) sur les dérives sociétales (trop de dénonciations tuent la dénonciation ? C’est une question).

Ma prescription : une séance active de PNL pendant un mois, à raison d’une heure par jour, et tous les matins, durant quinze jours, un cachet du père Coué à prendre avant le petit déjeuner. Pour régler la consultation voyez mon assistante. On se revoit la semaine prochaine pour ajuster le traitement.
Bye


dimanche 29 décembre 2013

En Java, Bill S. Ballinger


Dossier : En Java
Auteur : Bill S. Ballinger
Bannière : Gallimard
Section : Série noire
n° : 1120
Corps : les dossiers clos
Nbre de pages : 186
Prise de possession : 12/12/2013
Lieu : Paris Rive Gauche (annexe des quais)
Appel à contribution : nd
Contribution réelle : 5,00 € (un peuchère !)
Début lecture : 12/12/2013
Fin lecture : 17/12/2013


Compte-rendu de mission : d
éplacement professionnel dans les mers du Sud. Un sous-marin nucléaire de la Navy fait une escale au large de Java. Enfin, quand je dis escale, c’est plutôt une immobilisation genre « Kurks ». Sudation inconfortable dans le calbute. Apnée du Grand Bleu. Malaise des profondeurs. Plus moyen d’avancer, ni de reculer. Tout juste si on peut faire surface pour renouveler l'air. Minimum syndical. C'est dans les statuts. On sait par ailleurs que la région est très surveillée par les autorités et que, les ricains, comme d'hab', n’ont pas fait valider leurs visas avant de partir.

Conversation enregistrée le éç&ééà& » au petit matin, décodée un peu plus tard dans la journée par l'équipe Nord-Américaine de transmission de pensées :

Le sous-off'  : Commandant, le S.M.S. est en panne.
Le Commandant en chef : Eh bien cher ami, envoyez un télex.
Le sous-off' : Non, mon commandant en Chef, pas celui de l'internet. Mais le célèbre Système de Modulation Standard. Vous savez bien, cette toute petite carte électronique qui fait fonctionner dans son intégralité le sous-marin. On va tous mourir.
Le Commandant en chef  : T'inquièt' ! J'ai la personne qu'il nous faut.

Et depuis cet échange tendu... Silence radio. Très rapidement l'Agence décide d'envoyer Hawks sur le terrain. Action. Réaction. Son meilleur agent. Lui seul est capable de capter les ondes sans réseaux. Lui seul possède un briquet en au plastic. Lui seul est capable de supporter le supplice des pouces en suspension. Lui seul parle la langue du pays. Lui seul sait se battre avec ou sans armes. Lui seul sait improviser. Sa mission : livrer un S.M.S. qui fonctionne et l'ingénieur qui va avec.
On avait demandé une certaine discrétion. Alors que tout le monde était déjà au courant. A croire que Mediapart traînait déjà dans la Grande Boucle Toile !
Courses folles, navigation houleuse, combats de rue et de chambres d'hôtel. Envoûtement. Coups d'états. Supplices. Interrogatoires musclés. Ca n'empêche pas les moments de détente. On boit du Cyrus Nobel en quantité, parfois de l'arak et de la tequila. On fabrique des bombes artisanales. On joue à « pierre, feuille, ciseaux » (véridique).On s'initie à la cuisine indonésienne, purée d'asticots entre autres (p.129). On fait du charme. On va au sekeke en « conduite intérieure ». On fait du tourisme utile.

On apprend que les principales fabrications locales sont le savon et... la margarine !

Avis : un chemin initiatique en règle. Un titre annonciateur de fin cycle. Détente au programme. Pas de prise de tête. Une information pudique ludique. Tous les niveaux de compréhension sont acceptés. Pas de blocage majeurs. Bien accepté dans les transports en commun. 

Pour compléter : le rapporteur a une passion pour le Tanqueray (cf la Source de la Peur).
Petite référence au docteur Faustus, Marlowe, 1604 (?)




dimanche 15 décembre 2013

Loubard et Pécuchet, Michel Lebrun

-  Eh dic donc Blud ! Tu l’as débridé ton vieux ?
-  C’est mon jeune qui s’en occupe… Moi et la mécanique, ça fait trois…

Dossier : Loubard et Pécuchet
Auteur :  Michel Lebrun
Bannière :  Gallimard
Section : Série Noire n° 2 415
Corps : les Devins
Campagne :  1982
Date Edition : mars 1996
ISBN : 2-07-049580-9
Nbre de pages : 171
Prise de possession : quai (rive droite)
Lieu :  Paris
Retour : néant
Appel à contribution :  catégorie 4
Contribution réelle    :  2,00 €
Début lecture : 10/12/2013
Fin lecture :   13/12/2013
Date d'achat : déc. 2013
Motivation d'achat : chaudes recommandations du réseau 

Compte-rendu de campagne :

dimanche 8 décembre 2013

Bien mal acquis, Kathleen Moore Knight, Akin To Murder

      Bon allez ! Tout l’monde dans le salon, et que personne ne moufte, COMPRIS !
      T’y va fort Blud quand même…
       Ah oui ? Tiens ouvre page 106 tu verras…
       
       Alors ? Qu’est-ce qu’on dit ?
       WHODUNNIT !
       Non, c’est pas moi quilafait M’sieur le poissonnier, j’vous l’j… !

Dans la série Défricheurs vs Suiveurs : étude poussée de la fin de vie d’une dynastie, en l’occurrence celle des Gibbs.
Le contexte :

mardi 3 décembre 2013

Dossier Clos : l'affaire Mitchell Tobin

Nom :   Mitchell Tobin
Année de naissance : 1966
Décès : 2008
Sexe : masculin
Géniteur : Tucker COE, pseud. de Donald E.WESTLAKE (1933 - 2008)
Nationalité : Américain
Profession : ex-flic au chômage, enquêteur à ses heures...  
La boulette :  pendant qu'il prenait du bon temps avec la femme d'un truand emprisonné, son équipier se faisait tuer par un gangster
Signes particuliers : dépressif, sans boulot, il vit aux crochets de sa femme et passe son temps à construire un interminable mur dans son jardin. Entre deux travaux de terrassement il enquête pour le compte de gens qui ne peuvent s'adresser ni à la police ni à un privé.
Il est perpétuellement paralysé par un sentiment de culpabilité, qui lui fait dire que « la vie, c'est dix pour cent de carotte et quatre-vingt-dix pour cent de bâton ».

Les dossiers en question :

mardi 19 novembre 2013

La source de la peur, Bill S. Ballinger

La source de la peur
Bill S. Ballinger
SN n° 1426
Juillet 1971
Début de lecture : 06/11/2013
Fin de lecture : 2/3 jours après

Business travel en terre de Palestine.
Harold Butcher, le célèbre archéologue, décide d’aller taquiner le sous-sol de la non moins célèbre terre de Palestine afin de découvrir l’ancienne station balnéaire de Tsoar.

mardi 12 novembre 2013

Doucement les basses, Jacques Ouvard

Doucement les basses !
Jacques Ouvard
Date édition : 1963
Début de lecture : officiellement le 28/10

Oui je sais, c’est ma période des 50 ans en arrière.


Ca se passe en Savoie, vers Beaufort, Alberville... Une région paraît-il où, les « morts d’hiver », dans l’ancien temps, devaient patienter jusqu’au printemps pour intégrer leur demeure finale (fort heureusement, aujourd’hui, la cendrisation propose des alternatives avec ses nouvelles techniques de conditionnement ). Une région, où l’on veille toujours les morts avec une bouteille et une tomme.

Que dire de ce dossier : vacances pourries à la Commanderie ! Plutôt ambiance scouts, jeux de piste, parcours fléché, sapin, épicéas, bouquetins, sangliers… Le Poiraz (un scout)  nous fait la dépression du début de vacances. Un érudit cite Dante dans le texte. Une belle mise en bouche avec Platon. Et le pompon, c’est quand même le cadavre dans le four à pain. Remarquez vaut mieux ça ! Dans ces ambiances feutrées, nous aurions pu craindre des comportements... 

L’équipe d’encadrement :
Palpin, le dirlo de la pension
Boileau, le curé
Barbot, le copain riche du curé
Monsieur Pierre (un pneu d’Sodim), stoïcien, politicien, socialiste, et pour couronner le tout, joue le rôle du mort (non, le Môssieur n’est pas bridgeur !).
Un militaire en perm’ qui fait des niches
Et le gros de la troupe, des mômes, des adultes… en veux-tu ? En voilà ! Et pas une seule jambe de bois .
Des margottons de collège (?).

Du vocabulaire de seigneur. On parle à mots couverts de sarment, de fascines alumnistes, de fouffe de poils gris (p.24), d'antithétique..

On référence amplement : Epitomés, De Viris, Pro milone, Odes d’Horace, Lactance, Saint Augustin, Monselet, le trésor de Golconde, et d'autres.

On propose des techniques joyeuses : le coup du pompier, l’absolution sous conditions

On mange et et on boit solide et liquide : coup de clairon sur le jovelot d’Apremont, le barrot à l’honneur et la poussette du chauffeur. Le petit vin blanc de Myans, le beaujolais, et la fraise au melon…

Analyse poussée de la forme des pouces. L’assassin du moment les a spatulés.

L’auteur fait passer des messages en faisant parler un curé. Homme de bien et de raison ! 

Nous apprenons que surdité et p’tite monnaie sont étroitement liées.

Finalement, si on veut bien résumer, nous vivons au cœur de l’enquête sur l’assassinat d’un politicien, de gauche, dans une Commanderie sise en Savoie, qui émeut on ne peut, la populace locale. L’enquête va bon train. Le flic de service boucle l’affaire en deux temps trois mouvements. Mais c’est sans compter sur le père Boileau, ex flic reconverti dans les ordres… ??? … (oui, serviteur  2D.) Du coup, tous les résidents, y vont de leur petite confession et se déclarent coupables. Ca a un nom ça… le syndrôme de… du… O.P.M. je ne sais plus.

Une enquête calibrée, mijotée aux petits oignons lardons, dans son jus d’Apremont.
Les anciens à la rescousse. Il y a des pertes, mais pas trop.
Une histoire de tombola. De la malversation vénale. On s’embrouille avec les Francs 1963. On jongle avec les millions.

En cas de réédition (peu probable) une 2ème coquille p.186 l.18. Pas de dégâts. En revanche, la fouffe du début aurait pu avoir des conséquences dramatiques (type abandon de lecture prématurée).

vendredi 1 novembre 2013

Dossier Clos : l'affaire Joaquin Hawks

Nom :   Joaquin Hawks
Année de naissance : 1965
Décès : 1980
Sexe : masculin
Géniteur : William Sanborn alias Bill Ballinger (1912 - 1980)
Nationalité : Américain
Profession : Agent de la CIA
Signes particuliers : 

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...