dimanche 18 mai 2014

Retour en Afrique, Chester Himes, Cotton Comes To Harlem


- T’aurais pas vu Bud Blvd ?
- Ca fait un petit moment que je ne l'ai pas vu, qu’est-ce que tu lui veux ?
- Ben c’est le Colonel qui fait un foin du diable, l’a perdu une balle en de coton.
- Ah... Non, par contre j'ai vu quatre-vingt sept milles boules dollars survoler l'atlantique...

Ed Cercueil et Fossoyeur font parler la poudre. Ces deux-là c’est un peu comme qui dirait Fourchette et Couteau du routier quatre étoiles à l’angle de la 7è et de la 125è. Tendre et saignant ! Pas de préparation exotique. Du brut de brut.
Sur fond de traversée de l’Atlantique – une arnaque entre-nous-soit-dit –. et de post-colonialisme, les deux superflics de Harlem se déplacent en brasse coulée. Une immersion anaérobique qui leur donne une envie de frapper sur tout ce qui bouge... 
Le concept du retour aux racines n’est pas vraiment une promenade de santé. Je n’apprends rien à personne. En général ça se passe au moins une fois dans une vie (à la fin le plus souvent). 
... La visite de Harlem se fait dans la douleur. Cinq cents mille résidents parqués dans un gruyère. Même les rats s'y perdent. 
Rodéos endiablés. Courses poursuites. Bastons. Saignements non maîtrisés. Femmes battues zé abattues. Des mises à l’amende en règle. Si le sujet n'était pas aussi sérieux, on pourrait se croire au ball-trap.

On déplore des comportements douteux. Je cite  : " Fossoyeur lui fourra son engin dans la poche de sa veste" (de qui se moque-t-on ?). Mais ce n’est pas tout,
On vend son corps
On roule sur les blessés
 On malmène les souris
On dévoile ses bienfaits
On achève les faibles
On danse le branle
On défile
On dévalise
On chine chifte
On emballe
On forme la jeunesse
On discute sans se plaindre
On tord-boyaute et on boit du bourbon agrémenté d’eau de Seltz
On se badigeonne au parfum de bazar
Pou’ des ‘aisons que l’on igno’e, les ‘ sont ‘emplacés pa’ des ‘ . Peut-êt'e un p'oblème d’imp'ime'ie.
On fume des manilles (les riches seulement !)
On se donne du courage !

Pour les secteurs d’activités, c'est la filière du coton qui est pointée du doigt. On remarque que la lingerie n’est pas très nette.
Pour les armes, c'est fusil automatique Savage, balles de 190, pointes de plomb et du côté de la maréchaussée c'est Revolver .38, canon long et .45.
Eclairage judicieux sur la communauté Gullah ou Geechee (au choix)
L’ambiance musicale est au Jazz. Visite du Cotton Club.
Les plats sont fournis. Jarret de porc aux haricots rouge et riz. Opposum à la broche avec patates douces au caramel, chou et gombo. Ragout de bouc pour l'odeur. 

Un texte pour ne pas oublier. Le devoir de mémoire. Une mise en perspective de la bienveillance et du « besoin » d’aider son prochain (il en faut). Et tous ces petits gestes invisibles qui font notre quotidien. 

Sombre humanité.

Un texte à mettre dans toutes les mains (imho). Les niveaux de compréhension sont modulables et pour toutes les bourses. Et du plaisir à coup sûr. 

Approved by blʌdʒən


Bye




lundi 28 avril 2014

RN 86, Jean-Bernard POUY

RN 86, Jean-Bernard Pouy
-    

Dis donc Blvd, t’es sûr d’avoir bien regardé ?
 - Hey, tu me prends pour une bille ou quoi !
 - Laisse-moi faire ! Bureau 82… 83… 84… 85… 87… 88… ???.. 87… 85… 84… Ben mince alors !
             - Ah, tu vois ! 

Les personnes qui souhaiteraient faire des expérimentations régionales, sont priées de bien vouloir se diriger vers le guichet 6086, anciennement bureau 86, annexe de l’officine numéro 7. Un préposé vous transmettra une liste de contacts. Nous vous remercions de votre attention.

Déclassement en règle.
Le cor… Léonard ne sait plus très bien où il en est. Depuis la mort de sa femme, il éprouve un besoin urgent, que dis-je, viscéral, de comprendre l’incompréhensible (encore un !). Grand bien nous fasse. Cela oblige à réaliser en ces temps de foi ravivée, et de période de ponts successifs, un pèlerinage dans le Gard. Remoulins précisément. Avec dans le forfait une entrée gratuite pour la visite du célèbre pont du Gard.

Non ! Tout n’est pas inclus. Faut pas abuser. Des séances de détentes, moyennant suppléments, sont prévues. Taquinage de gardons. Jeux aquatiques. Hôtels de luxe. Piscine. Chambres en désordre à ranger. Séances de shooting (pour amateurs seulement). Ballade en cyclo. Jeux de piste. Interrogatoires. Joutes verbales entre experts latinistes. La fameuse épreuve de lancé de phrases latines…

… Et le jeune de remonter le temps et de tenter de combler l’agenda de sa moitié, référence à  son déplacement dans la région quelques mois auparavant.
On parle au Pont du Gard (régulièrement préconisé dans les traitements de cas de  burnout avéré), à un aubergiste, une résidente locale dénudée, un gosse chiant ô possible, un responsable de formation, un artiste perché, un écrivain.

On s’engueule avec un allemand. En français.

On peut affirmer de source sûre que Léonard est originaire de Melun.
Que c’est un ancien plombier chauffagiste.
Qu'il pratique la lutte libre (la précision est importante).
Et qu'il a rencontré des types très intéressants dans sa vie, des qui fournissent des conseils de vie en tout genre. 

Les concours sont de circonstance.
Les méthodes de sevrage sont 100 % fiables.
Dans les moments de doute on se réfère à Kierkegaarde.

Une enquête laborieuse. Le final est un peu précipité. Le dossier semble pourtant complet.

Difficile à exploiter quand même (imho)...

Bye

dimanche 20 avril 2014

Dossier clos : l'affaire Sughrue

Nom: Sughrue
Prénom : Chauncey Wayne 
Année naissance : 1978
Décès : 2008
Lieu de naissance : nd
Sexe : masculin
Poids : nd
Taille : nd
Géniteur : James Crumley (1939 - 2008)
Nationalité : 100% américaine
Adresse : Meriwether, Montana
Profession : détective privé
Situation familiale : marié

Signes particuliers : vétéran du Vietnam, il fut d'abord journaliste sportif 

avant de devenir un privé spécialiste dans la recherche de personnes 
disparues et dans les divorces. 
Il travaille comme barman intermittent. Marié à une avocate de quinze ans 
sa cadette.
Assez porté sur l'alcool, les drogues et le sexe, Sughrue possède une vision
fataliste de la société. 
Il est souvent victime de la confiance placée dans ses amis.
Teigneux, obstiné, lucide, il réussit toujours à se sortir des mauvais pas...

(Première publication pour tous les livres)


1 – Le chien ivre, 1980        The Last Good Kiss, 1978
Trad. Marie-Alyx Revellat    Random House, New York
Fayard
Réed. Sous le titre :
Le dernier baiser, 1986
Trad. Philippe Garnier
10/18 (Grands détectives n°1796)




2 – Le canard siffleur mexicain, 1994           
Trad. Nicolas Richard                                 
Gallimard (La noire)

The Mexican Tree Duck, 1993

Mysterious Press, New York










3 – Les serpents de la frontière, 1997 (1)       
Trad. Nicolas Richard & Daniel Lemoine       
Gallimard (La noire)

Bordersnakes, 1996
Mysterious Press, New York






4 – Le bandit mexicain et le cochon, 1999      
Nouvelle (dans le livre du même titre)             
Trad. Jean Esch
Gallimard (Série noire n°2544)

The Mexican Pig Bandit, 1998
A.S.A.P. Press




5 – Folie douce, 2005                                   
Trad. Patrice Carrer                                      
Fayard (Fayard noir)

The Right Madness, 2005
Viking, New York


(1) Avec le détective privé Milton Chester Milodragovitch) 

Une contrib' de Dan
 Avril 2014

samedi 12 avril 2014

Chats de gouttière, Rolo Diez, Gatos de Azotea


 La lecture de ce reportage latino est la conséquence d’une joyeuse présentation d’écrits Argentins à la bib. du 1er à l’occasion du salon du livre 2014.

Les principaux acteurs : Mario Rodriguez, Clara Carranza, Julio et Ojeda.
Techniques abordées : transmission du savoir
Le petit plus sagesse populaire : Haroun ar Rachid, dit Aaron le Sage
Inhalation à la fine de delicados et de gaz carbonique
Ingestion de porcs frits, de patates et de haricots
Pour les liquides : c’est bière pour les jeunes hommes, vin pour les plus âgés, et cuba libre pour les demoiselles
Ca se passe entre Cruz Grande et Mexico.
Sujet de conversation : Déplacement de Population
Histoire : référence à Tenochtitlan, sensibilisation aux « marron » de la liberté 
Parité : on apprend que les femmes aiment mieux que les hommes ( ?)

Le sujet : Ojeta, un proprio bien implanté dans le quartier, a la fâcheuse manie de se payer deux fois dans le mois. Le 5, en monnaies sonnantes et trébuchantes, rien d’anormal jusque là, mais en fonction du mouvement lunaire et de l’ambiance familiale, le bonhomme vient régulièrement réclamer un supplément de chair.
Ca fait que la petite môme Clara est à cran. D’autant que, après avoir relu dans les moindres détails le bail, tout le monde s’accorde à dire que le droit de cuissage n’est pas stipulé ou alors vraiment en tout petitpetit…
Quant à Julio, une toute jeune recrue, fraîchement débarqué dans la capitale, tout guilleret et gonflé à bloc, mécanicien de métier, est très vite pris en charge par la communauté des voisins. A savoir, lasusdite Clara et le sieur Mario, un ancien combattant de la vie. Vendeur d’encyclopédies. Le couple fait de son mieux pour l’intégration. Des « bonnes gens »…
Le soir à la veillée, les voix se font entendre. Elles rappellent que la violence sue de partout dans ce monde. Qu’elle soit physique, mentale ou morale. Que les tristes corps sont enchaînés. Et que les tristes âmes sont toujours en errance. C’est un fait : la population souffre. Les disparitions sont rarement inquiétantes…
Pourtant, aujourd’hui, c’est Julio qui donne l’alarme… Comme c’est étrange. Ca ne se passe jamais comme on le souhaite. Il doit bien y avoir une théorie là-dessous…

Je pars faire quelques recherches sur ce thème, je reviens dès que possible. Bye
  



      

vendredi 11 avril 2014

Arrêtez le carrelage, Le Poulpe, Patrick Raynal


- Bon sang ! Une flemme comme c’est pas permis !
- L’effet Nino, sûrement…
- Oui mais à ce point-là, c’en est écoeurant…
- Arrête ton babillage, Blvd, c’est du sérieux ce coup-ci !
- … Ok ! Donc aujourd’hui, nous allons continuer à étudier le personnage du Poulpe. Le texte retenu est le n° 4 qui est en fait le n° 3. Sachant que le n° 2 n’est plus disponible en boutique. C’est un peu compliqué à expliquer sur le papier, mais je vous assure que lorsque vous êtes chez l’éditeur, près de la butte, tout s’éclaircit… Enfin presque…


Suite du profil : le Poulpe, du haut de ses convictions, est aussi capable de politesses avec la maréchaussée. Grand amateur d'avionique. Boit exclusivement de la binouze (confirmé). Dans ce dossier, il fait dans la rousse. Jupiter et Kilkenny sont sur le zinc. Le bonhomme travestit sans vergogne son blaze. Pratique les arts martiaux . Distille et médite les paroles de sagesse populaire. Le commis du jour est Nsr Heddin, Hodja…
Le Poulpe ressemble à un justicier, se déplace comme un justicier, parle comme un justicier… Mais ce n’est pas un justicier. Au mieux un justiciable.
Ne fait jamais la morale (limite quand même, imho)
Le calibre .12 est la taille qui convient

L’étude en question : pause bien méritée chez le père Gérard, patron du Pied de porc à la Sainte Scolasse. L’ambiance est au plus bas - les conséquences de la crise sûrement -. 
Heureusement le Gabriel pointe le bout de son nez. Soulagement dans la communauté.
« Le p’tit est rentré ! Hip hip hip…».

Mode opératoire respecté :

-         Lecture des journaux, rubrique faits divers à la Une
-         Regroupement au bistrot
-         Engloutissement d’un pied de porc « maison »
-         Retour à la maison
-         Dépôt du baluchon au pressing/coiffure… Echanges de bons procédés. Explication de texte.
-         Re-retour au bistrot
-         Echange de deux-trois phrases (pas plus) de cowboy
-         Passage obligé chez Mario

Et c’est parti pour de nouvelles aventures. Check-list terminée. On peut y aller. Décollage imminent.

Le fait divers :

Un pêcheur (breton) saute de son bateau de pêche (rare) « in estrémisse », vu que devant lui il aperçoit une île  mine flottante qui semble vouloir lui lécher le museau. Le plongeon est magnifique. Le record du cent mètres est frisé. Le navire s’éclate comme prévu. La décision d’abandon était juste (c'est pas à un vieux sage...). L’expérience… Tout simplement. Dans l’absolu, rien d’anormal. La région de Lorient et ses côtes ont été largement assaisonnées durant la seconde guerre « mondiale ». Mais le doute persiste sur les conditions réelles du comment du pourquoi. C’est pour ça que Gabriel enfourche sa Norton 750 et rallie le bled illico. Il veut en avoir le cœur net. C’est beau le dévouement.
L’équipe du coin est sympa. L’accueil chaleureux. Les « irréductibles » reprennent du service. Attentats. B(r)aisages de fessiers. Molestation de notables. Bastons. Séances de picole. Le mythe du Motard à fond. Ministres accessibles. Programmes immobiliers. Pouvoir écorné. Jeunes filles en fleur. Manipulations. Justice rendue ( ?)…etc. etc. 

- Rassurez le carreleur. Tout est bien qui finit bien.

Texte sympa. Se lit vite. On s'instruit... ou pas. C'est selon l'avancée du programme. 
Un 20/20 (abusif, je sais) rien que pour l’évocation de la « goldo ». Un spécial voyage en troisième classe.  Une petite larme et un claquement de langue. Sans filtre pour moi ! Préparation en souplesse à la boyard.

Complément : ce dossier ne traite point des bienfaits de la grappe. Le mythe de Sisyphe est évoqué. Le Mexique est à l’honneur. L’ombre de Voltaire et de Diderot plane.

"Spécial" Municipales 2014 : les braises sont chaudes à Lorient. Je me demande comment le Poulpe a réagi.  
Bye


lundi 31 mars 2014

Nu dans le jardin d'Eden, Harry Crews, Naked in Garden Hills



Sur le thème :
(https://www.youtube.com/watch?v=q0_dkdkxfho).
Retour à la case départ. Version "p'tite soeur".

Déambulation au pays merveilleux de l'attraction et de la répulsion. Quelque part en Floride. Une usine de phosphate désaffectée. Vestige d'un âge d'or. Du boulot pour chacun. Toute une époque. Circulation alternée pour cause de suspensions nocives. Remise en route du groupe électrogène. Eclairage tapageur à gogo. Orientations troublées. Préférence pour le câlinage. Les coeurs et les corps en cage. Un coupd'queuecoûte pas bésef. Un diloquéno inversé. Les irréductibles patientent. Certains sur les hauteurs. La majorité dans le trou. On pense que ça ira mieux demain. Une perfusion au goutte à goutte.

La louve sort du bois.
Des figurants au triste sort : Wes, Fat Man, Jester.
Des figurantes entreprenantes : Lucy. Dolly.
Le cordon s'étire à l'infini sur les routes sinueuses de l'envie et du plaisir.
Des vies sombres et enfumées. La fièvre guette. La vie. La mort. La naissance. La renaissance. La folie.

Etre tout et rien à la fois.

Le rapporteur initial du dossier aime les corps. Ca se sent. Il les sculpte, les triture, les tord, les écrase sans répit.
Les muscles, la chair, souffrent sous ses doigts. Deviennent visibles.
Il tient négligemment dans sa main des poches de sang anémié.
Et l'âme, alors ?
Brisée, séchée en plein vol, écrasée au motel sur l'autel l'hôtel de la normalité.
Des suicides en direct. Humains et... équins...Qu'importe ! La poisse. Eloge de l'obscur et du néant.

- Faut pas se désunir Blvd, garde ta ligne !

Il convient de faire un point complet de la situation. Déplacement du curseur du bonheur. Trahisons. Téléscopages en règle. Religion. Société. Identité. Sexualité. Famille... Les positions ne sont pas claires. Culpabilité en première ligne.
Combien de morts a-t-on dénombré sur le front ? Les Généraux restent pudiques sur ce thème.

Non Jester, tu n'es pas le bienvenu.
Ni toi Fat Man. Ni toi Dolly
Ni toi, âme errante... Ni toi, ni toi, ni toi...
En ressenti bien sûr.
Désolé.Vraiment.
Et pourtant... 
Une bien sombre histoire, Monseigneur !
Est-il possible d'exhumer ainsi les ombres des vivants ?
Je vais mettre du temps à redescendre la colline.
On s'accroche bien aux couettes !
P.S. pas compris la traduction du titre. Si quelqu'un peut m'éclairer...

samedi 29 mars 2014

L'incorrigible monsieur William



- Ah Monsieur William, tiens parlons z’en ! Un expert dans le domaine de la Morale et dans l’Art de la retenue. Un Joueur. Un Charmeur. Pas très délicat. Evite de faire des mouillettes. Précieux le bonhomme. Préfère les mises en scènes. Une pointure dans la décoration d’extérieur. Un spécialiste de la peluche. Volontaire. Limite borné. Des comportements qui frisent le tueur en série, un ...
- Mais C’EST UN TUEUR EN SERIE, Blvd  !!!
- Oui, ben c’est pas la peine de gueuler, on a assez d'aboyeurs comme ça autour de nous.
- ... si je peux te donner un conseil, tu ferais mieux de tourner ta langue neuf fois dans ta bouche avant de causer.

C'est parti :

Rennes est une ville charmante. Une « bonne ville » même. Très prisée des étudiants. Des Bretons également (mais c’est normal). Plébiscité par la compagnie des écrivains du cru. Des parisiens aussi. Tout le monde y a sa place. Même les tueurs en série. C’est dire. Les flux migratoires sont significatifs. Surtout dans le sens Rennes-Paris. Mais généralement le co-voiturage ramène prestement tout ce « bon » monde à la maison. Bref, aux dires des résidents, Renne - en langage des signes - est une ville où l’on se sent bien.

(Je ne connais pour ma part que la rocade. Mais alors… quelle rocade bon sang !)

Revenons à nos menhirs. Direction la promenade de l’alignement du XXI è siècle Le poids de l’histoire se fait sentir à chaque pied de menhir. Le coup d’œil virtigineux. Un Rennes/Nemours en une traite. 387 kms. Et toujours ce chiffre 9 aux avant-postes. La cueillette des corps est autorisée de 22 heures à 5 heures du mat’. Les spectacles autorisés les nuits de 9ème lune. Et comme toujours, lors de ces grands rassemblements, la police est débordée. On dépêche illico le commissaire Workan, grand expert de la Question… Ce Gaulois (du côté de Lutèce – banlieue Ouest ( ?)) d’origine polonaise, soûle/saoule (au choix) son entourage. C’est un instable. Un Grand Buveur de substances alcoolisées. Aux dires de certains, un proche de Gilles de la Tourette.
L’enquête piétine. Les victimes s’accumulent, malgré une équipe surentraînée, composée d’individus entièrement soumis et une hiérarchie difficile à enfumer (normal la pression des objectifs). On croise une jeune femme aux origines berbères amoureuse et patiente (très patiente !). Une progéniture délurée - très versée nouvelles technos -. Une armée de femmes, décimée (qué malheur !) ... 
Les voitures de fonction sont haut de gamme.
On aborde des thèmes très pointus que le 7ème art devrait (imho) aborder tels que la gérontophilie, le journalisme, l’ésotérisme et plus précisément le neuvièmisme, l’incompréhension du monde qui nous entoure, le business, l’import-export, le viol, la condition des femmes et bien d'autres.
Des références à Léo et Elisabeth... Tessier (?). 

Un dossier qui existe. Qui se lit aisément. On qu'on y apprend des choses utiles (si on veut bien faire l’effort de chercher). 
Peut également être utile lors de déplacements en Brittany. Prévoir tout de même sa calculette.
Ne pas se formaliser par l’approche dite « gauloise ». C'est un état d'esprit en voie d'extinction, que certains z'et certaines tentent de reprendre à mauvais compte.. 

Ce dossier pourrait, comme qui dirait, bien faire l’objet d’une série sympa. Je propose d'ailleurs aux programmateurs du rectangle tragique magique de se pencher sur la question. On manque cruellement de séries policières en Gauloisie.

Bye
Blvd

PS : si tous les calculs mènent à 9, on peut affirmer que toutes mes lectures mènent au pont-neuf.
Bon changement d'beurre ! 
Et banquet bon Quai du polar l'ami.
Re-bye
Blvd



    

dimanche 23 mars 2014

Dossier clos : l'affaire Milodragovitch

Fiche signalétique :

Nom : Milodragovitch
Prénom : Milton Chester 
Année naissance : 1975
Décès : 2008
Lieu de naissance : nd
Sexe : masculin
Poids : nd
Taille : nd
Géniteur : James Crumley (1939 - 2008)
Nationalité : 100% américaine
Adresse : Montana
Profession : détective privé
Situation familiale : Marié et divorcé cinq fois

Signes particuliers :

dimanche 9 mars 2014

Le tri sélectif des ordures et autres cons, Sébastien Gendron


- Lu ?
- Lu.
- Et ?
- Hé bé, j'ai perdu mes notes entre la capitale et le château. Voilà tout ! Si quelqu'un les retrouve... qu'il en fasse ce qu'il veut, je n'en ai plus besoin maintenant.

Avertissement : ce dossier n'a pas été lu dans son jus d'origine. L'épreuve visée est un dossier retravaillé, en quelque sorte.Une version corrigée ou "améliorée"...
Complément d'avertissement : après quelques longues et pénibles recherches effectuées ici et là, il apparaît que le dossier en question a déjà fait une portée qui lui permet de solliciter (si ce n'est déjà fait) la carte Famille Nombreuse. Réductions en tout genre. La genèse du discount. On dénombre à ce jour vingt-quatre épisodes...

La contrib' de mémoire :

Aucun doute possible. Le concept écolo, le recyclage, etc., est devenu de nos jours un secteur très porteur, juteux même, qui ne demande qu'à s'exprimer. Et si par mégarde (ou volontairement) on l'associe aux concepts proposés par les visionnaires de la grande distribution et autres discounteurs, à  ce moment précis, je vous assure que là, on frise la folie le génie la ... Et c'est bien ce que Lapelouse, le responsable du chantier a compris. Fier de ses compétences, il se lance dans l'aventure entrepreneuriale.
"Créez votre entreprise", entend-il, ici et là. "Noy.. soyez votre propre patron. Pour le bien de l'humanité et des stat' du chômage".
Toujours ce besoin de vouloir se rendre utile...
Je disais donc que Lapelouse, nouvellement nommé chef d'entreprise, exerce une profession pour le moins insolite. A la limite du réglo. Redoutable dans son approche client, il n'en est pas moins un humain qui essaye de comprendre son prochain. C'est son petit plus. Sa valeur ajoutée, comme on dit dans le milieu.  Tous les ingrédients de la startup sont présents. Innovation, financement, partenariats, profil dirigeant, rupture technologique, surveillance de la profession, les States en embuscade, et j'en passe. L'entreprise s'avère être une véritable réussite. Et c'est là le problème. Ca fait des envieux. En même temps, la concurrence ça a du bon, non ? Oui, mais pour le client seulement ! Ah ?.
Malheureusement il fallait s'en douter (c'est la règle numéro un de l'entrepreneuriat), les difficultés pointent rapidement le bout du nez et s'accumulent joyeusement. On se débat comme on peut. Créanciers, administrations, paperasses, retours clients, SAV, etc.. Difficile de se faire une place au soleil.
Voilà !

Précision géographique : l'action se déroule à Bordeaux centre ville principalement. Des déplacements ont été signalés dans le sud-est et dans la capitale.  

Un dossier qui existe.
La volonté d'entreprendre doit toujours être encouragée.

- Hey Blvd, ça va ? De la fièvre peut-être ? On t'a pas vu hier.
- Ben, c'est que j'ai été retenu par l'anticyclone des Castors.

jeudi 6 mars 2014

La petite écuyère a cafté, Jean-Bernard Pouy


Pitch : deux jeunes se suicident entre Rouen et Dieppe, menottés aux rails du réseau ferroviaire, les clés dans le gésier, pour ne pas être tentés d'échouer. Très pro.
La communauté Dieppoise est soudain plongée dans le coma. Gros coup de pompe... Surtout pour le mécano. Quinze jours d'arrêts (c'est peu !)
Bien installé dans son QG parisien, du côté de la Roquette bastoche, Gab', dit le Poulpe, s'émeut en apprenant la nouvelle. Sans sommations, il prend son baluchon, laisse femme et enfants et troquet et enfile les routes impériales 15 et 16, destination Dieppe. On reste tout de même en 2è classe.
A partir de là, rien ne va plus. On ne maîtrise plus rien. C'est le grand Poulpe qui nous guide. Le Grand Jeu. Enquête de voisinage, principalement du côté de la jeunesse et de la bourgeoisie. Déambulations. Cogitations. Bastons. Réflexions. Doutes. Parties fines (?). Emotions. Emois. Salto arrière ou avant ? Réception miraculeuse. Broyage d'os. Oui vous êtes bien à la Société du Poulpe and Co. Que puis-je pour vous ? Résolution d'énigme. Paiement des arriérés...

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...