samedi 14 juin 2014

Le jardin du bossu, Franz Bartelt


- Hey Blvd, ce serait pas Diderot et son Jacques qui se sont enfermés dans la baraque là-bas, près du jardin du bossu ?
- Tu crois ? Pas bien vu sous cette brouettée de cadavres. Ca manque un peu de luminosité, non ?

Exercice de style. Une petite variation sur le thème "on est toujours le con de quelqu'un" ou, "tout le monde il est gentil con, moi y compris". Avec quelques réserves. Faut pas exagérer.

L'histoire : un type se fait harponner comme un bleu dans un troquet, et se retrouve à son grand désespoir séquestré dans la demeure d'un confus, adepte inconditionnel d'Arturo et passionné de télé-achat. Il saoule toute la communauté avec ça. Enfin ce qu'il en reste... 

Jacques c'est le con du début. Un sacré simulateur ... Le narrateur, lui, se vante d'être de la famille des cougars (pas de méprise, référence au vrai, le bien nommé lion des montagnes), orienté à gauche. Un peu voyou. Un peu branleur poète. Vit, maritalement avec Karine, une qui sait ce qu'elle veut (?) et, de petits larcins. Pas de quoi fouetter un chat. Le présent félin, fidèle a sa réputation d'érudit de comptoir, a réponse à tout et prend un malin plaisir a cultiver avec sagesse les idées de gauche. Le vers en alexandrin est sa spécialité. Plutôt satisfait de lui, il les propose assaisonnés d'un sens de la répartie à faire baver ceux qui auraient bien aimé en avoir mais qui n'en ont pas. La Grande Célèbre Majorité Silencieuse (dite dans le jargon, la CMS). C'est comme ça. Qu'on se rassure ça n'empêche en rien de faire ce que l'on a à faire. Bien au contraire. Accessoirement, le bonhomme philosophe tranquillement et nous offre quelques repères de vie, plutôt hasardeux.

Pour se donner du courage on évoque invoque convoque Rimbaud, Jean Jaurès, Dieu et son fils. C'est dire à quel point ça transpire dans le slibard.

On sent que le rapporteur s'est fait un plaisir de traiter ce sujet à très haute technicité. 

Quelques recommandations : nécessité de manipuler les degrés avec précaution. Se faire conseiller si besoin.  De plus, prévoir que l'augmentation non contrôlée de ces mêmes degrés pourrait engendrer des confusions irréversibles. Il est démontré prouvé qu'au-delà du huitième degré les cougars n'ont plus le sens du devoir de l'orientation.

Quelques conseils à usage du lecteur : continuer à respirer - rythme à votre convenance - plusieurs fois par jour si possible, afin de permettre une oxygénation globulaire salutaire du corps, et faire au moins dix mille pas chaque jour pour permettre aux échanges gazeux précédemment cités de se faire dans les meilleures conditions. On apprend par la bande qu'aujourd'hui la sédentarité tue plus que le tabac (ici). On est prévenu. Et comme on dit dans mon jardin, nul n'est censé ignorer l'information...

Ma prescription : un dossier à glisser sans retenue dans la sacoche ou le sac de qui vous voulez. Prenez la peine tout de même, à titre préventif, d'essuyer vos empreintes. On ne sait jamais... Les réactions humaines restent imprévisibles. 
A propos des filtres disponibles sur le marché : http://blugeon.blogspot.fr/p/plus-dinfos-sur-bldn.html

Bon je vais faire une petite promenade sur le mail pour me dégourdir. Encore neuf mille pas à faire. C'est pas gagné... 

Bye



lundi 9 juin 2014

Rendez-vous au moulin du diable, Jean Contrucci

Un enlèvement d'enfant. Une enquête pour Raoul. Ca tombe bien ! La morosité commençait à s'installer dans les bureaux.
Tout a commencé par une visite de Marseille à bord d'une poussette d'enfant. Un peu étroit comme moyen de locomotion. Mais on ne va pas se plaindre. C'est la gentille nounou qui est aux manettes. Une gamine réservée, pour sûr, calme, de bonne volonté, volontaire (à vérifier), mais hautement impressionnable... Et à ce point là, ça cache quelque chose...
Donc, un bambin se fait enlever en plein jour. Réaction immédiate. Déclenchement du plan marseillais. Filatures. Crissements de pneus roues, et embouteillages de fiacres. Coups de blvdgeon massues. J'y vais j'y vais pas. C'est lui, c'est pas lui. Rebondissements. Balades dans la garrigue. Pêche dans les puits alentours. On rappelle que la baignade est interdite. Pauses culinaires. Ambiance familiale. Distillation à petites doses de remèdes de gran'mères. On prépare des décoctions d'écorce de saule, des infusion de reine des prés et des tisanes du père Blaize. Evocation dans la conversation du "trou du dimanche" (?). L'oncle joue le rôle du père et le n'veux du fils. Un grand classique. On y apprend, c'est ça le partage, que le cul du berger sent toujours le thym.

Ambiance pédagogique. Une enquête à l'ancienne. Une façon de rappeler les fondamentaux. On sent le goût plaisir de la transmission. Simplicité. Facilité d'accès. C'est une force. Faut dire que dans le même temps, au cas où on aurait envie de batifoler dans les calanques, le rapporteur nous attrape sournoisement par le collet avec une poigne de fer.  "Reste ici mon gaillard, j'ai pas terminé ..."  Ou plus, prosaïque, "mange, tu sais pas qui t'mangera ! ".

A part deux trois expressions d'une grossièreté inouïe (tout est relatif), et des concepts parfois complexes, ce dossier est tout à fait éligible au contingent 2008. C'est ce qu'on dit toujours. Il faut soigner le recrutement. Former la relève...

Le petit plus : référence au mouvement félibréen et à Monticelli.
off : le rapporteur semble avoir une certaine expérience de la boisson version champenoise.

Un bon dossier, chaudement recommandé par la bande. Lu avec attention. Si je peux me permettre,  nécessité d'effectuer quelques réglages pour que la carburation se fasse dans de bonnes conditions. Pour ce faire : deux mazouts (faut vivre avec son temps), un grillon dans les tympans, et du thym à profusion. Une fois bien calibré on se laisse porter. Relax.

Bon allez, je vais aller taquiner le bouton bouchon. 
En voiture Simone !

Bye

vendredi 6 juin 2014

La bonne a tout fait, Franz Bartelt, Le Poulpe


Il ne doit plus être tout jeune le lascar. Si on fait les comptes, deux cent quatre vingt deux enquêtes moins les dossiers qu'il n'a pas mené lui-même (voir mon secrétaire pour les explications. Trop long à expliquer), à raison de cinq enquêtes par an (plus serait du vice), admettons six, les années bissextiles. Ca fait à la louche une bonne petite soixantaine d'années. Un vaillant sexagénaire .... Et pour illustrer :
Nel mezzo della nostra vita,
Mi ritrovai per una selva oscura...   
- Non Môssieur! Gabriel n'est pas en vacances. Il enquête.

Et ce coup-ci, on doit cette enquête sylvestre à Versus Bellum. Un indigène des Ardennes que l'on décrit petit, hargneux, vieux très vieux et un brin manipulateur. On sait qu'il a bien vécu. On ne sait pas s'il a toujours ses dents d'origine. Mais ce que l'on sait, c'est qu'il a un comte compte à régler avec la société. On sait également, de source sûre, que c'est un grand spécialiste des trous dans la terre (pour étudier d'autres spécialistes des trous vous pouvez cliquer izi).

L'enquête : Painrupt. Un petit village plein coeur des Ardennes. Le pays des virages imposés et des forêts humides sans lumières et sans fin. Le pays où la bière de l'Abbaye d'Orval coule à flot. Le pays où l'on mange en cachette du fromage qui n'existe pas... Le pays qui engendre des êtres étranges et avale des monstres... Je m'égare. Le pays où disparaissent des femmes, des vaches, et toutes sortes de bestiaux comestibles. A Gauche. A Droite. Tout droit. Ca godille tranquille au milieu de nulle part.

La mort de la châtelaine, un an plus tôt, commence à agacer sérieusement notre Poulpe travesti pour l'occasion. D'autant que Fred et la Zabe (Zabe elle est c'est la bonne) ne font aucun effort. A croire même qu'ils complotent. Parfois même il se demande si le vieux ci-dessus référencé n'est pas en train de l'enfumer dans ce brouillard de verdure.

Une histoire dans l'histoire. Deux enquêtes pour le prix d'une. Très cérébral pour le coup. Travestissements et usurpations d'identité sociale. (que chacun reste à sa place et tout ira pour le mieux). On s'habille classique : casquette à oreillettes et passe-montagne, talons aiguilles et p'tites culottes... On a les petits déj. bien en bouche. Limite collants : café allemand agrémenté de tartine au boudin blanc. Beignet au pâté de sanglier. On est toujours à proximité d'une bière. On utilise la technique des doigts en fourchette et de la conversation visuelle. On apprend, entre autre, que la femme irritée est vulnérable. On nous confirme que même en démocratie la loi du plus fort est toujours la meilleure. On transmet un remède contre la peste (non pas celui du vinaigre des quat' voleurs. L'autre...).

Pour la minute sagesse ou philo, voyez M'sieur Montaigne.

Et la bonne me direz vous ? Ben comme dans le titre.
Un sacré bordel quand même. Mais tout ça dans le respect des accords de Genève. 

Bye

















samedi 24 mai 2014

Le petit bleu de la côte ouest, J.P. Manchette

- Bon sang d'bon sang ! Un bouquin qui évoque F.I.P. 514... J'en ai les oreilles qui jazzillent et pétillent. Un Curiositas barman ! C'est pas tous les jours fête.

Ca fayote pas mal du côté de Magny en Vexin. Suffit que le colonel lance un contrat et hop, pour bien se faire voir, c'est Ducon et Dunoeud qui se proposent à la manoeuvre. 

Quant à Gerfaut, s'il avait su... Mais si il avait su , il serait pas.... Il serait passé tranquille, ni vu ni connu... Surtout qu'à l'époque, les caméras de surveillance ne polluaient pas tant les rues. Mais non, il ne pouvait pas s'empêcher. Une démangeaison sûrement. Ou une petite voix. Qui sait ? 
Il a fallu qu'il s'arrête. Pour aider son prochain. Et voilà tout ce que l'on retient dans les cas d'urgence. Ce n'est pourtant pas tout ce qui est enseigné bon sang ! 
Mais soit ! On ne refait pas l'humanité. 

Par contre, se déranger et après se débiner. Ca, ça ne se fait pas Gerfaut. Ce n'est pas bien. A décharge, le bonhomme est un peu dépassé par les événements. Vacances foireuses. Boulot... Ben boulot. Ennui. Déconnexion. Cadre de son état. Seulement bon qu'à exécuter les ordres, gagner son pognon de cadre, et fermer sa gu..... Un peu d'alcool. Barbiturique. Juste de quoi faire sauter le fusible du différentiel quand ça pulse trop.

Hélas oui, nous sommes en présence d'un cas de burnout avéré (eh oui un autre !)  Un moment d'inattention et c'est la glissade, la noyade, la débandade, la bastonnade, l'escalade, la balade, la salade. Mais comme tout bon cadre discipliné, il s'adapte le bougre, un coriace, et il manage le virage avec une aisance déconcertante. Du grand art. 

Au coeur de la matrice, le rapporteur a figé un décor qui s'avère être d'un autre temps vu d'ici (bien que...). Il triture les gestes, explore et décortique l'Action. Une impression de progression au ralenti. De dépassement de soi. Ou bien d'oubli. Une petite poésie à la mémoire des oubliés du boulot. Les soldats du contingent de la consommation. Du pouvoir des marques. De la création et de l'extermination des bulles (bourse, immobilier, etc.).
Le comité de lecture a recensé une bonne cinquantaine de références. 

Des impressions et de profondes réflexions :
"Il se passait dans le monde le même genre de choses que naguère. Pourtant on pouvait déceler une progression vague. Mais (il) ne savait pas quoi".
Un bon dossier. Une écriture au burin, précise et envoûtante. Une sensation de calme précédent la tempête.  

  

Approved by blʌdʒən



et pour exciter le référencement : 

Merci à : Mercedes, Lancia, Ford, Datsun, Glenlivet, Parker (stylo), Four Roses, Cutty Sark, Perrier, Gitane, Isle of Jura, Mauser, Habit Rouge (désodorisant), Mariner (les slips), Criquet, Sanyo, la vaisselle en carton., Colt, la République Dominicaine, la RN 19, l'équipe de FIP 514, Edward Ludwig, les communes de Vilneuil et Magny en Vexin, Lip (les montres), tous les musiciens de Jazz (sans exception), Jacques Tardi, et bien d'autres. 

Et pour le devoir de mémoire veuillez consulter l'affaire du métro Charonne.
   
bye

dimanche 18 mai 2014

Retour en Afrique, Chester Himes, Cotton Comes To Harlem


- T’aurais pas vu Bud Blvd ?
- Ca fait un petit moment que je ne l'ai pas vu, qu’est-ce que tu lui veux ?
- Ben c’est le Colonel qui fait un foin du diable, l’a perdu une balle en de coton.
- Ah... Non, par contre j'ai vu quatre-vingt sept milles boules dollars survoler l'atlantique...

Ed Cercueil et Fossoyeur font parler la poudre. Ces deux-là c’est un peu comme qui dirait Fourchette et Couteau du routier quatre étoiles à l’angle de la 7è et de la 125è. Tendre et saignant ! Pas de préparation exotique. Du brut de brut.
Sur fond de traversée de l’Atlantique – une arnaque entre-nous-soit-dit –. et de post-colonialisme, les deux superflics de Harlem se déplacent en brasse coulée. Une immersion anaérobique qui leur donne une envie de frapper sur tout ce qui bouge... 
Le concept du retour aux racines n’est pas vraiment une promenade de santé. Je n’apprends rien à personne. En général ça se passe au moins une fois dans une vie (à la fin le plus souvent). 
... La visite de Harlem se fait dans la douleur. Cinq cents mille résidents parqués dans un gruyère. Même les rats s'y perdent. 
Rodéos endiablés. Courses poursuites. Bastons. Saignements non maîtrisés. Femmes battues zé abattues. Des mises à l’amende en règle. Si le sujet n'était pas aussi sérieux, on pourrait se croire au ball-trap.

On déplore des comportements douteux. Je cite  : " Fossoyeur lui fourra son engin dans la poche de sa veste" (de qui se moque-t-on ?). Mais ce n’est pas tout,
On vend son corps
On roule sur les blessés
 On malmène les souris
On dévoile ses bienfaits
On achève les faibles
On danse le branle
On défile
On dévalise
On chine chifte
On emballe
On forme la jeunesse
On discute sans se plaindre
On tord-boyaute et on boit du bourbon agrémenté d’eau de Seltz
On se badigeonne au parfum de bazar
Pou’ des ‘aisons que l’on igno’e, les ‘ sont ‘emplacés pa’ des ‘ . Peut-êt'e un p'oblème d’imp'ime'ie.
On fume des manilles (les riches seulement !)
On se donne du courage !

Pour les secteurs d’activités, c'est la filière du coton qui est pointée du doigt. On remarque que la lingerie n’est pas très nette.
Pour les armes, c'est fusil automatique Savage, balles de 190, pointes de plomb et du côté de la maréchaussée c'est Revolver .38, canon long et .45.
Eclairage judicieux sur la communauté Gullah ou Geechee (au choix)
L’ambiance musicale est au Jazz. Visite du Cotton Club.
Les plats sont fournis. Jarret de porc aux haricots rouge et riz. Opposum à la broche avec patates douces au caramel, chou et gombo. Ragout de bouc pour l'odeur. 

Un texte pour ne pas oublier. Le devoir de mémoire. Une mise en perspective de la bienveillance et du « besoin » d’aider son prochain (il en faut). Et tous ces petits gestes invisibles qui font notre quotidien. 

Sombre humanité.

Un texte à mettre dans toutes les mains (imho). Les niveaux de compréhension sont modulables et pour toutes les bourses. Et du plaisir à coup sûr. 

Approved by blʌdʒən


Bye




lundi 28 avril 2014

RN 86, Jean-Bernard POUY

RN 86, Jean-Bernard Pouy
-    

Dis donc Blvd, t’es sûr d’avoir bien regardé ?
 - Hey, tu me prends pour une bille ou quoi !
 - Laisse-moi faire ! Bureau 82… 83… 84… 85… 87… 88… ???.. 87… 85… 84… Ben mince alors !
             - Ah, tu vois ! 

Les personnes qui souhaiteraient faire des expérimentations régionales, sont priées de bien vouloir se diriger vers le guichet 6086, anciennement bureau 86, annexe de l’officine numéro 7. Un préposé vous transmettra une liste de contacts. Nous vous remercions de votre attention.

Déclassement en règle.
Le cor… Léonard ne sait plus très bien où il en est. Depuis la mort de sa femme, il éprouve un besoin urgent, que dis-je, viscéral, de comprendre l’incompréhensible (encore un !). Grand bien nous fasse. Cela oblige à réaliser en ces temps de foi ravivée, et de période de ponts successifs, un pèlerinage dans le Gard. Remoulins précisément. Avec dans le forfait une entrée gratuite pour la visite du célèbre pont du Gard.

Non ! Tout n’est pas inclus. Faut pas abuser. Des séances de détentes, moyennant suppléments, sont prévues. Taquinage de gardons. Jeux aquatiques. Hôtels de luxe. Piscine. Chambres en désordre à ranger. Séances de shooting (pour amateurs seulement). Ballade en cyclo. Jeux de piste. Interrogatoires. Joutes verbales entre experts latinistes. La fameuse épreuve de lancé de phrases latines…

… Et le jeune de remonter le temps et de tenter de combler l’agenda de sa moitié, référence à  son déplacement dans la région quelques mois auparavant.
On parle au Pont du Gard (régulièrement préconisé dans les traitements de cas de  burnout avéré), à un aubergiste, une résidente locale dénudée, un gosse chiant ô possible, un responsable de formation, un artiste perché, un écrivain.

On s’engueule avec un allemand. En français.

On peut affirmer de source sûre que Léonard est originaire de Melun.
Que c’est un ancien plombier chauffagiste.
Qu'il pratique la lutte libre (la précision est importante).
Et qu'il a rencontré des types très intéressants dans sa vie, des qui fournissent des conseils de vie en tout genre. 

Les concours sont de circonstance.
Les méthodes de sevrage sont 100 % fiables.
Dans les moments de doute on se réfère à Kierkegaarde.

Une enquête laborieuse. Le final est un peu précipité. Le dossier semble pourtant complet.

Difficile à exploiter quand même (imho)...

Bye

dimanche 20 avril 2014

Dossier clos : l'affaire Sughrue

Nom: Sughrue
Prénom : Chauncey Wayne 
Année naissance : 1978
Décès : 2008
Lieu de naissance : nd
Sexe : masculin
Poids : nd
Taille : nd
Géniteur : James Crumley (1939 - 2008)
Nationalité : 100% américaine
Adresse : Meriwether, Montana
Profession : détective privé
Situation familiale : marié

Signes particuliers : vétéran du Vietnam, il fut d'abord journaliste sportif 

avant de devenir un privé spécialiste dans la recherche de personnes 
disparues et dans les divorces. 
Il travaille comme barman intermittent. Marié à une avocate de quinze ans 
sa cadette.
Assez porté sur l'alcool, les drogues et le sexe, Sughrue possède une vision
fataliste de la société. 
Il est souvent victime de la confiance placée dans ses amis.
Teigneux, obstiné, lucide, il réussit toujours à se sortir des mauvais pas...

(Première publication pour tous les livres)


1 – Le chien ivre, 1980        The Last Good Kiss, 1978
Trad. Marie-Alyx Revellat    Random House, New York
Fayard
Réed. Sous le titre :
Le dernier baiser, 1986
Trad. Philippe Garnier
10/18 (Grands détectives n°1796)




2 – Le canard siffleur mexicain, 1994           
Trad. Nicolas Richard                                 
Gallimard (La noire)

The Mexican Tree Duck, 1993

Mysterious Press, New York










3 – Les serpents de la frontière, 1997 (1)       
Trad. Nicolas Richard & Daniel Lemoine       
Gallimard (La noire)

Bordersnakes, 1996
Mysterious Press, New York






4 – Le bandit mexicain et le cochon, 1999      
Nouvelle (dans le livre du même titre)             
Trad. Jean Esch
Gallimard (Série noire n°2544)

The Mexican Pig Bandit, 1998
A.S.A.P. Press




5 – Folie douce, 2005                                   
Trad. Patrice Carrer                                      
Fayard (Fayard noir)

The Right Madness, 2005
Viking, New York


(1) Avec le détective privé Milton Chester Milodragovitch) 

Une contrib' de Dan
 Avril 2014

samedi 12 avril 2014

Chats de gouttière, Rolo Diez, Gatos de Azotea


 La lecture de ce reportage latino est la conséquence d’une joyeuse présentation d’écrits Argentins à la bib. du 1er à l’occasion du salon du livre 2014.

Les principaux acteurs : Mario Rodriguez, Clara Carranza, Julio et Ojeda.
Techniques abordées : transmission du savoir
Le petit plus sagesse populaire : Haroun ar Rachid, dit Aaron le Sage
Inhalation à la fine de delicados et de gaz carbonique
Ingestion de porcs frits, de patates et de haricots
Pour les liquides : c’est bière pour les jeunes hommes, vin pour les plus âgés, et cuba libre pour les demoiselles
Ca se passe entre Cruz Grande et Mexico.
Sujet de conversation : Déplacement de Population
Histoire : référence à Tenochtitlan, sensibilisation aux « marron » de la liberté 
Parité : on apprend que les femmes aiment mieux que les hommes ( ?)

Le sujet : Ojeta, un proprio bien implanté dans le quartier, a la fâcheuse manie de se payer deux fois dans le mois. Le 5, en monnaies sonnantes et trébuchantes, rien d’anormal jusque là, mais en fonction du mouvement lunaire et de l’ambiance familiale, le bonhomme vient régulièrement réclamer un supplément de chair.
Ca fait que la petite môme Clara est à cran. D’autant que, après avoir relu dans les moindres détails le bail, tout le monde s’accorde à dire que le droit de cuissage n’est pas stipulé ou alors vraiment en tout petitpetit…
Quant à Julio, une toute jeune recrue, fraîchement débarqué dans la capitale, tout guilleret et gonflé à bloc, mécanicien de métier, est très vite pris en charge par la communauté des voisins. A savoir, lasusdite Clara et le sieur Mario, un ancien combattant de la vie. Vendeur d’encyclopédies. Le couple fait de son mieux pour l’intégration. Des « bonnes gens »…
Le soir à la veillée, les voix se font entendre. Elles rappellent que la violence sue de partout dans ce monde. Qu’elle soit physique, mentale ou morale. Que les tristes corps sont enchaînés. Et que les tristes âmes sont toujours en errance. C’est un fait : la population souffre. Les disparitions sont rarement inquiétantes…
Pourtant, aujourd’hui, c’est Julio qui donne l’alarme… Comme c’est étrange. Ca ne se passe jamais comme on le souhaite. Il doit bien y avoir une théorie là-dessous…

Je pars faire quelques recherches sur ce thème, je reviens dès que possible. Bye
  



      

vendredi 11 avril 2014

Arrêtez le carrelage, Le Poulpe, Patrick Raynal


- Bon sang ! Une flemme comme c’est pas permis !
- L’effet Nino, sûrement…
- Oui mais à ce point-là, c’en est écoeurant…
- Arrête ton babillage, Blvd, c’est du sérieux ce coup-ci !
- … Ok ! Donc aujourd’hui, nous allons continuer à étudier le personnage du Poulpe. Le texte retenu est le n° 4 qui est en fait le n° 3. Sachant que le n° 2 n’est plus disponible en boutique. C’est un peu compliqué à expliquer sur le papier, mais je vous assure que lorsque vous êtes chez l’éditeur, près de la butte, tout s’éclaircit… Enfin presque…


Suite du profil : le Poulpe, du haut de ses convictions, est aussi capable de politesses avec la maréchaussée. Grand amateur d'avionique. Boit exclusivement de la binouze (confirmé). Dans ce dossier, il fait dans la rousse. Jupiter et Kilkenny sont sur le zinc. Le bonhomme travestit sans vergogne son blaze. Pratique les arts martiaux . Distille et médite les paroles de sagesse populaire. Le commis du jour est Nsr Heddin, Hodja…
Le Poulpe ressemble à un justicier, se déplace comme un justicier, parle comme un justicier… Mais ce n’est pas un justicier. Au mieux un justiciable.
Ne fait jamais la morale (limite quand même, imho)
Le calibre .12 est la taille qui convient

L’étude en question : pause bien méritée chez le père Gérard, patron du Pied de porc à la Sainte Scolasse. L’ambiance est au plus bas - les conséquences de la crise sûrement -. 
Heureusement le Gabriel pointe le bout de son nez. Soulagement dans la communauté.
« Le p’tit est rentré ! Hip hip hip…».

Mode opératoire respecté :

-         Lecture des journaux, rubrique faits divers à la Une
-         Regroupement au bistrot
-         Engloutissement d’un pied de porc « maison »
-         Retour à la maison
-         Dépôt du baluchon au pressing/coiffure… Echanges de bons procédés. Explication de texte.
-         Re-retour au bistrot
-         Echange de deux-trois phrases (pas plus) de cowboy
-         Passage obligé chez Mario

Et c’est parti pour de nouvelles aventures. Check-list terminée. On peut y aller. Décollage imminent.

Le fait divers :

Un pêcheur (breton) saute de son bateau de pêche (rare) « in estrémisse », vu que devant lui il aperçoit une île  mine flottante qui semble vouloir lui lécher le museau. Le plongeon est magnifique. Le record du cent mètres est frisé. Le navire s’éclate comme prévu. La décision d’abandon était juste (c'est pas à un vieux sage...). L’expérience… Tout simplement. Dans l’absolu, rien d’anormal. La région de Lorient et ses côtes ont été largement assaisonnées durant la seconde guerre « mondiale ». Mais le doute persiste sur les conditions réelles du comment du pourquoi. C’est pour ça que Gabriel enfourche sa Norton 750 et rallie le bled illico. Il veut en avoir le cœur net. C’est beau le dévouement.
L’équipe du coin est sympa. L’accueil chaleureux. Les « irréductibles » reprennent du service. Attentats. B(r)aisages de fessiers. Molestation de notables. Bastons. Séances de picole. Le mythe du Motard à fond. Ministres accessibles. Programmes immobiliers. Pouvoir écorné. Jeunes filles en fleur. Manipulations. Justice rendue ( ?)…etc. etc. 

- Rassurez le carreleur. Tout est bien qui finit bien.

Texte sympa. Se lit vite. On s'instruit... ou pas. C'est selon l'avancée du programme. 
Un 20/20 (abusif, je sais) rien que pour l’évocation de la « goldo ». Un spécial voyage en troisième classe.  Une petite larme et un claquement de langue. Sans filtre pour moi ! Préparation en souplesse à la boyard.

Complément : ce dossier ne traite point des bienfaits de la grappe. Le mythe de Sisyphe est évoqué. Le Mexique est à l’honneur. L’ombre de Voltaire et de Diderot plane.

"Spécial" Municipales 2014 : les braises sont chaudes à Lorient. Je me demande comment le Poulpe a réagi.  
Bye


lundi 31 mars 2014

Nu dans le jardin d'Eden, Harry Crews, Naked in Garden Hills



Sur le thème :
(https://www.youtube.com/watch?v=q0_dkdkxfho).
Retour à la case départ. Version "p'tite soeur".

Déambulation au pays merveilleux de l'attraction et de la répulsion. Quelque part en Floride. Une usine de phosphate désaffectée. Vestige d'un âge d'or. Du boulot pour chacun. Toute une époque. Circulation alternée pour cause de suspensions nocives. Remise en route du groupe électrogène. Eclairage tapageur à gogo. Orientations troublées. Préférence pour le câlinage. Les coeurs et les corps en cage. Un coupd'queuecoûte pas bésef. Un diloquéno inversé. Les irréductibles patientent. Certains sur les hauteurs. La majorité dans le trou. On pense que ça ira mieux demain. Une perfusion au goutte à goutte.

La louve sort du bois.
Des figurants au triste sort : Wes, Fat Man, Jester.
Des figurantes entreprenantes : Lucy. Dolly.
Le cordon s'étire à l'infini sur les routes sinueuses de l'envie et du plaisir.
Des vies sombres et enfumées. La fièvre guette. La vie. La mort. La naissance. La renaissance. La folie.

Etre tout et rien à la fois.

Le rapporteur initial du dossier aime les corps. Ca se sent. Il les sculpte, les triture, les tord, les écrase sans répit.
Les muscles, la chair, souffrent sous ses doigts. Deviennent visibles.
Il tient négligemment dans sa main des poches de sang anémié.
Et l'âme, alors ?
Brisée, séchée en plein vol, écrasée au motel sur l'autel l'hôtel de la normalité.
Des suicides en direct. Humains et... équins...Qu'importe ! La poisse. Eloge de l'obscur et du néant.

- Faut pas se désunir Blvd, garde ta ligne !

Il convient de faire un point complet de la situation. Déplacement du curseur du bonheur. Trahisons. Téléscopages en règle. Religion. Société. Identité. Sexualité. Famille... Les positions ne sont pas claires. Culpabilité en première ligne.
Combien de morts a-t-on dénombré sur le front ? Les Généraux restent pudiques sur ce thème.

Non Jester, tu n'es pas le bienvenu.
Ni toi Fat Man. Ni toi Dolly
Ni toi, âme errante... Ni toi, ni toi, ni toi...
En ressenti bien sûr.
Désolé.Vraiment.
Et pourtant... 
Une bien sombre histoire, Monseigneur !
Est-il possible d'exhumer ainsi les ombres des vivants ?
Je vais mettre du temps à redescendre la colline.
On s'accroche bien aux couettes !
P.S. pas compris la traduction du titre. Si quelqu'un peut m'éclairer...

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...